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Siegfried Schtauffen
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MessageSujet: just give this cyborg a break   just give this cyborg a break EmptyDim 17 Juin - 22:50

JUST GIVE THIS CYBORG A BREAK
BOZENIEG #1

just give this cyborg a break 1529264483-impressionablebasicbarracuda-size-restrictedRendez-vous à 14:30

Elle veut s’acheter un nouveau manteau.

Il aurait dû lui en offrir un à son anniversaire.

Là, il n’est encore que quatorze heures passées sept minutes (14:07) et l’ange métallique vient à peine de se poster au point de rendez-vous. Il a la mauvaise habitude de s’y rendre à l’avance pour… disons… vérifier l’état des lieux. Dans son jargon, c’est du repérage, et quant bien même la province n’était pas en train de guerroyer avec ses voisins, l’insécurité était monnaie courante ici bas. Il le sait, et l’avait su bien avant ce funeste anniversaire en 2014, bien avant qu’un des proches de Zenia ne disparaisse. Bien avant. Le mal se cache dans le moindre pan de mur, dans le moindre regard, le moindre mouvement suspect. L’insécurité, c’est avec ça que vivent les humains et ses pairs. Et si ça n’avait pas été le cas, Stormbringer n’aurait certainement jamais été créée.

Ce n’est qu’après dix minutes passées qu’il s’est décidé à faire face aux peut-être, (un faux-repos), seulement armé de ses yeux par la privation temporaire de son audition. Des yeux cristallins qui scrutent sans rester fixes, ils galopent sur à peu près tout ce qui lui passe devant, et même un peu plus loin — suffirait-il qu’il s’agisse de quelque chose de mouvant et/ou sujet à curiosité. Soit environ 90,4% des choses qui gravitaient autour de sa carcasse, il est vrai…
Sid est dans l’attente sur ce banc incrusté, et pour avoir vaqué dans les environs pendant un moment déjà, il savait que ce dernier supportait son poids lourd. Si ça n’avait pas été le cas, il y a fort à parier que le soldat-flic se serait calé dans un coin, droit comme un piquet et à l’abri d’une excroissance de toiture… ou le dos collé à un de ces murs luminescents.
Ou alors, effectivement, il se serait assit puis vautré, couvert de honte et condamné à dédommager la ville pour cet affront malheureux en sacrifiant quelques uns de ses points.

Alors plongé dans son écoute silencieuse, il ne songe pas à ces anciens champs de bataille du Nord siganais ou aux boîtes crâniennes éclatées à coup de talons gréés de métal renforcé, mais à un visage abîmé par des années ébréchées par un labeur ingrat…
Il repense à cet étranger, à ce tas de chair affaiblie au dos arqué et aux relents inhospitaliers. À ce soi-disant vieillard qui ne devait certainement pas dépasser son âge et à qui il a proposé son aide.
D’abord réticent, le cinquantenaire avait finit par l’accepter. Outre le fait qu’il avait imaginé que son geste n’avait été qu’intéressé, il s’était pourtant rendu à l’évidence : peu importe, ils seraient tout deux gagnants dans cette affaire, car son compteur en resterait inchangé. Il se rappelle l’avoir suivi jusque dans les entrailles de Casma, serpentant dans ces ruelles dangereuses avec ces poids plumes au bout des bras.

Au fil des souvenirs passés au peigne fin par l’IA, il se laisse un peu plus engourdir par les émotions que lui procuraient la musique, s’étonnant presque à rabattre ses paupières sur ses yeux. 1,54s. Quand il les rouvre, il sent une présence à sa gauche, c’est étrange parce qu’il n’a même pas besoin de tourner la tête pour savoir de qui il s’agit, et même si le clair de son regard s’est décliné en biais sans aller clairement le chercher, il sent bel et bien sa présence et le devine. Siegfried ne dit rien, il baisse un peu les yeux alors que sur son visage peint d’acier fleurit un sourire.

Il se sent bien.

Quand il est là.

C’est qu’il ne l’entendrait pas même s’il le voulait, le morceau abandonnant ses dernières mesures dans son champ auditif. Et quant bien même, il n’était pas seul dans la forêt bleue cette fois, ce ne serait pas aussi simple pour lui de communiquer…

À moins de s’appeler Bobby et de n’avoir absolument rien à foutre de ce que les autres pouvaient en penser.

À cette réflexion, Sid se décide enfin à tourner un peu la tête dans sa direction, scrutant d’un œil tendrement transporté la projection à ses côtés. Il est vraisemblablement en train de parler dans le vide depuis qu’il s’est décidé à apparaître de ce côté de l'univers, et au vu du mutisme naturel de l’androïde, n’a certainement pas relevé son inattention.
Alors il met sur pause et peut accueillir ce qu’il y avait à recevoir. Ce dont il ne s’est pas rendu compte, c’est qu’aux yeux de tierces personnes, l’androïde fixe un point à sa gauche, presque vers l’horizon — là où se trouve un groupe de femmes au look clinquant qui en viennent à le remarquer. De quoi en imaginer mille et un scénario à ce sujet, ce à quoi le flic n’était absolument pas préparé. Mutin, il boit les paroles de son compagnon cosmique…

…et même s’il semble avoir perçu ces silhouettes qui se rapprochaient, l’IA reste passif — au moins jusqu’au moment où l’une des deux femmes ne vienne s’assoir à la place de Bobby (l’image lui arracha un froncement de sourcils presque inadéquat), l’autre à sa droite pour l’encadrer. On le salue, même.

Son seul réflexe ?

Vérifier l’heure.

14:24

Un réflexe étonnamment sain pour Schtauffen.

Soit… tous les moyens sont bons pour se rassurer.

BIENTÔT.

Et c'est moins de quatre secondes avant que les langues allusives ne se délient et le sollicitent, qu’un regard désagréablement curieux ne vienne s’échouer sur ses traits, et même un frôlement de bras contre le sien, ce qui laissa l’IA tant confus - par les propos tenus et par la réaction ô combien embarrassante de Bobby, - que par son envie de réagir face à un contact physique non consenti.

De fait, il ne comprenait pas cette démarche.

UPDATE : IL NE VEUT PAS COMPRENDRE.

Sauf qu’il se raidit, ayant la vague sensation d’être prit au piège. Ça n’arrivait pas si souvent. Le fait est qu’il ne pouvait pas partir — il devait attendre Zenia, ici. Il ne pouvait pas les faire taire. Parce que la seule façon qu’il avait pour le faire ferait de lui un meurtrier indélicat.

Quand au bout d’un moment, il finit par réussir à dire quelque chose, c’est sous le poids paralysant de l’émotion qui l’étouffait.

« NEIN. ICH WARTE AUF JEMANDEN. » fut la seule chose qu’il trouva à dire - un poil trop sèchement sans doute - pour répondre un tant soit peu à cette vague qui le noyait à petit feux. Or l’émotion exponentielle l’avait fait parler dans sa seconde langue de programmation.
Elles n’ont rien comprit, sauf miracle linguistique.
Une évidence qui ne l'a pas encore happé.
Rester concentré.
Zenia ne va pas tarder arriver…
Zenia… doit l’arracher de ces vautours manucurés…
…et vite.


traduction express:
 

☾ ☾ ☾

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Le rendez-vous est fixé le lendemain même, aux alentours de 14 heures 30. Approximation obligatoire parce qu'elle n'est pas capable de rivaliser avec la ponctualité de Blue qui est systématiquement en avance. C'est avec un prétexte bidon que l'enfant attire l'androïde. Une excuse trouvée à la dernière minute, occultant la véritable raison de cette entrevue programmée. Parce qu'il aurait probablement refusé de venir dans le cas contraire. En effet, Zenia souhaite lui offrir un cadeau, de préférence un qu'il apprécie à sa juste valeur et non qu'il prétend aimer afin de lui arracher un sourire. Ce temps-là est révolu. Elle tend à inverser la tendance pour mieux échanger les rôles. Gagner en indépendance et faire preuve de reconnaissance. « Je vais être en retaaaard ! » A l'image d'une tornade, elle renverse tout sur son passage en tentant de retrouver ses affaires. Hélas, sa chambre est un véritable champ de bataille. Depuis que Ciara ne travaille plus qu'à temps partiel pour la famille Chouvalov, l'ordre et le rangement d'autrefois sont devenus de lointains souvenirs. « Je suis en retaaaard ! » Bien qu'elle soit présentement seule au domicile, la gamine ne peut s'empêcher de s'exprimer à haute voix. Habitude enfantine.  

C'est le souffle court et la respiration irrégulière qu'elle parvient finalement à destination. Essoufflée par ce sprint à travers les rues de la cité, Zenia ralentit quelques mètres avant d'arriver à sa hauteur, craignant qu'il ne s'inquiète de la trouver dans cet état. Quand son regard tombe subitement sur une horde de vautours agglutinés autour de Blue. Son Blue. Elle est subitement partagée entre un pic de jalousie à l'égard de ces charognardes, une lueur de compassion alimentée par la détresse qui émane de son regard et une furieuse envie de rire face à ce tableau hors du commun. Optant pour la deuxième option, la belle vole à son secours comme il l'aurait fait pour la protéger. Elle se plante devant Sid tel un chien de garde bloquant le périmètre avant de s'adresser aux vipères ici présentes. « Pardonnez-moi, vous êtes en train d'accaparer mon rendez-vous. » Malgré la politesse de son éducation, une pointe d'agressivité se glisse au creux de son intonation, donnant à ses propos une consistance bien différente. « Ouuust. » L'impatience prend le pas sur la diplomatie et les mains se joignent à la parole pour les encourager à disparaître hors de sa vue. Force est de constater qu'elle ne supporte pas la lenteur de ces dames, ne s'offusquant pas de leur air faussement bouleversé.  

Elle est davantage préoccupée par l'état de Blue et prend place à ses côtés sans plus attendre. « Est-ce que ça va ? » Il semble particulièrement dérouté, ce qui ne lui ressemble guère. Non pas qu'il soit naturellement moins raide mais son expression faciale est bien plus rigide que d'ordinaire. « Tu dois les faire fuir de suite sinon elles prennent ton silence pour... » Dans ces moments-là, Zenia oublie presque que c'est un androïde. Initialement, il n'est pas conçu pour gérer les poulpes aux faux ongles avec des sacs à main assortis qui lui tombent dessus comme des hyènes en manque de chaire fraîche. D'autant que celles-ci sont vicieuses, n'attaquant pas de suite, préférant tâter le terrain avant de se jeter sur leur proie. « Un message subliminal tu vois ? » Affirmation et question juxtaposées dans la même phrase, elle se demande s'il va comprendre l'idée. Il est difficile d'expliquer le comportement humain, encore plus féminin, celui-ci dérobant bien souvent aux règles connues. Puis, ce n'est pas la mieux placée pour en parler. Ça fait seulement quelques mois qu'elle est plongée dans l'océan sans pitié de la société siganaise, aussi cruelle que surprenante.


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Un râle qu’on aurait pu croire provenir tout droit du monde des Enfers s’échappe de ton gosier alors que ton séant amortit sa chute dans l’eau du bain. Tu revenais d’une escapade de plusieurs jours dans la jungle altean, à la recherche d’Ajay et des ennuis qu’engendrait sa disparition. Presque une semaine sans dormir ni se laver, si bien que la première chose à laquelle tu t’étais exécuté en rentrant avait été de te faire couler un bain.
Que tu puisses rester des heures à macérer dans l’eau du bain et avoir toujours l’air crade en en sortant relevait du mystère aussi grand que la création des univers. D’un autre côté, si ce n’était du canal que tu polluais toi-même, on ne savait pas d’où l’eau courante venait.

Et, comme tu n’as plus rien d’autre à foutre pour les quelques heures qui suivent, tu vas rendre une petite visite à Sid qui attendait dehors sur un banc. Heureusement pour ta projection astrale que personne ne te voit complètement nu (à part Sid, accessoirement). Mais de toute façon, tu n’es plus à ça près avec lui, d’autant plus que tu lui faisais confiance pour être embarrassé à ta place. Tu ne savais d’ailleurs toujours pas s’il avait de quoi s’offusquer, ou si lui-même était bâti sur le même modèle… Au cours de beuveries récurrentes, la question était restée longtemps suspendue dans les airs comme de la poussière au soleil, mais le lendemain, tu n’arrivais jamais à remettre la main dessus pour enfin mettre les choses au clair.

En tout cas, une véritable basse-cour de dames ont l’air de vouloir penser ainsi puisqu’elles tentent une approche et même de lui adresser la parole. Tu assistes au spectacle croustillant de derrière ta mousse parfumée et ton sourire crocodilien, interrompant ton discours, y allant de temps à autre de ton petit commentaire. « Celle avec le faux renard en guise de chapeau a envie de t’épingler au mur, chéri, fais gaffe, ch’uis sûr qu’ça lui fait même pas peur de soul’ver d’la fonte. »

Sauf que tu sembles avoir oublié que c’était le genre d’incident qui faisait péter -ou plutôt débrancher- des câbles à Sid.
C’est bien quand tu ne l’entends même plus penser que tu te dis que quelque chose cloche. Tu te décides à abandonner ton bain quelques minutes, le temps d’aller voir ce qui se passe. Parce que faire tourner ton androïde en bourrique, ça allait bien quelques minutes, mais pas plus, parce que cette faveur te revenait de plein droit. Tu as à peine franchi le seuil de sa conscience qu’il se jette sur toi et la coquille vide et en sécurité de ton corps pour échanger de place.
Depuis l’incident surgit lors de votre petite fête d’anniversaire, tu lui avais interdit de trop s’approcher de ton côté de l’univers, au risque qu’il ne débarque dans quelque situation embarrassante et autre règlement de compte promettant de mal tourner.
« Sid, reviens là. » Tu attends un moment dans le vide, à l’orée de son enveloppe corporelle, comme on attendrait un mioche sur le pas de la porte de sa chambre en désordre. Mais le fourbe était déjà recroquevillé dans un coin de conscience et, si la carcasse de l’androïde méritait ses 250 kilos, son intelligence artificielle ne devait pas peser moins. « Siiid, m’oblige pas à l’répéter ! » que tu fulmines, percevant déjà l’eau de ton bain tiédir et la mousse retomber. Pourquoi dans tous les films de science-fiction, les robots étaient toujours contraints d’obéir aux hommes, peu importe leur volonté, alors que dans la vraie vie, même le modèle du siècle dernier était une vraie tête de mule ?

Tu vas pour le sommer une fois de plus de te rendre ta place -durement méritée- lorsque tu remarques que, du côté de Sigan, quelqu’un essayait vainement de le ramener à lui. Un coup d’oeil, une mèche blonde et de l’amour gros comme ça te mettent la puce à l’oreille. « Bon bah puisque c’est comme ça, t’verras pas d’inconvénient à c’que c’soit moi qui accueille la p’tite. » Le reste se fait avec une vivacité qu’on ne te connaissait plus. Et, avant même de savoir si le super soldat change enfin d’avis, du fait de la présence de sa douce, tu t’enfermes dans sa caboche de chambre et lui claques la porte au nez, ne lui laissant que ses yeux pour pleurer et une fenêtre pour admirer le spectacle.

On avait beau emprunter les corps des uns des autres, pour les proches les plus aguerris, il ne faisait jamais un pli quant au propriétaire actuel de vos enveloppes partagées.
Ainsi, Zenia avait dû mettre le doigt sans le savoir sur l’instant où tu te réveillais dans la chair plastique de sa nourrice d’acier. Parce même s’il fait plus jeune, plus lisse et plus renfrogné que toi, tu avais le don d’imprimer ton sale sourire sur ses traits irréprochables, dévoilant ses -à ton goût- trop nombreuses dents (tu restais persuadé que les concepteurs de Sid n’avaient pas pensé son modèle facial pour sourire, tu ne voyais pas d’autre explication).
« Oh tu sais, même quand il s’tait pas, on peut y voir un message subliminal ~ » que tu ricanes. « C’est la façon qu’il a d’fuir d’ses yeux d’chien battu » L’incompréhension encombre ce doux regard, et tu la laisses faire le point quelques secondes, avant qu’elle ne se décide à te frapper avec son sac à main en hurlant à l’imposteur.
« Sid est… disons pas dispo pour le moment… Du coup, ch’uis là pour l’remplacer… » Tu lui prends les doigts dans une poignée de main légère, poussant même le vice jusqu’à la porter à ta bouche (personne ne résiste à un Sid qui fait du charme, c’est humainement impossible). « Moi c’est Bobby, le squatteur de monde ; j’crois qu’on s’est jamais vraiment rencontré, mais les dieux seuls savent qu’il m’a parlé d’toi. J’sais pas quand j’aurais eu l’occas’ de te croiser -il peut être possessif quand il le veut- alors j’ai saisi ma chance~ »

Tu époussettes quelques peluches sur l’affreux manteau de Sid, te lèves, en lui présentant ton bras. Un regard dans la vitrine en face de vous te révèle combien tu as l’air galant et charmeur avec cette dégaine -et accessoirement un Sid qui ne bite plus rien à la vie. Il faut dire que s’il t’avait laissé en charmante compagnie, il s’était lui-même largué dans ton bain, Lolly sur les épaules. « J’espère qu’ça t’dérange pas ; mais j’crois qu’c’est pas plus mal si c’t’avec moi qu’tu fais tes emplettes ; t’dois être la première à savoir qu’il tient plus de la victime que du fashion, notre lascar~ »
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Il ne réagit pas tout de suite, paraît déconnecté l'espace d'un instant, quelque part d'autre. Réaction étrange. La petite oublie parfois que c'est un androïde, une machine capable d'avoir des bugs dans son fonctionnement. Elle le considère trop souvent comme un humain, au titre de n'importe quel autre individu qui parcourt les rues. Zenia l'observe de ses pupilles enfantines qui voient le monde sans vraiment le saisir totalement. Innocente brute, heurtée à la réalité, virtualité siganaise. « Hé oh tu m'écoutes ? » La main passe devant le visage à plusieurs reprises pour obtenir l'attention qui fait défaut. Quand il finit par donner signe de vie, tenant des propos particulièrement incohérents. Elle fronce les sourcils, plisse le front, cherche à saisir le sens derrière ses répliques. Il ne parle pas ainsi Blue. Oh non. Les mots effleurent ses lèvres, ils ne se déversent pas de la sorte. Un détail, parmi tant d'autres. Ce n'est pas lui. La gamine finit par comprendre sans vraiment réaliser tout de suite, rencontrant pour la toute première fois un membre du cluster. De son cluster. De leur cluster. C'est beaucoup à la fois. D'abord offusquée qu'il ait volé la place de son ange gardien, le sac à main devient un accessoire défensif, balancé sans vergogne contre le torse de l'étranger. De toute évidence, cela ne suffit pas à le faire disparaître. Pourtant ce n'est pas faute d'avoir pris de la hauteur pour cogner plus fort sans se préoccuper de la réception du bagage.

Jusqu'à ce qu'il initie les présentations, avouant  être le remplaçant du moment. Squatteur indésirable. Imposteur à temps partiel. Elle ne sait pas vraiment pourquoi, ça la calme immédiatement. Non pas que sa confession excuse son intrusion mais lorsqu'il commence à clarifier la situation, ses mots tempèrent la surprise des premières secondes. Le choc laisse place à la curiosité inavouée de ce phénomène étrange. Fascination. Comment ça fonctionne ? C'est une énigme. Il est là sans vraiment l'être. Il est ailleurs aussi. Ce qui veut dire que Sid se retrouve dans son corps, supposément. A moins qu'ils ne puissent être à deux endroits à la fois. Les interrogations lui donnent presque la migraine, les possibilités sont innombrables, les hypothèses n'en finissent pas. Pourtant, elle reste sur ses gardes, perplexe, dubitative. « Alors tu prétends me connaître ? » Question oratoire. Aucune réponse attendue. Propos d'introduction, histoire d'amorcer la suite. « Et bien moi je ne sais rien de toi Bobby qui que tu sois. » Elle croise ses bras sur son torse telle une môme, attendant la parole ultime pour laisser tomber cet air plaqué sur son minois. Challenge. Et là, il lui tend le bras avec un naturel désinvolte qui la déconcerte. Y'a quelque chose de chaleureux qui se dégage de lui. La réserve de l'androïde n'est plus. En tout cas, d'apparence. Parce que dans le fond, il surveille probablement Blue. Témoin passif qui regarde à travers son propre corps.

« Même si théoriquement, tu n'es pas un parfait inconnu faut dire. » Rah, le dilemme est entier, triture ses méninges. C'est compliqué. Il trompe les vitrines des magasins, le reflet est identique. Pourtant, ce n'est pas la même allure, attitude. Les syllabes résonnent différemment, restent parfois en suspens. Elle ne sait pas quelle position adopter face à ce retournement de situation inattendue. La tentation prend finalement le pas sur la restriction. C'est l'occasion de découvrir une facette inédite de son ange gardien, d'entrer dans son monde, sa propre dimension. Zenia ne peut décemment passer à côté de cette opportunité, serait bien incapable de faire demi tour, partir sans se retourner et l'abandonner ici bas. « Je t'accorde le bénéfice du doute Bobby mais range moi ça. » Elle désigne le geste trop galant pour ne pas éveiller les soupçons. C'est qu'il n'aurait jamais agi de la sorte alors forcément, cela bouleverse les schémas connus, les scénarios enregistrés. Puis la gamine ne sait rien de lui, dans le fond. D'où il vient ? Le cluster est une notion bien abstraite à ses yeux, un terme qui n'évoque pas grand chose hormis l'envie de l'apprivoiser. Cependant, une question hante son esprit à cet instant précis, pourquoi il est venu. Pourquoi il est venu maintenant ?


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just give this cyborg a break 1529264483-impressionablebasicbarracuda-size-restrictedSid, reviens là.

NON.

Siiid, m’oblige pas à l’répéter !

………NON.


Il se tient déjà loin lorsque Bobby l’appelle, insiste pour qu’il revienne, alors que la situation semble lui échapper. Qu’il l’aide semble être la seule chose qu’il lui prie de faire. Le timing est d’ailleurs très mal choisi : Zenia apparaît dans son champ de vision, et à peine l’eût-il détectée qu’il fit volte-face pour reconquérir son corps… mais il était déjà trop tard : le bougre lui avait claqué la porte au nez sans autre forme de procès.
Lui qui avait déjà investit beaucoup trop d’énergie à forcer l’entrée de son esprit — et par extension l’accès à son corps - se retrouve alors bien démuni. La fatalité le frustre. Il devrait désormais attendre que leur consciences respectives s’épuisent à rester ainsi piégé dans le corps de l’autre. Autrement dit, pas si longtemps que certains le souhaiteraient. Pour Sid, ça faisait déjà une éternité…

Et il n’était même pas capable de comprendre un pet de ce que pouvait raconter Bobby de sa bouche. S’il y avait bien une histoire d’amour qui avait été avortée depuis les premiers jours, c’était bien celle de Blue avec les subtilités.

Blue qui s’en voudrait presque d’avoir fui au lieu d’affronter ces vautours dont le parfum semblait encore lui irriter ses nanosenseurs olfactifs, même après ce phasing cosmique. Ces femmes qui lui paraissaient être plus dangereuses qu’un trio de G-Panzer à double-tourelles réunis.
Il sent de la chaleur, brusquement. Un poids au niveau de sa poitrine nappée de poils poivre et sel — qui n’était pas celui de ce cœur qu’il accueille pour la seconde fois seulement sous sa cage thoracique. Le regard qui court partout et nulle part à la fois, qui analyse malgré un IA qui s’excite seul. AUTHENTIFICATION DU VÉHICULE IMPOSSIBLE.
La seule vision de l’animal dans le coin de son œil droit dissipe nombre de ses frustrations. Les sensations liées à son corps devenu un peu trop fragile lui viennent  quant à elles comme un lot complet de curiosités fascinantes. RÉCUPÉRATION DES DONNÉES EN COURS. À cette main droite qui va chercher du bout des doigts la carcasse de l’animal sur son épaule, et qui l’électrise presque sous l’inédit. Il va la chercher et la soulève de ses deux mains pour la poser sur son flanc, la fixant de ce regard qu’elle n’avait certainement jamais dû connaître chez son colocataire habituel.

« Lolly. »

La princesse le jugeait plus que jamais mais Sid n’y vit que le reflet de l’amour déraisonné et incommensurable qu’il éprouvait déjà à son égard. Loin de ce sourire carnassier qu’on lui connaissait avec son véhicule habituel, il se redécouvrit uniquement le benêt de candeur.
La texture des écailles fraiches, cette longue queue verte et ses grands yeux; tout chez elle le fascinait, jusqu’à ce léger mouvement de tête qu’elle fit après que Sid ait passé sa joue mal rasée sur la peau du reptile. Il la repose sur son flanc doucement sans la quitter des yeux. Bobby - enfin, lui, en l’autre, - était nu comme un vers dans sa baignoire, détail qui ne sembla absolument pas déranger l’androïde, qui avait eu suffisamment d’occasions de lire les lignes de son corps. Pour ainsi dire, il avait même commencé à les cartographier, quant bien même ce terme pouvait être quelque peu objectivant — ce qui était plutôt un bon retour des choses, quelque part.

Il sent que quelque chose bouge de l’autre côté, alors il se lève à son tour, tout comme Bobby à Sigan, comme s’ils étaient dans une synchronie approximative, presque nécessaire. Il perçoit et craint qu’il ne parvienne pas à gérer si Zenia s’avérait être en danger, surtout avec ce corps qui n’était pas le sien. Sid ravale cette salive qu’il n’avait jamais eue. Attention. À elle, à toi, à lui aussi quelque part; confiance bancale. Il est inquiet plus que frustré, la princesse écailleuse contre lui. Princesse qui tenta de se dégager de cette emprise un peu trop affectueuse pour son rang; alors que Sid se baladait tout gouttant et humide dans la salle de bain de la péniche, sans prêter attention au reste. Incapable de garder un œil vraiment fixe sur ce qui se passait à Sigan, puisque pauvre spectateur sans le siège. Il aimerait vraiment y être…

Enfin, au moins jusqu’à ce qu’il ne s’arrête par « son » reflet, leur reflet même, qui le subjugue plus qu’il ne l’amuserait jamais. La première chose qu’il fit fut de vérifier la main qu’il avait blessée la dernière fois qu’ils avaient « phasé » ; remarquant les restes sous forme de cicatrices. Elles étaient loin d’être les seules, puisqu’il eut le privilège d’aller les dépister sans pudeur, faisant courir ses yeux çà et là sur sa carcasse. Si certaines d’entre elles étaient effectivement de son ressort, (chose qui semblait encore vivement le préoccuper), les autres ne l’étaient pas. Bobby lui apparut soudainement comme un tableau de maître qu’on aurait laissé aux humeurs du temps, aux caprices du destin.  

UN BLOUSON EN CUIR BLEU ROI. Sid lui fait parvenir ces pensées à l’allure de directives, puisqu’il partait du principe qu’elle l’avait attiré là-bas pour ça. Soit, il aurait beau dire n’importe quoi, Bobby ferait le contraire ou travestirait ses propos.

Dans son égarement cosmique, il fit tomber le téléphone de Bobby, laissé un peu plus tôt sur le rebord du lavabo. OUPS. C’est la seule pensée qui lui vint sur le moment, supportant l’œil blasé de Lolly encore calée sous son coude. Il le récupéra, appuya sur un bouton — dieu que cette technologie était désuète — et fit apparaître l’écran verrouillé. Écran fissuré au demeurant, détail qu’il enregistra (peut-être était-ce sa faute, ou peut-être pas,) mais qui fut happé par un autre : c’est son véhicule habituel qui figurait sur ledit lockscreen, ce qui lui fit froncer les sourcils. ?????? un temps d'arrêt; il rejoue un souvenir récent, à défaut d'y comprendre quelque chose, parce qu'en plus du reste ses joues chauffent—
C’EST TOI QUI A CHANGÉ MON FOND D’ÉCRAN, BOBBY ? Bien sûr que c’était lui, mais il continuait de nier, voire d’éviter la conversation. Mais le fait est que sur le sien, c’était son minois qui y figurait, et ça, il était littéralement passé à côté. Il ne le voyait pas suffisamment, alors il lui fallait mettre le faciès de son véhicule sur son cellulaire ? Qu’est-ce que ça voulait dire encore ?

Mais quand il commença à remonter le fil d’une réflexion qui le menait dans un terrain émotionnel quelque peu chargé, il fut importuné.

« Bobby ! » entend t-il beugler sur le ponton auquel la péniche était accostée. Un coup d’œil vers cette ombre encore lointaine derrière le petit rideau du hublot. Il dépose Lolly précautionneusement sur une serviette propre et attrape les premières choses qui lui passent sous le nez pour tenter de s’habiller sans se sécher — et la seule chose, c’était un caleçon même pas propre. Ce n'est vraisemblablement pas aujourd'hui qu'il aidera Garcia à réviser son hygiène corporelle.
« Bobby, j’sais qu’t’es là d’dans vieil enfoiré ! »
Ulysse ?
Ce n’était pas Ulysse.
Il n'a d'ailleurs jamais oublié Ulysse…
C’était une voix qu’il ne connaissait pas, mais une voix qui ne semblait pas vouloir du bien à ce qu’il considérait être un enfoiré. L’intrusion, secondaire, sembla avoir beaucoup moins d’impact que l’association de mot profondément irrespectueux qu’il avait utilisé pour désigner son plus-qu’ami.
tip : "Il ferait mieux de s'y faire au lieu de réagir au quart de tour"
Mais toute la bonne volonté du monde ne lui ferait pas échapper à son destin puisque l'androïde allait goûter au quotidien quelque peu mouvementé du voyou grisonnant, pour le meilleur comme pour le pire. Et déjà, le bruit de semelle grinçant sur le pont du rafiot lui piqua méchamment le myocarde.

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