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 deera#2 - once as a tragedy and again as a farce

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THE WORLD IS MINE TO BURN
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Dagan regrette ce qu'il vient de dire au moment où les mots quittent ses lèvres. Il ressent déjà un mélange de colère et d'embarras le prendre; dans tous les cas, ça lui comprime la poitrine et lui donne des joues un peu rouges, alors qu'il se met à froncer des sourcils comme si lui-même ne revenait pas de la connerie qu'il vient de proférer. Ils ne sont pas une équipe, n'ont jamais été une équipe. À sa grande honte, Dagan appellerait Jeremiah et Kareem... ses frères. Ils sont proches, d'une manière que lui-même aurait du mal à comprendre. Bien entendu, c'était différent avec Khalil. Et c'est différent avec Hakim. Mais il est indéniable que Jeremiah sait le rassurer comme personne d'autre, et lui a beaucoup appris. Et que Kareem le fait rire, souvent, et le détend dès qu'ils parviennent à se voir, parfois à se parler même par miroirs interposés. Meera... c'est une haine viscérale qu'il ressent pour elle. Il l'associe à la douleur et au malheur et à la failure. IL la hait, pour tout ce qu'elle représente, pour l'échec aussi qu'elle est: sa simple existence est un échec à ses yeux. Il la hait et ils ne sont pas une famille, encore moins une équipe, ils ne sont rien. Des assets. Ils s'aident. C'est tout. Ils ne sont pas une équipe, il ignore ce qui lui a pris. Comme si quelques heures et une nuit passée à s'aider allait changer quoique ce soit à leur relation haineuse et conflictuelle. “ Don't fucking touch me. ” La dernière fois qu'il lui a pris le bras, il l'a brûlée. Ils pensent tous les deux à la même chose, il n'a même pas besoin d'aller profondément dans leur lien pour le deviner. “ We're not a team. ” Il sent le mépris dans sa voix, et dans leur connexion. Elle le prend pour un lâche, une mauviette. Dagan n'est rien de ça. Il est juste dans une situation pas du tout familière, dans un environnement hostile. Qu'elle ose penser ça l'énerver. Il ferme un poing, enfonce rageusement ses ongles dans la peau délicate et fine de sa paume. Jusqu'à se faire mal. “ But I'm going to find Neha and something resembling civilization and I'm allowing you to follow me. ” La moquerie qui dégouline de son ton passe difficilement; le ton de la fin de la phrase lui donne envie de l'écraser. Si son pouvoir fonctionnait ainsi, l'air se remplirait d'ozone, signal d'alerte comme tant d'autre. Si il avait ses gants, l'air serait déjà en flammes.

Il la hait. “ As long as you never fucking touch me again. ” Il a envie de lui dire que ça n'arrivera plus jamais. Mais ce serait un mensonge. Parce qu'il a vraiment envie de la frapper maintenant, violemment, dans la tête, jusqu'à ce qu'elle ne bouge plus. Il ferme son second poing. “ Neha, ” Il aime son malaise. Il aime le choc et le dégoût qu'elle a ressenti quand il a entendu le nom de sa jumelle cosmique dans sa gorge. Il aime sa gêne, il se délecte de tout sentiment négatif qui peut l'agiter. “ Says she isn't sure. She's fairly sure she's been here before but she was in a group and not paying enough attention to be fully certain. But she figures we're two days max away from her camp. She can guide us. ” Tant mieux. Mais en cet instant précis, le sang de Dagan bat si fort à sa tempe qu'il n'entend rien. Ses tympans battent un rythme infernal. Il a envie, il a besoin, de brûler quelque chose. Il aimerait que ce soit son visage. Il ne répond pas et elle doit prendre son silence pour une approbation parce qu'elle hausse une épaule et se détourne. Dagan reste immobile et il essaie de respirer profondément et de compter jusqu'à dix à l'endroit et à l'envers et bref, de faire tout ce qu'on lui a appris pour combattre son mauvais tempérament. Il essaie, il essaie vraiment. Et puis c'est comme si le monde devenait tout rouge, incompréhensible. Il y a une bête, une bête en lui qui veut du feu et du sang et de la destruction et qui parfois, doit sortir. Il déteste ça mais ne peut que la garder en laisse; pas la tuer. Des fois elle s'échappe. Et tout d'un coup il est sur le dos de Meera et il la projette violemment au sol. Il s'est affalé de tout son poids sur elle et ça lui coupe la respiration, il espère qu'elle a mal.

Il se bat avec elle, littéralement, la maintient au sol alors que sa main la déleste de l'une de ses lames; il n'est pas stupide au point de penser qu'elle n'en a qu'une et son autre poing s'accroche à son poignet, le plaque au sol. Elle essaie de se débattre, en vain. Son autre bras appuie sur sa nuque, enfonce son visage dans la terre. Il espère qu'elle a mal. Il sait qu'elle a mal. Le bout du couteau trouve la chair tendre de son cou, sur le côté de sa gorge. “ I'm allowing you to live, ” grogne-t-il contre son oreille quand elle s'est immobilisée. Il appuie la lame sur sa peau, pas assez pour faire sortir du sang, mais assez pour faire mal. “ We're a fucking team as long as I say so. I need you. And whether you want it or not, you're going to need me to have your back. ” Il n'en sait rien, et il pense qu'ils pourraient se débrouiller chacun seuls. Mais peu importe. Elle fait mine de bouger, il enfonce un peu plus la lame. Une pointe de sang apparaît. Il aimerait en faire couler plus, pour lui faire payer les coups qu'elle lui a donnés la dernière fois, la cicatrice dans le bas de son dos, fine ligne désormais pâle qui défigure sa peau cuivrée. Il la hait tellement. “ I could fucking kill you right now. I could fucking kill you and walk away and not think twice about it. You think you're so tough, having being on the streets for so long. But me? I've been a murderer for longer than you've been a starved child. ” Il s'en fout de son histoire, de son passé, de ses expériences. Il ne sait qu'une chose: qu'elle a beaucoup à lui envier, mais que lui aussi. Il aimerait être libre. Il aimerait être aussi têtu et fort qu'elle (elle l'est, inutile de le nier). Mais peu importe. En cet instant précis, il ne pense pas à ça. Il marque un temps de battement et puis se détache d'un bond en arrière. Elle n'attend pas pour se relever, il n'en attendait pas moins de sa part. Dagan la regarde d'un air suspicieux, levant ses deux mains. Il a gardé le couteau dans sa main droite, ne réagit pas en la voyant en sortir un agilement d'un endroit qu'il n'a pas vu. Il ne pense pas qu'elle en a plus — il ne l'a pas vue utiliser plus de deux — mais il se méfie tout de même. Toutefois, il se prépare au combat; lance le couteau en l'air, le rattrape agilement pour l'avoir comme il le préfère; à l'envers comme certains diraient, la lame suivant la ligne de son avant-bras. “ Come on, ” la tente-t-il. “ Humour me, make a spark or two so we can finish this for good. ” Il préférerait qu'ils ne se battent pas, pourtant. Mais cette fois-là, il n'a pas le choix. Et sa fierté, et sa colère, et toute sa personne, l'empêche de reculer et de baisser la tête ou le regard.



HE WAS DREAMING AGAIN. DREAMING OF HER. In all his dreams, he hunted her. Always he chased, and always he caught her. In the good dreams, he slammed her to the ground and throttled her, watching the life drain from her eyes, heart full of vengeance—finally, finally. In the bad dreams, he kissed her.
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