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 (lov) rich boys don't have heart

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la cassure des rêves qui n’ont jamais pris vie se faufilent entre ses doigts, il les voit, il les touche, les rêves qu’il n’a jamais eus, ces rêves qu’on ne lui a pas laissé la chance d’avoir, ils s’envolent face aux mondes dont il n’a pas conscience. son cœur est calfeutré dans une boîte, une boîte qui ne s’ouvre jamais ou très rarement. cette boîte le conserve du reste qui ne lui ressemble pas, qui pourrait peut-être l’aider, le rendre heureux un jour mais en dehors de cette boîte l’inconnu ne fait même plus peur, il a cessé d’exister à ses yeux. daniil, le bonheur, il l’a brûlé avec tout le reste, a fait une croix dessus le jour où il a cru qu’il ne servait à rien. ces rêves et ce bonheur, d’autres les ont, d’autres qui vivent si vite qu’il a l’impression d’être au ralenti. le temps n’existe plus et les rêves se sont enflammés.
daniil n’a rêvé que de gloire et de temps pour la vengeance et la sécurité, daniil n’a vécu qu’au bord d’un grouffre sans fin et la seule chose qui le maintient en équilibre, c’est la soif de contrôle et de haine. le laissé aller est calculé, les sourires et les rires aussi, seule sa colère sait prendre possession de lui comme il peut l’accepter parce que c’est ce qui le fait vivre vraiment, c’est ce qui le laisse survivre quand plus aucun rêve ou brin de bonheur ne peut le tenir hors de ce gouffre. ce gouffre duquel il pense se sauver alors qu’il a plongé dedans depuis des années.
ce gouffre, ce gouffre, c’est celui de sa démence nourrit par ses vices. illusion parfaite d’un équilibre qui n’a finalement jamais existé. car daniil, daniil a le cœur dans cette boîte si bien fermée, cette boîte dont peut-être personne n’a les clés. cette boîte l’a rendu aveugle de toute autre sensation que la haine et le désespoir. il n’a jamais essayé de se sortir de cette boîte que personne ne voudrait ouvrir. l’inconnu est effrayant et daniil en roue libre.

seulement, y a cette silhouette que reflète la vitre dans ses yeux trop bleus. cette silhouette aux cheveux d’or qu’il n’a aperçu qu’entre deux rues et qu’il reconnaîtrait parmi tous les siganais. il la voit et sait. sait qu’elle est là et qu’elle est plus qu'un simple reflet dans ses fenêtres quand il n'a pas de miroir chez lui. elle a pris vie avec l’un de ses rêves. les néons claquent au-dessus de l’enseigne et ne l’éblouit plus même dans la nuit. ses yeux clairs ont pris l’habitude de les fixer lorsque plus rien n’arrivait à capter son attention. les couleurs sont devenues fades et dans cette vitrine, elle est la couleur qui lui manquait.
daniil est immobile devant cette vitrine et elle ne bouge pas non plus. il la fixe, la détaille. il est certain que c’est elle même de dos. daniil est immobile pendant de longues minutes avec l’envie de la détruire comme de la prendre enfin dans ses bras. loni est énervante, comme tout le monde, dans le fond, mais énervante à sa belle manière. et parce qu’il ne sait réellement comment agir, il reste planté là à la regarder en secret. jusqu’à ce que son cœur ralentisse pour reprendre son rythme plus fort.
y a le scintillement de la porte qui retentit dans la laverie vide et sombre. et babylon ne se retourne pas. dans le fond, il le sait qu’elle en fait exprès. elle doit savoir que c’est lui, qu’il est là après l’avoir fui longtemps. le blond a le sourire coincé au coin de ses lèvres charnues, les mains dans les poches et la gueule à l’envers. elle est pas abîmée cette fois, son visage est juste lassé de fatigue et marqué par les anciens coups. il a presque envie de faire demi-tour, de repartir sur son chemin perdu sur lequel il écrasera une énième cigarette. il a presque envie mais il bouge pas, y a que le son de la machine à laver qui tourne qui résonne entre eux et il sait pas pourquoi pas, il veut ni rester ni partir et son cœur bat encore trop fort que ce qu’il devrait. presque stressé, anxieux, nerveux. loni doit le sentir mais avant, il emboîte un pas puis deux pour se retrouver un plus près d’elle, un peu plus près, assez pour apercevoir un morceau de son visage.
la salive a du mal à passer dans sa gorge et loni, elle dit rien, elle ressent, c’est certain mais elle bouge pas. « t’as quelque chose en-dessous ta robe ? » il espère que non. « tu t’es faite désirer, loni. » il la désire. « c’est joli, ce blond. c’est toi qui as choisi ? » ses yeux percent son enveloppe nouvelle et elle perce la sienne, un peu vieillit malgré le jeune âge, abîmée, un peu trop fine, marquée, quand elle finit par tourner le bleu qui fait concurrence au sien sur lui.
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il y a un ailleurs dans lequel elle se perd sans y prêter grand attention, attirée par une porte qui n'en est pas une, emportée loin, trop loin, et surtout, incapable de détourner le regard. loni est curieuse. trop, peut-être. elle veut savoir, tout, même les choses qui lui importent peu. les images vont et viennent, sans cesse, entrecouper comme si la connexion était mauvaiee. car il fuit les miroirs, forcément. mais new brasilia est pleine de vitrines, et l'iris de l'homme est attiré, sans cesse du coin de l'oeil, pendant une minime seconde, par son propre reflet. l'androide capte les secondes, comme des flashs étranges qui ne s'effacent pas. elle dévisage, curieuse, absente, les lèvres pincées dans une moue agacée mais sans détourner le regard. pendant de longues secondes. il faut le hurlement strident de la machine à laver pour qu'elle cligne enfin des yeux - et ce, même si elle n'en a pas besoin - et cesse de l'observer lui. de manière enfantine, la blonde lance un regard autour d'elle, rapide, pour s'assurer que personne ne l'a vu le regarder lui. elle a coupé contact. elle ne désire plus lui parler ; il est stupide. idiot. sans esprits. il est ce qu'elle était et il est ce qu'elle ne sera pas. ce qu'elle est encore, pourtant, mais autre chose à la fois. elle ne pourrait dire. elle ne saurait dire, en vérité. les choses sont confusent, maintenant. ce qu'elle savait avec certitude est flou et ce qu'elle sait est minime. loni redécouvre le monde, les mondes, et n'est pas certaine de savoir comment elle peut y arriver. mais elle ne dévoile pas ses faiblesses et garde la tête haute, et prend des décisions qu'elle ne remet pas en question, et continue d'avancer, laissant certaines choses derrière elle. dont lui. lui, il essaie parfois de capter son reflet. lui, qu'elle toise parfois dans les glaces lorsqu'il ne regarde pas. elle ne saurait dire pourquoi. elle ne comprend pas encore comment elle fonctionne. le corps humain est plus compliqué que celui d'un chat. l'esprit encore plus. mais possède-t-elle un esprit ? loni ne saurait dire. elle ne sait rien, et la chose éveille une frustration en elle, si grande qu'elle fronce un peu trop des sourcils, et sort les vêtements avec un peu trop de rage de la machine à laver pour les mettre dans la sécheuse, payer avec quelques bonus, puis mettre d'autres vêtements - ceux de mew - dans la machine à laver. un soupir caresse ses lèvres lorsqu'elle s'appuie de nouveau contre la machine et dévisage l'eau qui commence à couler. il faut un moment pour que la machine soit pleine, qu'elle se mette en route de nouveau, et qu'elle se perde, une brève seconde, dans le miroir que la vitre peut être.
un simple coup d'oeil.
qui lui permet de voir sa propre chevelure.
elle ne pourrait dire, exactement, ce qui se passe à l'intérieur d'elle. la chose vient-elle seulement de l'IA ? des circuits ? du corps ? de l'update des derniers jours ? loni reste sans mouvements, les ongles finement manicurées une seconde enfoncés dans le creux de ses paumes, avant qu'elle expire et - et rien. elle ne fait rien, reste sans mouvements, le regard fixe mais sur rien de précis. car elle ne sait, au final, que faire dans une pareille situation, face à une personne qu'elle ne désire pas voir. qu'elle a coupé de sa vie pour des raisons précises qu'elle ne pourrait citer, pour le moment, mais auxquelles elle s'accroche, car loni est têtue et qu'elle ne désire pas revenir sur ses mots. elle fait une simple chose, alors ; elle ne se tourne pas pour lui faire face, car elle sait qu'il le désire plus que tout, elle le sent, et elle reste de marbre, ne lui accorde aucune attention tandis qu'il pénétre la laverie automatique et qu'il s'approche.
geste familier malgré le peu de temps qu'elle le fait, la blone enfouit ses mains dans la poche de sa jupe - sublime invention - et en extirpe son téléphone pour y voir ses derniers notifications. elle ne cille pas et continue de défiler sur son feed instagram lorsque daniil parle, qu'importe l'envie qu'elle ressent de lui aboyer une réponse quelconque, n'importe laquelle, seulement pour qu'il se taise. mais la chose est de courte durée, car il y a des choses qu'elle ne comprend pas, surtout à propos d'elle-même, et il suffit d'une chose non identifiée dans ses circuits et ses iris se tournent vers lui et elle le dévisage, froidement, attentive à chacun de ses traits, la bouche toujours tordue en une moue certaine. que je porte ou non quelque chose sous ma jupe ne te concerne pas, sialov. elle gronde, alors, le menton élevé un peu dans les airs, hautaine, qu'importe s'il est plus grand qu'elle. le regard est perçant. lui, il est agaçant. tu ressemble à rien s'il ressemble à rien, il est un rien qui est attirant. loni sait, pour dévisager un peu trop les gens depuis qu'elle possède des yeux. elle a toujours eu l'impression que daniil possèdait une beauté particulière, de ceux qui brûlent les doigts si on y touche, ou encore les yeux si on observe trop longtemps. mais elle ne craint pas le feu, tout comme elle n'a jamais eu envie de le toucher. il n'y a que mew qui a posé ses mains sur elle depuis qu'elle possède ce corps, et il s'est contenté des accolades. loni s'habitue encore aux sensations qu'une peau contre la sienne peut apporter. il n'y a plus de fourrure comme barrière, maintenant. qu'une simple jupe avec une chemise ample laissant ses longues jambes presque à nue. mais encore une fois, la nudité n'est pas quelque chose qu'elle comprend. un blond aussi artificiel que le tien. et non. des amis l'ont choisi pour moi. si mew a proposé le blond il y a des années, c'est gali qui a choisi le corps. elle ne comprend pas encore pourquoi il l'imaginait de la sorte, a encore du mal à se percevoir comme ce qu'elle voit dans le reflet, mais elle apprécie la chose. elle perçoit ce corps comme le sien, un peu incertaine encore, craintive qu'on le lui retire. mais ça, elle ne le dit pas. tu devrais partir. je n'ai pas envie de te voir, mais je dois rester pour mes vêtements. alors pars, veux-tu ? elle accompagne les paroles par ses bras qu'elle croise contre sa poitrine, tout en lui faisant totalement face, lui dévoilant entièrement son visage, et son nouvel être. je te demande pas ton avis, en vrai. je fais juste mine d'être polie.
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dans son être tout entier, chaque personne est particulièrement énervante. chaque personne a le don de donner vie à une nouvelle colère, parfois amusante, parfois foudroyante, le plus souvent excitante mais elle n'est jamais la même. et si cette colère reste calme, cette fois, c’est seulement parce que c'est loni et qu'il ne veut pas la faire fuir comme il l'a faite fuir pendant des mois. et si elle tait les raisons, le blond donnerai tout pour les savoir mais n'a pas le patience de les attendre. peut-être parce qu'elle a ce corps aujourd'hui peut-être parce qu'elle est différente aujourd'hui. daniil n'a pas bien saisi ses rejets et les a pourtant encaissés. il ne lui dira pas mais loni lui a manqué. loni et ses airs supérieurs, loni et ses morales à le faire vomir, loni et ses cris féministes, loni qui le confronte à tout ce qu'il aurait pu être s'il n'avait pas été lui. loni capture ses forces pour en faire des faiblesses et elle trouve les failles sans même le savoir, en un simple regard. daniil se retrouve démuni pour la première fois face à un être qui lui semble inférieur mais qui est tellement bien plus ça; première personne qui a pu lui faire croire qu’il n’était peut-être pas si différent du moins, qu’il n’était peut-être pas le seul à résonner comme un connard. mot communément utilisé pour le qualifier. et loni, loni a parfois réussi à lui faire croire qu’il ne l’était peut-être pas autant qu’on voulait le lui faire croire. ou qu’elle l’était peut-être un peu aussi – le seul principe qu’elle puisse comprendre pourquoi un peu plus que les autres sans vraiment en avoir quelque chose à foutre lui a suffi pour se retrouver là, face à elle après de longs mois de silence.

et si daniil ne se remet que très rarement en questions, il commence à se demander ce qu’il a bien pu faire ou dire pour mettre la furie dans un tel état pour qu’elle ne veuille plus lui parler ou lorsqu’elle lui fait face, ne réflète qu’une seule envie; qu’il ne soit pas là. ce serait mentir de dire que daniil n’est pas touché par ses attaques injustifiées, ce serait mentir de dire qu’il n’a pas pensé à se barrer quand elle le lui a demandé avec tant de bienveillance – mais pourquoi en utiliser de toute façon ? – mais s’il reste là à faire une moue presque admirative de sa performance, c’est seulement parce que danill ne sait faire autrement que d’être le plus têtu d’entre eux. « outch. touché. » son nez se fronce et sa bouche se tord mais retrouve son sourire aux caresses sarcastiques quand loni continue de lui répondre. daniil ne soulèvera pas le terme qu’elle a employé car s’il le faisait, ce serait admettre que d’imaginer loni non-exclusive l’énerverait. et il ne voudrait pas lui donner tout le plaisir de croire une seule seconde qu’il puisse être jaloux de ces « amis ».

« tu as toujours été mauvaise pour faire semblant de toute façon. » loni est trop directe, trop franche, trop elle pour pouvoir faire semblant; elle crache sans un remord, ne prend pas de gants, ne sait pas à quoi ça sert et daniil, ça le fait sourire parce qu’il préfère bien plus les gens qui vont à contre courant à ce qui se plient à tout et à tous dans le simple but de ne pas froisser pour mieux se faire apprécier. le blond voit pas l’intérêt de se faire apprécier, y a tellement plus à tirer dans la haine d’être ce qu’on est. assumer d’être ce que personne ne sait être; anarchiste à deux balles dont le dessein n’est qu’égoïste. il arrive pourtant à croire qu’il est le plus honnête de ces hypocrites siganais, toujours à la conquête du parfait. daniil ne l’est pas, est bien loin de l’être mais s’il semble parfait sur les billboards de sigan grâce à ses traits fins, son sourire charmeur et sa peau lisse, le russe sait comment la société fonctionne et use de ses charmes flagrants pour la faire plier jusqu’à ses genoux. il a beau ne ressembler à rien et être le pire enfoiré de cette ère, daniil a le bras rempli de chiffres et le plus important; sa mère également. alors il en que foutre de ce qu’untel peut lui balancer comme jalousie, daniil continuera de sourire et de faire croire à loni que son regard n’a rien de troublant. « c’est dommage parce que j’avais pas prévu de partir. » et son corps bouge, se détache de la machine sur laquelle il s’était appuyé et ne fait que quelques pas pour s’appuyer contre celle en face de la blonde qu’il découvre.

devant elle, à cacher les vêtements qui tournent derrière lui, il croise les bras et renifle un peu avant de reprendre la parole. « en fait, j’ai même une question pour toi. une vraie, cette fois. » parce que les premières, elles comptaient pas. elles comptaient pas vraiment, juste une façon de dire bonjour sans détour mais cette question-là, il l’a répétée plusieurs fois, trop de fois pendant trop longtemps. assez longtemps pour qu’elle tourne encore même quand il n’y pense pas. « qu’est-ce qui a vraiment changé ? » et si la question a tourné longtemps, elle est pas sortie avec les exacts mêmes mots, avec l’exact même ton. et même son regard, il est plus dur encore que la réelle détresse qu’il ressent au fond. le russe veut pas parler de ses cheveux ou de la couleur de ses yeux ni des jambes interminables qui ne se cachent pas trop sous sa jupe. y a plein de choses qui ont changé et loni est sûrement la plus belle créature qui lui ait été donnée à cet instant. mais daniil veut pas parler de ce physique qu’il a essayé d’imaginer plein de fois, même encore avant que cette transformation soit envisagée.
daniil, il parle de ce qui a changé en elle depuis ce jour-là, ce qui a changé entre eux le jour où elle a décidé de donner la parole à brian à la place de la sienne; ce qui a tant changé pour qu’elle décide de faire un trait sur lui. « ce qui a vraiment changé depuis que t’es dans ce corps. »
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aussitôt que son regard s'enfonce réellement au creux du sien, loni regrette son geste. loni comprend pourquoi elle refusait de lui accorder cette importance et surtout, pourquoi elle se refusait de faire une pareille chose. daniil possède quelque chose dans ses gestes qui s'accordent avec ses pensées, avec sa voix, qu'elle a toujours apprécié, dans les divers échanges qu'ils ont eu, au fil des années. il possède quelque chose qui a souvent capté son attention, qu'elle a compris comme lui, de son côté, l'a comprise, et il lui est étrange de le voir brusquement pour la première fois. car c'est la première fois. en dehors des reflets et des vitrines, en dehors des miroirs et des rêves éveillés, c'est la première fois qu'elle pose véritablement ses yeux - les siens, à elle - sur le physique du blond mais surtout, au creux de ses yeux bleus. loni n'aime pas donner de l'importance aux gens ; pourtant, elle en a l'habitude. sur le goût de sa langue autrefois absente, une multitude de mensonges crées pour donner de l'importance à telle ou telle personne a vu le jour. elle a fait croire à des hommes et des femmes, des non-binaires et des plus jeunes peut-être qu'elle les aimait et qu'elle était en haleine face aux choses qu'ils voulaient lui faire et qu'ils désiraient lui faire. elle s'est languie de personne dont elle n'a jamais voulu et a cherché à comprendre, souvent, ce qu'ils voulaient réellement. elle a été touché par une voix presque enfantine lui demandant des questions innocentes et à la voix d'un homme, se brisant tard le soir, car il désirait seulement un peu de chaleur contre sa peau et qu'il n'avait rien d'autre que sa voix, celle de la blonde, artificielle et douce, pour panser ses plaies. elle se souvient des paroles de gavin qu'elle a trop souvent ignoré car elle ne comprenait pas ses propres sentiments et qu'elle ne voulait pas connaître, comprendre ceux du suicidaire, et du confort qu'elle a longtemps connu, en compagnie de daniil, simplement car le blond voulait également fuir ses propres sentiments, les laisser sur le bord de la route et continuer son chemin à pleine vitesse sans se retourner.
elle se demande, un instant, si daniil le fait encore. si daniil se perd encore à pleine vitesse dans les rues de sigan, dans le désert alentour, pour oublier ce qui lui ronge le coeur, pour faire taire ce qui se trouve dans sa tête. il se demande s'il se convainc encore aujourd'hui que tout va bien comme il le faisait, avant, avec elle. avant que loni ne cesse de faire l'enfant, décide de s'ouvrir les yeux, et qu'elle se tourne vers brian pour le faire. il ne s'est pas passé un jour depuis sans qu'elle ne regrette la chose, car les diverses émotions sont beaucoup trop nombreuses et que le corps offert est certes grand, mais il reste minuscule, et il n'est pas assez immense pour tout ce qu'elle ressent. elle aurait aimé plus souvent qu'autrement garder cette absence de sentiments ou alors, cette quantité minime, plutôt que de s'ouvrir à cette update.
mais loni est têtue. loni a fait un choix, à ce moment là, pour un rêve de gamine, de petite IA innocente, et elle s'accroche à la chose, car elle a envie d'être humaine. c'est un désir puérile qui lui tord le ventre d'excitation comme de peur, surtout de peur, et elle s'y accroche.
elle s'y accroche même si, depuis qu'elle marche sur deux jambes, elle a peur du monde entier.
surtout de ce qu'il y a à l'intérieur d'elle, maintenant.
elle possède cette arrogance, cette fierté mal placée qui, qu'importe le vertige qu'elle vit face à lui, l'empêche de baisser les yeux et de se détourner. alors la blonde reste fière, grande sur ses escarpins et garde ses bras maigres contre sa poitrine et le dévisage sévèrement, à se demander lequel est le plus bruyant entre son coeur mécanique et la machine à laver. elle garde les mots entre les lippes et se contente d'hausser d'un sourcil, lorsque daniil lui pose une question, sans lui répondre quoique ce soit. elle ne comprend pas ce qu'il désire. il y a trop de choses, en vérité, qu'elle ne comprend pas. et les mots prononcés par daniil semblent être liés à une quantité beaucoup trop grande de questions. mais elle ne dévoile pas l'inconfort qu'elle ressent, face à cela.
face à lui, surtout. elle n'est pas surprise, non, de pouvoir lire malgré elle des éclats d'émotions dans les traits d'un jeune homme qui essaie pourtant fièrement de ne plus en ressentir, d'émotions. une part de loni l'a classé comme l'opposé de ce qu'elle est, et elle a mis sous silence tous les nombreux souvenirs qu'elle possède de lui, ces souvenirs qui ont dévoilés les émotions multiples qu'il ressent. une grande part de la blonde sait que le blond possède plus de coeur qu'il n'ose le montrer et que c'est pour cela qu'il paraît si froid, si en colère contre le monde, et peut-être est-t-elle pareille, présentement, car elle a aussi peur que lui, mais elle préfère le voir comme - comme quelque chose d'autre, pour ne pas se poser plus de questions sur ce qu'il est.
sur ce qu'ils sont.
elle détourne le regard et s'éloigne de lui, brusque, lorsque les mots justes tombent. ceux qu'elle ne veut pas entendre. ceux qui capturent un souffle dont elle n'a pas de besoin, qui affolent ses circuits et lui donnent envie de vomir des boulons et de l'huile. loni se détourne de lui et garde ses bras contre son torse, fort, comme si elle avait froid, et observe par les fenêtres de la laverie pendant quelques secondes, avant de fermer les yeux. lorsqu'elle les ouvre, ils tombent sur le reflet de daniil, derrière elle, et elle pince ses lèvres un moment. je ne sais pas de quoi tu parles, daniil. rien n'a changé. j'ai un nouveau corps, c'est tout. elle accentue le mensonge d'un sourire presque angélique, forcée et puérile, lorsqu'elle se tourne pour lui faire face. loni pose un masque contre ses traits pour se protéger car elle n'a pas envie que daniil joue avec ses circuits et, fait mine d'être en situation de force. d'un pas léger, elle s'approche de lui et l'observe un instant, proche de visage. si elle voit quelque chose qui la perturbe, la blonde n'en dévoile rien et, se reculant d'un pas, elle délit ses bras pour les appuyer sur une machine et, de dos, monte s'y asseoir, face au blond. je veux être humaine et tu ne veux pas l'être. c'est un problème dont la solution n'existe pas. sauf qu'il n'y a pas d'humain, selon elle, plus vrai et plus pur, plus vif que daniil ne l'est. elle croise doucement ses cuisses et, d'une manière presque enfantine, laisse sa tête se pencher doucement sur le côté. est-ce que je te manque ? est-ce que mon silence te met en colère, daniil ? car c'est la seule chose que tu te permets de réellement exprimer, non ? la colère. je crois que c'est la première chose que j'ai su exprimer, grâce à toi. la colère. c'est fou le nombre d'émotions que l'on peut cacher, sous la colère... brian a longtemps voulu lui faire comprendre que daniil était plus fragile que chacun d'eux, peut-être même plus que gavin, peut-être. loni n'a pas souvent voulu entendre. mais depuis qu'elle a ces nouvelles choses dans ses données, elle parvient un minimum à comprendre que le bordel présent dans sa tête est familier à celui dans la tête du blond. mais ça, elle ne le dira pas. et il ne le dira certainement pas également.
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daniil est grand pour le reste du monde, daniil a la taille et la prestence qui peuvent rassurer autant qu’effrayer. un corps frêle mais musclé, grand, si grand qu’on perd de vue le reste, le reste sauf le bleu de ses yeux. daniil est grand, a toujours été plus grand que tout le monde – un hadicap de plus qu’il a réussi à dompter pour sa nouvelle force. cette force que le gamin, à l’intérieur de ce corps trop a construit de lui-même, a nourri pour se couvrir, se cacher, se protéger. une force pour ne pas se briser sous les rires, les coups et les regards tranchants. son corps est son armure dont il se sert le mieux, son sourire et son regard en sont les meilleures armes. et ce gamin, à l’intérieur de ce corps qui reste trop grand à l’impression d’être en sécurité, qu’il ne sera jamais touché – parce que l’enfant a trouvé comment transformer tout ce qu’il y a de plus effrayant en une force encore plus puissante. ça a été simple de trouver la solution aux maux subis, aux maux tus et aux maux qui ne se dévoileront jamais – même que daniil a tenté de les oublier, les calfeutrer dans la boîte au fond de lui, la boîte fermée donc il a cru perdre la clé un jour. au final, il a suffi de regarder le père et de faire mieux, mieux que de finir entre les barreaux pour un crime que daniil serait lui-même capable de commettre. mais le blond est plus intelligent, le blond, a appris à dompter cette colère admise dans un adn qui n’était même pas le sien.

un gamin, juste un gamin qui a du faire avec cette rage et cette soif de venger un monde qui s’est détruit avec les espoirs qu’il n’a jamais eus. eva a cru bon de recoller les morceaux éparpillés pour croire au nouveau bonheur. parce qu’eva, c’était pas elle; formatée par un monstre pour subir, eva renait. et daniil périt dans ce qu’il a finalement toujours été; le miroir de celui dont il veut la mort. il donne le droit de le détester, il est le premier à le faire si bien. à croire que c’est plus facile que d’affronter ce qu’il pourrait être un jour si seulement il écoutait ce gamin, à l’intérieur, qui a fini par être fatigué, qui a fini par être blessé, touché, trouvé. maintenant emprisonné dans ce corps trop grand qui n’arrive pas à l’écouter, il souffre du mal de ses propres émotions qu’il a voulu taire à un moment donné; à un moment où il avait besoin de croire que ce serait plus facile de taire ce qui faisait mal pour aller mieux. mais daniil ne sait pas encore que ce qui le fait le plus souffrir; c’est lui-même.

alors il comprend pas, il comprend pas vraiment les choix de loni, a jamais vraiment compris les raisons de cette obsession de devenir ce qu’il a toujours fui. loni est belle, loni a toujours été la plus belle sans même la voir; mais ce corps artificiel qui l’entoure a détruit la beauté qu’il arrivait réellement à comprendre et qui le comprenait en retour. la déception frappe contre sa poitrine, il perd une partie de lui qu’il ne détestait pas tant que ça, il perd cette voix qui lui fait maintenant face mais qui s’en va. il lui en veut presque à loni, de le laisser là, à avoir cru qu’elle était peut-être spéciale. mais loni est comme les autres, loni n’est pas humaine mais veut l’être. et il ne comprend pas, ne comprend pas comment on peut vouloir être comme ces individus faux et manipulés par l’extérieur – loni était libre et grande, aussi grande que lui et a retrouvé l’enfant qui se cachait à l’intérieur. il la regarde loni, il la regarde de près lorsqu’elle s’avance. il tente de capter ce qu’elle a dans l’océan de ses yeux, il tente d’y voir les réponses mais ne trouvera rien à part son parfait reflet. alors son sourire se fend au plus mauvais mensonge qu’il ait entendu. « tu pourrais faire un effort et faire mieux semblant; les humains sont meilleurs menteurs que toi. » tu as encore du chemin à faire avant de leur ressembler vraiment. « pourquoi? » il comprend pas, daniil, mais peut-être par curiosité malsaine, il tente de comprendre, de saisir le pourquoi qui change tout, qui change loni en cet être aussi artificiel que son habitat. « pourquoi tu veux te réduire à ça? » les bras croisés contre son torse, les yeux plissés pour saisir, pour réfléchir, pour tenter te comprendre ce qui peut bien pousser un androïde à croire qu’être humain est un rêve. « celui qui t’a fait croire qu’être humain était un rêve qu’on pouvait vendre était bien meilleur menteur que toi. bienvenue dans tes pires cauchemars. »

le regard s’assombrit, y a quelque chose de plus dur qui se peint à l’intérieur de ses iris jusqu’à faire disparaître le gamin qui veut comprendre, qui veut grandir. daniil lui ferme la porte une énième fois et se décale de l’engin derrière lui, il s’avance doucement et rit doucement entre ses lèvres. « je vois que tu t’adaptes vite à l’hyprocrisie des émotions. enfin… tu sais ce que c’est au moins, les émotions? car rien n’a changé, right? » les corps se frôlent à peine, daniil se tient proche mais pas si proche pour laisser le choix. et s’il ne le fait que très peu souvent, la déception lui a laissé croire qu’elle serait encore capable de fuir une nouvelle fois, de fuir ce qu’elle est véritablement et ce que daniil retient de s’évader. et cette fois, peut-être qu’il la rattrapera, seulement pour la protéger. « y a rien qui a gonflé ta poitrine, assez pour la sentir craquer à l’intérieur, assez pour l’entendre crier que tu vas t’effondrer? t’as jamais ressenti ça? ce moment où tout autour est incontrôlable, que tu ne peux rien faire, tu sais pas pourquoi mais tu peux pas bouger, personne te voit et tu restes là, la poitrine gonflée et lourde sans savoir comment libérer ce poids qui fatigue et qui te fait croire que c’est fini, que c’est trop dur pour continuer? » la mâchoire et les poids serrés, daniil n’a jamais lâché loni des yeux. « t’as jamais pu le ressentir parce que t’étais pas conçue comme ça – gavin, si. et tu te crois plus forte que ça? plus forte que lui? parce que bad news, la colère était l’étape la plus simple à passer. » son cœur bat fort, trop fort, retrouve son habitude et fait sourire le russe qui reprend son jeu préféré. « tu me manques, loni. et tu te manqueras aussi. » il aimerait se tromper et ne pas croire ses propres mots, juste cette fois. il aimerait croire qu’au moins l’un d’entre eux peut s’en sortir mais daniil ne veut égoïstement pas être seul dans ce combat et ramène loni aussi bas qu’ils on su l’être. ensemble. et si elle ressent, peut-être qu'elle, elle finira par comprendre.
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elle savait, avant. elle savait parfaitement ou du moins, croyait savoir parfaitement ce qu'elle désirait. les choses étaient simples ; tout n'était que noir et blanc. certes, elle a pu voir au fil du temps des teintes un peu plus pales ou plus foncés, mais rien ne s'approchait suffisament du centre pour que loni fronce des sourcils et se pose de sérieuses questions sur la chose. mais les choses ont changées. ou alors, est-ce seulement elle qui a changé. sa perception du monde. brian lui dit parfois qu'elle a les yeux ouverts, maintenant, et qu'elle est sensible à des choses qu'elle ne pouvait pas voir, avant. la blonde suppose que c'est peut-être le cas. ça n'efface pas, dans tous les cas, sa frustration face à cela. le noeud qui pousse dans ses entrailles et qui lui donne l'impression de perdre pied, lorsqu'elle n'arrive pas à faire son opinion rapidement sur ce qui se passe autour d'elle comme à l'intérieur d'elle. rien n'est certain. tout demande un temps d'hésitation beaucoup trop long, maintenant. elle a l'impression de trembler même si son corps ne ressent pas le froid. elle a l'impression de se perdre à l'intérieur de ce corps trop grand car elle n'est qu'une puce, qu'une carte mémoire minuscule, presque de la même grosseur que cette chose qui se trouve dans son téléphone pour se souvenir des numéros et des chansons qu'elle aime écouter. elle n'est pas spéciale. elle a conscience de n'être qu'une chose. qu'un objet. qu'une petite bricole dont les choses se servent lorsqu'ils le désirent et dont ils se lassent, rapidement, quand ils n'ont plus besoin d'elle. et loni a envie d'être autre chose. elle veut des mots pour elle, des regards sur sa personne et des émotions, pour elle, vraies. elle veut exister aux yeux d'un autre, comme brian, daniil et gavin lui ont donné l'impression d'exister. comme mew lui a donné un nom, une vie et surtout, une envie d'exister en dehors des réseaux, dans une forme précise. elle a cru, un temps, peut-être trouvé le bonheur en étant simplement un chat. les sentiments étaient maigres, assez simples à l'époque, mais présents. elle se souvient d'une vague d'excitation et d'un désir de vouloir être, de vouloir simplement être pour exister, tout bonnement, et de son lien avec daniil. elle se souvient de leur proximité, de leur manière de se comprendre et d'être simplement à deux, en dehors du cluster sans problème, sans la moindre gêne. mais -
mais ce n'était pas ça. ce n'était pas ça qu'elle voulait. loni n'est pas certaine de vouloir être humaine. de vouloir être comme la plupart des gens. elle veut, au final, simplement être elle-même. et comme les gens, peut-être, il faut qu'elle se trouve pour elle la personne qu'elle est supposée être. alors certes, possède-t-elle maintenant un corps humain, mais elle voulait simplement pouvoir se promener librement sans problèmes, sans dépendre de qui que ce soit. pouvoir vivre sans attendre que l'on compose le numéro de téléphone d'une ligne érotique ou que l'on vienne voir à l'illusion ou que gali ait besoin d'elle pour faire quoique ce soit. elle voulait seulement une vie, sa vie, et elle la possède, maintenant.
daniil ne comprend pas, ça. daniil ne comprend pas car loni ne lui offre pas les explications qu'il désire. elle garde avec possessivité ses propres raisons car elle les trouve un peu enfantines, peut-être, et surtout, car elle ne veut pas dévoiler au blond l'importance qu'il a et ce qu'il représente, pour elle. daniil lui a donné envie de vivre. si mew lui a donné envie de posséder un nom et un corps, si mew lui a accordé la première envie de la prendre dans ses bras sans désir sexuel, sans mensonge érotique, daniil a été le premier qui lui a fait vivre d'autre chose. le premier a la comprendre, d'une certaine manière, et le premier qu'elle a compris, aussi.
celui qui lui a donné envie pour la première fois de posséder un corps humain, un vrai, lorsque gavin a quitté son monde et qu'elle a senti dans son corps entier, dans son âme, si elle en possède une, la douleur profonde de daniil et qu'elle a voulu, tout simplement, mais si fort pourtant, le prendre dans ses bras et le garder contre elle pendant des heures pour consoler sa peine.
sauf qu'elle n'était qu'un chat. sauf qu'elle n'était qu'un chat et qu'elle ne comprenait pas, d'une certaine manière, sa douleur, et qu'elle ne savait quoi dire ou quoi faire, pour l'aider. elle voulait comprendre. elle voulait le prendre dans ses bras et comprendre et l'aider, et être présente poiur lui, et -
et elle ne sait pas. la chose ressemble à un rêve lointain, maintenant. loni essaie de ne pas y penser, car daniil a fait un pas de recul, lorsqu'elle a parlé du corps et des émotions. daniil a grimacé et a jugé sans connaître les véritables raisons, le manque qu'elle ressentait et qu'elle voulait combler, et loni, puérile, enfantine, s'est détournée de lui pour cela. car daniil lui a appris plusieurs choses dans la vie, dont celle-ci ; se détourner de la vérité pour ne pas être blessé et mentir, montrer des dents et jouer le jeu, pour ne pas être pris au piège mais plutôt prendre les autres aux pièges. elle ne pense donc pas à toutes ses choses, loni, lorsqu'il se trouve si près d'elle et qu'il lui souffle des paroles qui la blessent, pourtant. elle n'est pas brisée par les véritables raisons de la chose, de ce changement, et elle n'étouffe pas cette envie de le serrer contre elle comme elle a voulu le faire, il y a des années. elle ne comprend toujours pas sa peine, elle ne comprend toujours pas ses émotions, toutes les émotions, mais elle sait ce dont elle a envie. cela ne lui empêche pas de contenir ces dites envies. les émotions sont certes puissantes mais loni ne cède devant rien ni personne. tu sais la réponse, daniil. ne me pose pas des questions dont tu connais la réponse. il la comprend autant qu'elle le comprend. ils sont perdus tous les deux et l'ont toujours été, devant les émois qui les traversent. mais loni veut les comprendre - ou prétend vouloir en comprendre certains, du moins - tandis que daniil fuit presque tout.
la voix de daniil a toujours eu quelque chose. elle ne saurait quoi dire. mais elle a toujours porté quelque chose de lourd. assez lourd pour écrasé le métal qui la constitue et lui donner l'impression d'étouffer. si l'androide a envie de fermer son ouie ou de détourner les yeux, elle reste le regard ancrée dans le sien, par orgueiil. elle ne cède pas, face à elle. elle garde le menton haut et ne cille pas, même si le bordel se crée, dans ses circuits. elle sait de quoi il parle. elle sait également que ce qu'il décrit, c'est ce qu'elle a ressenti en étant qu'une puce électrique, en étant qu'un chat. certes, le sentiment reste présent même en possèdant ce pseudo corps humain, mais elle - elle existe. elle peut essayer d'exister, maintenant. elle se donne le droit et personne ne l'a, à part elle. loni essaie de ne pas penser à tous ces policiers et agents qui pourraient, en la trouvant, simplement la désactiver à tout jamais. elle ne devrait plus exister.
daniil pense la même chose. pas d'elle, mais de lui-même. la blonde le sait. ses lippes se pincent et, lorsque les derniers mots tombent, elle laisse sa cuisse glisser contre l'autre, défait ses jambes. daniiil la voix souffle bas et elle laisse sa tête penchée, quelques mèches tomber devant ses yeux. elle ressent une colère, à l'intérieur d'elle, mais sourde à côté d'une tristesse beaucoup plus forte. si tu crois que le corps humain et les émotions sont une cage... ou une prison, ou qu'importe. pour moi,, c'est autre chose. elle hésite une seconde, mais loni n'est pas hésitante, jamais, elle est sûre d'elle, alors elle ne tarde pas avant que, de ses doigts fins, elle s'empare de l'une des mains de daniil dont le poing est serré. dans une douceur certaine, avec la force de son corps artificiel pourtant, la blonde brise doucement le poing pour ouvrir la paume vers le ciel. l'une de ses mains prend place en dessous de la main tandis que l'autre, d'un geste presque absent, effleure du bout des doigts les lignes de sa main. j'ai été enfermé depuis ma création, niil. non, je ne suis pas plus forte que gavin. et peut-être que je finirais aussi mal que lui, mais au moins j'ai le choix. au moins, j'aurais la possibilité de choisir, de décider si je vis ou si je meurs. le geste continue contre sa main, et elle lève son regard pour rencontrer le sien. elle lui parle d'un ton doux, mais ferme. de ce grain de voix qu'elle a toujours eu, avec lui. tu sens, ça ? c'est mes doigts, contre ta peau... est-ce que je te manque encore ? car je suis là. je ne suis pas partie, niil. sur le visage presque parfait de l'androide, sur le faciès angélique qu'elle possède, quelque chose s'éveille. loni ne sait pas se servir de ce visage depuis longtemps, mais il semble posséder des réflèxes ou alors, savoir comment répondre aux émotions qu'elle possède. car doucement, les lippes se tordent et un sourire naît, délicat puis grand, et les yeux pétillants d'une lueur délicate, comme la voix peut l'être. mais peut-être que certes, je l'avoue, tu me manques. peut-être, oui, que le nous me manque. il lui ait étrange, encore, d'être sous l'influence des émotions. une part d'elle est tétanisée à l'idée de parler de cela, de laisser les choses être dites, mais loni est fière et ne recule pas devant ses propres gestes et choix. elle ne détourne pas le regard.
ils se sont longtemps compris. la comprendra-t-il ?
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il est difficile de reconnaître loni à travers ces prunelles aussi claires que les siennes et ces cheveux, ces traits parfaits, aussi désirables qu’adorables, ce corps qu’il pourrait enfin toucher, qui finit par le toucher. il est difficile de la reconnaître lorsque seule sa voix a réussi à résonner en lui durant toutes ces années. ce n’est pas loni; c’est une autre personne dont la voix similaire se faufile entre ses entrailles pour les tordre avec ces mots qui ne ressemblent aucunement à elle. sa tête est haute, sa voix sulfureuse et cette prestence qu’il a longtemps sentie, imaginée, sont les seuls indices d’une babylon perdue en lui. et si daniil ne comprend pas les motivations de cette transformation, il en est secrètement reconnaissant de pouvoir la voir, la sentir, la toucher. loni est belle depuis toujours et il se surprend à sourire en pensant que celui qui a choisi ce corps a, lui, bien cerné qui elle était et surtout, qui elle voulait être. dans le fond, il se sent fier de pouvoir la voir réaliser les rêves qu’elle a toujours gardé enfouis en elle, ces rêves qu’elle a tus trop longtemps et qui ont toujours dérouté le russe. seul ce sentiment d’égoïsme a pris le dessus, comme toujours, comme à son habitude, et daniil s’est fermé à cette idée, n’a pas compris l’utilité, s’est senti abandonné. enfant épris d’une frustration qu’il n’a pas su gérer, il a tourné le dos sans un mot avant de regretter que loni fasse de même. pourtant, il ne saurait comment lui en vouloir, c’est sûrement lui qui lui a appris à ne pas courir après ceux qui ne les soutiennent pas, à rire au nez de ceux qui veulent les faire reculer et de toujours suivre ce qui brûlait tout au fond d’eux.
les doigts qui effleurent la paume de daniil lui font fermer les yeux à peine une seconde avant de les lever au ciel avec un sourire amer. comme si ce toucher était tout ce qui lui avait manqué depuis le début. comme si c'était plus facile de respirer dès que la main de loni avait attrapé la sienne. « tu te voiles la face, tu finiras par maudir la souffrance. » il a la douleur au bord des lèvres, celle qui a tant de mal à sortir, celle qui a pourri enfermée dans ce trop grand lui. « ne t’inflige pas ça. ne te fais pas ça. » parce qu'il sait pas si elle sera assez forte et si elle ne l'est pas, même si elle se donne le choix, elle restera un silence de plus aux côtés de gavin. un vide creusé à nouveau qui le pousse un peu plus près du gouffre. « pas toi. » qu'il souffle enfin dans le vide, le regard détourné à penser à ces larmes qui ont coulé dans le plus bruyant des silences lorsque elena ou lorsque gavin ont perdu la vie. malgré l'armure et la colère, daniil ne sait pas s'il tiendra après un troisième échec de la nature humaine car ils ne lui laisseront aucun chance, à elle.
« bien sûr que tu es partie. et t’as laissé brian se charger du reste. c'est moi qui suis là. » à faire croire que c'est grâce à lui si les choses peuvent s’arranger alors que tout a commencé par sa propre faute, seulement car c'est lui qui a poussé cette porte et qui a décidé de ne pas partir. « c’est moi qui t’ai cherchée. » l’aveu est lourd, les océans se mélangent mais l’un est plus sombre, rempli de reproches muets. il est bien plus facile de rejetter la faute sur celle qui est partie que sur lui-même, pour se protéger, celui qui l’a poussée à s’en aller. c’est bien plus facile de la regarder dans les yeux et de taire la peine, de lâcher la colère qui déborde d’entre ses lèvres que de lui dire qu’il est heureux, juste un peu, juste moins mal que d’habitude, de la voir enfin face à lui, de l’avoir enfin à ses côtés.
au final, est-ce une bonne chose de l’avoir rattrapée, d’avoir cru possible de retrouver celle qu’il a aimée. car oui, daniil a aimé loni, assez profondément pour croire qu’elle était la partie qui lui manquait, assez pour croire que la seule personne qui pouvait le comprendre n’était pas humaine, que personne ne pouvait ressentir ce qu’il a à l’intérieur à part elle. elle est pourtant en face de lui mais il la cherche toujours, celle qui a habité son esprit depuis ces dernières années. cette fois, il a peur, daniil, il a peur qu’elle aussi, elle ait disparu, qu’elle soit là sans l’être et que cette loni, qu’il cherche depuis des mois, n’existe finalement plus. il a cette peur qui grandi un peu plus en lui à cet instant à la regarder dans les yeux, à chercher une réponse, seulement un signe pour lui dire qu’elle est toujours là. et si daniil a peur, daniil  le taira. autant face à elle que pour lui-même – il ne s’en rend même pas compte, à croire que la rage est la seule chose qu’il peut ressentir, qu’elle remplace tout autre sentiment qui ne devrait pas être selon lui. alors il reste planté devant elle, à la regarder droit dans les yeux, à tenter de comprendre ce qu’il fait encore là, à l’écouter sans saisir les mots, à croire que cette quête était vaine et que le mieux serait de partir à son tour mais il reste planté là.
daniil a fermé ses doigts sur ceux de loni et pendant de longues secondes, son silence s’est terré dans les beaux yeux de l’androïde, à chercher comment ne pas laisser exploser cette boule au fond de sa poitrine qui grandit au fur et à mesure des mots prononcés. les dents sont serrées, la mâchoire est presque douloureuse et le russe finit par regarder derrière loni, cette vitrine vide qui mène à la rue sombrée dans la nuit. l’ironie sort d’entre ses lèvres dans un rire essouflé. « alors pourquoi t’es partie si c’est pour que je te manque ? » si la voix de loni s’est adoucie, celle du blond est plus violente et pourtant si calme – seuls ses yeux se sont assombris par la nouvelle source de colère qui s’est installée, dérobée, revenus sur ceux bien plus clairs que les siens à cet instant. « ça servait à quoi d’me fuir pendant si longtemps, à laisser brian se charger d’me faire chier avec toi si c’est pour qu’au moment où je te trouve, tu me dise que je te manque ? j’aimerais bien comprendre comment tu as pu croire que c’était si simple. » le goût est amer sur sa langue, daniil a la déception au creux des yeux et n’arrive qu’à s’en vouloir à lui-même d’avoir pu croire que loni était celle qui pouvait être cette moitié manquante – pourtant, les doigts du russe tiennent toujours ceux de l’androïde, peut-être un peu plus fortement, pour éviter de les voir trembler, pour éviter de la laisser partir, encore.
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Il est difficile, en temps normal, depuis qu'elle porte ces émois, de les vivre. Loni a su, dès le premier instant, qu'il serait encore plus difficile de les vivre en compagnie de Daniil. Avant même qu'ils ne soient une part d'elle-même, le garçon avait, après tout, un don pour lui faire connaître des émotions pour lesquels elle n'était pas conçue de vivre. Le blond est brusque et souvent violent de ses mots ; c'est une chose que l'on voit, au premier abord. La blonde le connait depuis longtemps, pourtant. Elle a connu son coeur avant de connaître son visage, elle a connu ses pensées avant de voir les expressions froides, contre ses traits. Brian pleure souvent, mais Daniil porte plus de maux. Elle n'a pas souvent compris ses complexes. Elle doute encore pouvoir les comprendre. Il est plus complexe que l'on ose le croire. Chaque personne est un paradoxe, après tout. Elle déteste cela. Elle les envie, pour cela. Alors, elle se réjouit un peu d'être son propre paradoxe, pour le blond. De voir la rage dans ses traits, la tension dans ses doigts, le désespoir dans ses yeux, comme la peur. Il vit une multitude de choses à la fois. Et l'androide sait à quel point il peut détester une pareille chose. Elle peut en sentir l'écho, encore plus fort, dans ses veines artificielles, maintenant qu'elle est en sa présence. C'est fort. Presque étouffant. Elle est soulagée de ne pas avoir ce besoin d'oxygène, car elle serait certainement en train d'étouffer. De faire l'une de ces crises de panique comme Galileo fait, parfois. Daniil est beaucoup, alors que Loni a longtemps été peu. Elle s'est souvent sentie minuscule, à ses côtés. Daniil l'a toujours fait déborder de ressenti, et peut-être, en vérité, est-ce l'exact raison pour laquelle elle s'est détournée de lui, une fois dans ce nouveau corps.
Car Daniil lui faisait ressentir beaucoup de choses alors qu'elle n'était pas faite pour les ressentir et que, avec cette update de sentiments, le tout devenait plus fort, plus vif. Elle a brulé de l'intérieur à en pleurer, les premières secondes. Elle s'est effrondrée certes sans manquer de souffles, mais en ayant des problèmes avec des circuits, en ayant sa puce changeant de couleurs, les doigts crispés contre les simples vêtements qu'elle portait, à ce moment là.
Alors, elle a coupé le contact. Alors, elle a fait taire sa voix, dans sa tête, et a détourné son regard de toute surface pour ne pas croiser le sien. Celui de Brian était supportable. Le sentiment était doux, simple, presque délicat, comme les tissus sur sa peau. Ceux venant de Daniil, au contraire, lui donnaient l'impression d'être en feu. De déchirer de l'intérieur mais d'exister fort, par la même occasion. De se noyer et de respirer pour la première fois, pourtant. Babylone ne possède pas de coeur, mais elle s'est imaginée, à l'instant, que c'était peut-être cela, un coeur battant à la chamade. Elle se demande encore comment les Hommes peuvent supporter une telle chose, voire la rechercher. Elle n'en a pas voulu, d'abord.
Le regard posé sur celui de Daniil, le dévisageant silencieusement, sa main prisonnière de la sienne, Loni ne sait toujours pas si elle en veut, de cette émotion. Elle est un peu plus sous contrôle, maintenant, bien qu'il ne s'agit que d'un mois, depuis qu'elle est éveillée dans un tel corps, avec de telles émois. C'est beaucoup, encore. Elle pourrait trembler si le corps était fait pour. Si elle avait activée la fonction, plus précisément. Mais l'orgueil est présent, et Loni l'a mis sur silencieux dès l'instant où elle a croisé son regard. Sa peau ne frémit pas. Elle ne peut réellement sentir la chaleur de Daniil, de sa main, dans la sienne. Elle la sait chaude, mais n'en ressent pas l'effet. La blonde préfère laisser cette fonction éteinte, pour le moment. Mew lui a si souvent parlé du contact de la peau de Jacò, contre la sienne, tandis qu'il liait ses cheveux, qu'elle préfère ne pas y goûter.
Loni reste muette sur certaines choses, par fierté. Daniil n'en a rien à faire, de cette fierté. Il pose les questions qu'il veut, et possède un don, peut-être, pour tomber sur l'exacte chose dont elle ne veut parler. Les lèvres de la blonde se pincent et si elle envisage de détourner les yeux - l'ajout d'émotions lui donne des envies stupides, tellement gamines - elle gonfle brièvement ses joues, lève le menton, et le dévisage jusqu'à ce que son regard revienne sur elle. Loni le fusille des yeux bien que les vraies balles, ce soit les mots de Daniil. Elle laisse ses joues de dégonfler avant de cracher les mots. Ne ramène pas tout à toi, Daniil. Elle renifle avec dédain, et se déloge de quelques pas, arrachant facilement sa main de son emprise, par la même occasion. Loni referme ses bras autour d'elle, bien qu'elle n'est pas froide, la fonction encore éteinte, mais ressentant la chose à l'intérieur d'elle, pourtant. Elle regarde à l'extérieur un instant, avant de se tourner vers lui de nouveau, sa jupe virevoltant, contre ses fines cuisses. J'avais besoin de m'ajuster, c'était beaucoup. Tu comprends, ou je dois t'expliquer ? Elle dit la chose en le fixant dans les yeux. Elle ne met pas de mots sur la chose, sur ce qui était trop. Elle ne l'a jamais fait, de toute manière, pour identifier pourtant elle ressentait autant, par sa faute. Avant d'être dans ce corps, et maintenant. J'avais des sentiments, avant. Avant ce corps, avec cet update. Ils sont plus développés maintenant, plus concrets. Elle lève de nouveau le menton, le regard au creux du sien, si furieuse et si fière. C'est pour ça, Niil, que je me suis éloignée. C'est pour ça que j'ai envie de partir, encore. Et de rester, aussi. Les derniers mots sont presque crachés. Loni aurait pu les garder pour elle, mais elle est tout sauf lâche. Même si tu me manques. Elle se demande, si elle réactivait les sensations, comment serait le contact des bras de Daniil, autour de son corps. Mais Loni ne préfère pas y penser. Elle est déjà en train de brûler depuis qu'il est entrée dans la buanderie.
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