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 (cliar#1) why the rain was so necessary

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contre la peau, un infini de frisson. ses vêtements lui collent à la beau et cliff court dans les rues sombres de néodam, assumé brièvement par les éclats presque violents des lampadaires qui, à certaines occasions, le font froncer des sourcils. il devrait être à l'intérieur. il devrait être chez lui, à entendre la pluie frapper contre les fenêtres et écouter les pas beaucoup trop forts de ses voisins du dessus et un peu de leur conversation, certainement. mais jad. ou plutôt, les trente-six messages qu'elle lui a envoyé pour qu'il aille chercher quelque chose à son travail dont elle a de besoin le plus tôt possible et qu'elle ne peut aller chercher elle-même car elle a des cours, ce soir. alors cliff court dans la nuit, dans les rues de néodams, un long frisson qui lui parcourt le corps en entier et surtout, la tête qui bouillonne. il devrait avoir froid. ses vêtements lui collent à la peau et il a la goutte au nez depuis quelques minutes déjà. mais le corps est bouillant, comme la cervelle, et cliff essaie uniquement de courir plus vite et surtout, de garder les pensées à l'extérieur de sa tête. la douleur confortable qui parcourt ses muscles, déjà usés par les entraînements de la journée, lui est agréable. il pense déjà au moment où il pourra aller dormir dans quelques heures et à l'absence de rêve qui sera peut-être présent. aux démons qui seront moins présents que la fatigue et au sommeil qui le prendra fort dans ses bras pour le laisser tranquille que le lendemain. et il pense au jour suivant, aussi. il pense à ses heures de travail, ses heures d'entrainement, ses heures sur netflix et d'autres, peut-être, pour voir jad. l'horaire se crée, dans sa tête. cliff ne la met jamais sur papier, mais il ne peut s'empêcher de la créer, cette horaire. elle lui apporte un confort. elle calme l'anxiété, peut-être, et l'empêche d'anticiper le pire car il a une idée de ce que sera la journée. il le fait à chaque jour. pense aux gens qu'il verra, se prépare, le temps qu'il se réveille, encore dans ses draps, aux contacts qu'il aura à avoir, au cours de la journée. ce matin, il s'était déjà préparé pour passer quelques temps en compagnie d'un ancien collègue d'exy. il a trésailler brièvement aux accolades un peu trop amicales du gars trop sympathique, mais la préparation mentale l'a aidé à prévenir son corps de la chose. il sait que, certaines journées, s'il est persuadé de ne croiser personne, il supporte à peine un effleurement contre sa peau. car il le touchait toujours lorsqu'il s'y attendait le moins. car il a marqué plus son esprit que sa peau, peut-être, au final, et que cliff essaie de se guérir de la chose de sa propre manière. il ne croit pas encore avoir réellement besoin de parler de la chose. même lorsqu'il va aux rencontres, en compagnie des jeunes, il garde l'information pour lui. curtis est un secret. curtis est une chose, une personne, un fait qui ne vaut même pas la peine d'être dit. l'homme ne mérite pas toute cette attention de sa part. alors, cliff fait son possible pour ne pas lui offrir. et à ses yeux, il y parvient pas.
car il ne pense pas à l'homme, à couvrir dans la rue, pour aller chercher les pilules contraceptives de jad. il est à peine agacé par le changement dans son horaire et le temps qu'il perd sur ce qu'il a prévu, pour cette course non prévue. la pluie tombe de plus en plus fort mais la chose lui importe peu. elle est chaude, confortable.
il ralentit son pas une fois le bâtiment en vue, passe une main contre son visage pour chasser les gouttes qui s'accrochent à ses sourcils et au bout de son nez avant d'ouvrir la porte. il est surpris, cliff, de se rendre compte qu'elle n'est pas verrouillée. le bar est fermé depuis environ une heure, déjà. 4h du matin est affiché contre l'écran de son cellulaire et pourtant, certaines lumières sont encore ouvertures. mais il sait que les shark ne sont pas des enfants de coeur, et d'autres choses se passent, derrière les portes closes. cliff n'a pas réellement peur, pourtant. les sharks sont plus responsables que les camarades que possèdent son beau-père. sauf les lumières ouvertes, cliff ne perçoit aucune preuve de la présence d'un autre. mais son oreille hors service l'empêche peut-être d'entendre quoique ce soit. il lance, par précaution tout de même, quelques paroles. j'viens juste chercher un truc que jad a oublié. cliff regarde l'endroit vide avec une certaine curiosité, quelques jours de pluies lui tombant encore contre le visage. il se sert du bas de son t-shirt - s'il était blanc, il est maintenant transparent - pour essuyer son visage. dehors, quelques coups de tonnerre sont assez forts pour qu'il les entende et que ses épaules se tendent, une seconde. le regard coule vers les fenêtres pour percevoir quelques éclairs certainement trop proches, et si cliff envisage de s'approcher pour mieux voir, la panne survenant l'instant suivant le fait grincer des dents, forts. forcément. il gronde, cherche son portable dans sa poche pour se servir comme faible lumière. il éclaire brièvement les alentours à la recherche du potentiel occupant de l'endroit avant de passer dans les backstage pour trouver ce que jad lui a demandé.
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Scar Kolisnychenko
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les membres lourds d’être restés immobiles et sous tension un peu trop longtemps, scar s’étire et tord son dos jusqu’à ce que ses vertèbres se soulagent dans un claquement sec pour le libérer du poids maintenant apaisé d’un soupire. penché depuis des heures sur le prototype d’une pièce tirée d’une bugatti, scar a les nerfs qui ont flanché depuis assez longtemps pour ne plus réellement être productif. atelier improvisé dans ce qu’ils aiment appeler le salon des sharks, l’ukrainien a perdu la lucidité, a cramé son œil valide sous la pression de la minutie dont il manque probablement à cette heure tardive, heures qu’il a laissé passer autant que son dîner qui a fini par refroidir au coin de son bureau aussi bordélique que son esprit à cet instant. scar tente de se détendre, litérallement, fait de grands mouvements, se lève et s’étire alors que la fatigue fige ses muscles peu à peu. il pense devenir fou parce qu’il n’y arrive pas; scar ne supporte pas ne pas comprendre et échouer dans ce qu’il sait faire de mieux, dévier pour mieux reconstruire. et s’il a décidé de s’installer temporairement dans cet endroit beaucoup trop sombre pour les autres, c’est seulement parce qu’il juge avoir squatté l’atelier de sami trop longtemps pour ne pas être gêné de sa propre présence. scar a des maisons différentes un peu partout, nomade aux affaires sales et oubliées, il gaspille l’hospitalité de ses amis pour son refus de s’installer pour de bon.

mais scar est bien aussi dans ce taudis perdu sous les activités des sharks, le boulot est à côté, les boissons et la bouffe à volonté, une télé, un canapé et il peut mettre la musique aussi forte qu’il le veut sans qu’un voisin ne vienne frapper à quatre heures du matin pour l’engueuler. scar peut même éparpiller tout son bordel tant que rien ne traîne quand les clients peuvent entrer. dernière règle qu’il n’a jamais vraiment bien respectée et il s’en est rendu compte le jour où un client du bar à retrouver une de ses chaussettes (sales) sous sa table. et encore là, scar a mis du temps avant de la reconnaître, sa chaussette (qui n’était de base pas la sienne). alors il a seulement profité de la fin de service de jad pour sortir son attiraille et boire bien trop de café – café dont scar a en horreur le goût mais s’obstine à avaler pour tenir les jours et les nuits sans sommeil accumulées. à croire, qu’en effet, c’est la meilleure solution à sa productivité. le seul réel problème à ce moment, c’est qu’à force de creuser les cernes sous ses yeux déjà trop sombres, il en oublie d’écouter les bruits qui l’entoure et s’il pleut dehors, il n’a pas entendu les gouttes claquer contre les vitres et est même arrivé à louper la voix qui s’est doucement élevée de l’autre côté du bar. la seule chose qui a réussi à le faire lever les yeux de son enfer pour les rouler dans ses orbites, c’est le minuteur des lumières qui s’enclenchent à quatre heures du matin pour les éteindre. habitué, c’est son œil bionique qui s’avère aussi fatigué que le droit et qui tiraille le côté gauche de son visage qui le persuade de se lever, leur entraide semble nécessaire pour l’efficacité de sa concentration. alors scar se lève, déjà excédé, juste pour appuyer sur un foutu bouton. scar se lève et soupire, passe derrière et s’approche du compteur. le doigt à peine sur le bouton, le shark tombe sur un visiteur innatendu et discerne autant le froid sur le corps mouillé que « clint? » sans attendre, les ampoules des néons claquent et illuminent la pièce presque vide après le passage des filles.

la surprise a soulevé sa poitrine et scar ne sait pas vraiment comment réagir face à un cliff silencieux et trempé. « il pleut? » obvious. scar met les pieds dans le plat et fini par lever les yeux lorsque le tonnerre se fait entendre au-dessus de leur tête. « il pleut. » obvious. scar hausse les épaules et hoche la tête comme si cliff venait de lui répondre. en réalité, le shark improvise; nage en plein délire où son silence acerbe se retrouve finalement face à lui. il ne saurait quoi lui dire à celui qui n’est visiblement plus enfermé derrière les barreaux desquels il pensait le faire un peu survivre avec son papier froissé et ses mots bancals. y a un lourd creux entre eux ou peut-être dans sa poitrine mais y a aussi ce t-shirt devenu transparent par l’eau qui le perturbe et cette ligne d’abdos et ses cheveux qui dégoulinent sur un visage dont il avait presque oublié les contours. au final, scar reste juste planter là, devant un boîtier à présent allumer, les bras ballants et le malaise persistant. « t’as besoin de quelque chose? » improvisation.
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il ne pourrait dire à quel moment exact scar est rentré dans sa vie. certainement car, de manière puérile, cliff renie ce moment ou plutôt, renie le fait de savoir exactement quand cette chose est survenue. il oublie délibérément le fait que ses souvenirs restent encore précis de ce jour, que sa mémoire porte des détails beaucoup trop précis. il n'a, de toute manière, pas besoin de sa tête pour se remémorer ; jad le fait à sa place depuis trop longtemps déjà, incapable de lâcher le fil au sujet du brun, comme s'il était la solution à de nombreux problèmes. cliff déteste cette manière de penser ; cette manière de croire que la rencontre avec une certaine personne, que de s'ouvrir à une personne et de partager sa vie avec elle peut nous sauver, rendre notre vie meilleure, notre monde meilleure. cliff n'a pas besoin d'une autre personne pour être. pour atteindre quelque chose qui pourrait plus ou moins être le bonheur. il n'a pas besoin qu'on lui prenne la main pour avancer ou alors, pour l'empêcher d'aller trop loin. il lui semble que partager sa vie avec une autre personne équivaut à se mettre une barrière. il lui semble que de ressentir son coeur perdre la tête, avoir les mains moites, ne pas savoir quoi dire - encore plus que normalement - et avoir le coeur sous l'influence des faits et mots d'un autre individu n'est pas sensé. il ne l'accepte pas ;  il a vu sa mère. il a vu les chutes. il a vu ses propres douleurs, ses propres liens contre sa propre peau jouer contre sa propre personne et le détruire, ou du moins tenter, car c'était le destin. le destin comme l'on défini l'attirance, comme l'on définit l'amour, ou encore la couleur du ciel, celle de l'eau, ou alors la pluie. il ne trouve pas que le mot explique la chose. il pleut, comme scar répète de manière presque absence, n'explique pas pourquoi il est là à trembler de froid et pourquoi il doit accepter la chose. c'est stupide. mais après, peut-être ressent-il trop de colère envers l'ensemble du monde ou alors, certaines personnes, pour laisser des chances aux autres. il se le demande, parfois. mais les questions restent sans réponses, car le joueur d'exy préfère être surpris par la vie que d'espérer une chose qui n'arrivera tout simplement pas.
il ne bouge pas. il n'ose pas bouger, qu'importe l'obscurité de l'endroit. peut-être croit-il naivement que le fait de ne pas bouger le fait disparaître un peu et que scar cessera de s'approcher mais surtout, de le fixer ainsi. les sourcils se froncent et contre son torse, le t-shirt lui semble beaucoup trop collé. il détourne le regard rapidement, remarquant que visiblement, son astuce ne fonctionne pas, avant de décoller son t-shirt d'un mouvement de mains - et qu'il ne se recolle de nouveau - tout en regardant quelque chose sur son téléphone. instagram, en fait, chose totalement inutile pour le coup, mais qui l'empêche de regarder l'occupant des lieux dans les yeux ou même de le regarder simplement et de permettre son coeur d'être un idiot ou encore, sa tête de ne plus fonctionner convenablement. non ça va. qu'il dit rapidement, le regard toujours fixé sur son instagram, faisant mine de lire quelque chose, avant de se servir de la lampe torche qui s'y trouve pour, contrairement à ses paroles, chercher quelque chose. le manque de lumières n'aide pas, comme la présence de scar qui le pousse à chercher beaucoup trop rapidement, et dans le silence des lieux, ses baskets mouillés couinent contre le parquet et le bruit ne cesse de résonner, faisant monter son niveau de nervosité et surtout, sa vitesse d'exécution comme son énervement. il désire simplement rentrer chez lui, qu'importe s'il a oublié la raison pour laquelle il veut être chez lui, et surtout, être loin de l'autre pour respirer convenablement. il lui semble qu'ils n'ont jamais été que tous les deux ensemble, jad réalisant trop souvent des soirées à trois auxquels cliff s'efforce de parler à scar le moins possible, hostile, sans paraître horrible. chose qu'il est ; horrible.
un soupir presque aussi fort que la pluie quitte ses lèvres. sur sa peau, un long frisson qui ne finit pas. il renifle malgré lui, presque certain d'être malade dans les jours à venir, pestant contre jad, toujours. contre son visage, des gouttes ne cessent de tomber de sa crinière pourtant encore courte, et dans un élan un peu rageur, clint se sert de son t-shirt mouillé également pour essuyer son visage et surtout, prendre une pause de quelques secondes pour ne pas perdre patience. il lui faut quelque seconde sans geste ni parole pour trouver le courage - l'envie - de demander de l'aide.  en fait jad a oublié  - entre ses doigts, son téléphone vibre, annonçant un message de la blonde lui disant, mot pour mot, qu'elle a trouvé ses contraceptifs. cliff pince ses lèvres et le dévisage un moment, hésite à lui répondre une horreur, ne trouve les mots, avant de lever les yeux vers scar. il papillonne quelques secondes des cils, encore énervé, avant de le voir, réellement, et de détourner vivement les yeux, embarrassé. il déteste le fait d'être incapable de le regarder dans les yeux plus de deux secondes. il lui semble, à chaque fois, que scar est capable de lire en lui. ou une connerie du genre. une chose impossible mais en laquelle sa cervelle croit et qui le rend stupide, forcément. elle l'a trouvé. la voix n'appelle pas à une réponse, ni à l'énervement. cliff claque sa langue dans son palais et tourne ses yeux vers la porte et surtout, l'extérieur. la pluie tombe encore plus fort et le tonnerre, cette fois, se fait bien entendre. il est certainement au dessus de leur tête. je vais rentrer du coup. entre le bar et son nouvel appartement, moins de dix minutes. cinq s'il court. cliff l'envisage fortement.
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Scar Kolisnychenko
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la salive a du mal à passer dans sa gorge devenue sèche, y a ce sentiment qui fait qu’elle est rêche et qu’il n’arrive pas à se comporter normalement; tiraillé entre le soulagement de l’avoir enfin en face de lui et l’envie de le mettre à la porte, scar a beau avoir eu l’égo râclé, il ne sait pas vraiment être rancunier. alors il soupire, un soupire que cliff n’entendra probablement pas et n’arrive qu’à fixer ce visage qu’il n’a pas vu depuis bien trop longtemps. il aurait envie de lui dire qu’il lui a manqué mais il n’est pas certain que ce soit vraiment le cas ni même si c’est approprié. cliff a eu l’air de tout sauf d’avoir envie de le revoir ces derniers mois alors il se demande, il se demande sérieusement ce qu’il a pu lui écrire pour qu’il l’évite à ce point.

pendant un moment, scar un peu oublié, scar a été occupé parce que max, parce que sami, parce que yasmeen, sigan, bebe, altéa, le boulot, les courses, les sharks. y a peut-être un peu trop de choses qui l’ont maintenu en-dehors de ce qu’il pensait honteusement avoir construit. mais cliff est devant lui et tout lui revient à la gueule, à arriver à se demander comment il a fait tout ce temps sans l’avoir à ses côtés. c’est con, c’est vraiment très con parce qu’en soi, il le connaît pas tant que ça. c’est juste le client du bar avec qui il a correspondu quand il était en prison; correspondance presque à sens unique. ouais, c’est pas grand-chose dans le fond. et scar, scar ça le fait rager d’être autant pris dans le bide par cette situation alors que c’est vraiment juste très con.

scar aime pas s’attacher, croit pas en l’amour éternel parce que trop de déceptions, trop d’espoirs vains et quand en arrivent d’autres, il se laisse avoir comme un bleu en pensant que cette fois, cette fois-là, peut-être que ça marchera. mais en vrai, ça marche jamais parce que scar est pas fait pour tout ça et fait rien pour que ça marche. il a pas envie mais continue de croire au fin fond qu’un jour, ça marchera peut-être. alors il déglutit difficilement face à la vision que cliff lui offre sans même le savoir, à être trempé dans l’obscurité, à s’essuyer impunément le visage tout en laissant voir ce qu’il a de plus intéressant à voir. scar a du mal à détourner son regard mais finit par le faire lorsque cliff prend la parole.

évidemment, jad est impliquée. et ça l’étonne pas beaucoup, scar. parce qu’il sait, il sait pertinemment que cliff serait pas venu dans l’antre s’il avait su que scar s’y trouvait. alors il sait pas trop quoi penser quand ses poings se serrent un peu trop fort et que sa poitrine s’affaisse par une colère qu’il ne sait expliquer. et puis, le pas s’enclenche de lui-même comme si ses pieds venaient seulement de se décoincer du sol et dépasse cliff pour passer à nouveau du côté du bar, sans un mot prononcé. seules les lumières de l’extérieur permettent de percevoir les ombres de l’intérieur mais scar n’a aucun problème à tout distinguer et se dirige vers son sac de sport duquel il sort une serviette avant de la lancer à cliff. « reste là deux minutes, le temps que ça se calme. » s’il tente de cacher sa mâchoire serrée, la voix de l’ukrainien est plus dure sans même qu’il s’en rende compte « ou je peux te ramener, ma voiture est dans la rue. » voiture dont il ne connaît pas le propriétaire, en réalité. mais dans la rue dans tous les cas. masi scar finit par s’installer à son bureau improvisé sans vraiment sous-entendre que cliff a quelconque choix. « t’as soif? » parce qu’il sait qu’en temps normal, c’est ce qu’il aurait proposé alors il essaie, il essaie juste de se persuader qu’il est pas tant énervé et que tout va bien.
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il sent, au fond de sa poche, la pression beaucoup trop lourde de son téléphone. il voit, lorsque les paupières se ferment, les derniers messages envoyés et les conneries qu'il a bien pu dire, sous une impulsion de courage ou alors, de stupidité plutôt. cliff ne désire que quitter les lieux. une part de lui a passé de longues minutes à hésiter et vouloir supprimer les messages envoyés comme si la chose pouvait totalement les supprimer. mais il sait que scar les a reçu ; il ne peut plus les retenir. il a tenté, pourtant, de manière assez pathétique, d'effacer un peu ses tentatives de réponses à l'attention que le brun lui donnait. il doute être parvenu à quoique ce soit d'autres que d'être stupide. et il l'est, stupide. tellement stupide qu'il est plus fermé que normalement, certainement. la fatigue se lit sur ses traits pourtant fermés et il fronce un peu plus des sourcils, pince ses lèvres et sent ses jambes qui le dérangent, une envie de courir dans les orteils et surtout, de ne pas se retourner. il aime le lieu, pourtant. il aime le bar et la musique, et l'ambiance et surtout, le fait que du coin des yeux, il peut voir scar sans trop arriver l'attention. mais ce soir, cette fois-ci, il ne peut pas le regarder du coin des yeux, même pas. il préfère lui tourner le dos. pourtant, il le sent. il sent sa présence, lourde et présente, proche de lui. cliff a cette impression d'être hypersensible, soudainement, beaucoup trop conscient de la présence de scar et de ne pouvoir supporter la chose. son corps est en alerte. son esprit panique à savoir que l'orage le tient plus ou moins enfermé et qu'il ne peut tout simplement pas dégager facilement. normalement, les gens au alentour et surtout, la présence de jad, lui sert comme barrière. il se camoufle presque derrière elle, parle au brun via la blonde, et garde les interactions directes au strict minimum. mais ce soir, il ne peut pas. il n'a même pas son téléphone entre les doigts pour servir de barrière comme la veille ou encore, ce matin. ou cet après midi, même. le mur n'est pas présent. même son t-shirt est transparent et ne le protège plus réellement. et il ne trouve pas les mots. il ne trouve pas les gestes. ni la sortie. la sortie qu'il aimerait prendre pour ne pas revenir.
le regard est fixé partout, surtout ailleurs, surtout contre les gouttes qui perlent et percutent les fenêtres du bar. il envisage encore de courir, toujours plus vite, toujours plus loin, lorsqu'une serviette le percute presque en plein visage. cliff s'en empare avant qu'elle n'échoue contre le plancher et tourne brièvement les yeux vers scar. il ne le remercie pas. il tente de le faire ; les lèvres s'ouvrent pour dire merci mais se referme rapidement, et il se contente d'hocher simplement de la tête, chose que l'autre ne voit certainement pas, avant de s'essuyer le visage. ouais non, j'te dérange ça paraît. qu'il lance sans gêne, ou peut-être énormément aussi, car le ton est brusque et que les paroles quittent ses lèvres trop rapidement. cliff soupire et s'approche un peu plus de la fenêtre, dévisage la pluie. il ne regarde pas scar. il ne peut pas. comme il n'a pas pu lui envoyer les dizaines de lettres qu'il lui a écrit, pendant les mois derrière les barreaux. il ne le regarde pas car il ne peut pas désirer plus, en sachant qu'il n'aura pas la chose. cliff sait que l'espoir est une connerie surtout au niveau relationnel, et qu'il n'est surtout pas fait pour cela. te casse pas la tête pour moi. je dégage. il aimerait bien un café chaud en réalité, quelque chose d'assez puissant pour lui réveiller l'esprit, mais il doute qu'une telle chose soit présente dans le bar et il sait, aussi, que le brun n'a pas envie de lui parler. il suffit de voir l'absence de répondre sur son téléphone. il suffit d'entendre le ton de sa voix. au final, c'est lui qui avait raison et non jad, pour l’interprétation de ses messages. et c'est peut-être tant mieux comme ça. de toute manière, il ne saurait pas quoi faire de ça, d'eux. cliff supporte à peine d'être un dans sa vie, parvient à peine à se supporter lui-même, alors une autre personne, c'est du n'importe quoi. il est mieux sans tout ça.
dehors, l'orage gronde encore. le vent est fort ; il suffit de voir les vagues de pluie qui se forment sur le bitume à chaque élan trop violent. la chose est presque belle, mais surtout dérangeante. deux minutes sont passées. la tempête ne s'est toujours pas calmée. il doute qu'elle le fera prochainement. cliff serre un peu plus ses lèvres. dans ses baskets, ses chaussettes sont mouillées. il en ressent déjà un grand inconfort. scar il quitte ses lèvres avant que le cerveau le capte, ce mot. le joueur d'exy a le souffle qui reste pris dans sa gorge, une seconde, avant que le choc passe. dans le reflet de la fenêtre, il essaie de capter la figure de l'autre, mais il fait trop noir. il ne se retourne pas pour le regarder. il n'ouvre pas non plus la bouche pour dire autre chose, tout simplement car il ne sait pas quoi dire. dans sa gorge, un millier de début de phrases mais aucun ne mène à quoique ce soit. chaque parole semble trop forcé ou fausse et il préfère le silence. il aimerait que les gens comprennent ses silences. même jad ne les comprend pas, pas tout le temps. elle s'efforce juste de présumer la plupart du temps et y parvient, si elle s'acharne assez. mais cliff fait des efforts pour rester loin des gens, par sa timidité et surtout, par peur de foirer ou encore, de se ridiculiser, si bien qu'il ne sait pas escalader ses propres frontières. il s'est enfermé lui-même en se disant que la chose représentait le confort dont il avait de besoin. il y croit encore, parfois. puis d'autres, il attend qu'on vienne de le sortir de cette merde avant de se rappeler qu'il n'a besoin de personne. il ne veut pas l'aide de quique ce soit. la solitude lui plait.
et pourtant, il cherche la figure de scar dans le reflet de la vitre, encore. il espère le café qu'il n'a pas demandé et que scar lui prenne le bras et le force à attendre ou à monter dans sa voiture, ou qu'il réponde à ses messages sans lui parler, que son téléphone vibre dans sa poche, que le monde change, que sa soulmark disparaissse et que -
que rien. parce que c'est con, espérer. et cliff, il le sait. il le sait. alors, il ferme les yeux, il les ferme et il fait ses pas finals, vers la sortie. il n'a rien à foutre ici.
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Scar Kolisnychenko
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c’est difficile de savoir ce que cliff pense quand il ne sait même pas ce que lui-même pense vraiment de tout ça. c’est toujours con, en fait, parce que scar, il en jamais rien eu à foutre réellement de ce que les gens pensaient jusqu’à une personne. jusqu’à ce que le regard d’une seule personne réussisse à mettre en doute tout ce qu’il a construit de lui-même depuis toujours. sybil a rempli des vides dont il n’avait pas conscience, sybil a été salvatrice de maux qu’il avait cachés pour mieux les oublier. il s’est accroché à des espoirs qu’elle semblait lui donner, à croire en quelque chose qu’elle a construit pour lui et qu’il ne connaissait pas avant. elle a fait tout ça pour lui et a fini par le détruire avec quelques mots, quelques mots qui ont damné un adolescent dans les méandres d’un brisement de cœur. peine d’amour quand il ne savait même pas ce que ça voulait dire. il a jamais demandé à y croire et on lui a foutu dans les mains sans lui demander son avis. c’est peut-être la chose la plus cruelle qu’on lui ait faite mais scar a relevé la tête un peu trop vite pour croire que tout était de sa faute à elle. stupide et jeune, il garde en lui la cicatrice qui semble vouloir se rouvrir à chaque regard différent.

il a voulu dire à ameera que les espoirs étaient dangereux, que les gens peuvent être mauvais sans même le vouloir – il croit fortement à la maladresse et au non-savoir faire des gens. c’est pas de leur faute, personne n’apprend ça à l’école et au final, c’est peut-être en y allant pas que scar a pu comprendre tout ça. les gens savent pas faire et si scar pense avoir plus de contrôle, il s’est retrouvé défié même après son premier amour. parce qu’il faut arrêter de le nier et même si scar a encore du mal à l’avouer, bebe a été la suite de sa dégringolade sentimentale. son cœur a souffert en silence sans même le dire à son propriétaire. scar a fermé les yeux sur sa peine et a tenté de la panser en pensant qu’elle n’existait pas. pourtant, elle est là, elle est béante et douloureuse mais c’est comme si scar avait réussi à la faire taire pour continuer de vivre normalement, comme avant. comme avant tout ça, comme avant bebe, comme avant sybil. et maintenant que cliff est devant lui, il se demande si le schéma ne se répète pas continuellement alors que le vide continue de se creuser depuis que la brune a choisi un autre que lui.

son cœur se serre aux mots de l’autre et si cliff pense déranger, ils sont deux idiots à trop réfléchir et à passer à côté d’absolument tout. mais ce qui l’énerve le plus c’est d’avoir l’impression de tout faire vainement pour qu’il comprenne – les messages de l’après-midi même n’étaient pas suffisants ? scar marche sur des œufs et ses mots ne demandent qu’à lui bondir à la gueule. pourquoi c’est si difficile avec lui ? cliff semble si distant, voire inintéressé. scar en fait sûrement trop pour le mettre à l’aise et il soupire, il soupire peut-être un peu trop fort parce qu’il déteste ça, être passif de quelque chose qui est pourtant toujours si simple. il se murmure d’ailleurs qu’il tuera jad pour ça. pour cette gêne et cette frustration constante. ces mots tournent en boucle, assez pour qu’il garde toujours ce minime espoir de se tromper, qu’il se fait des idées et que, peut-être, juste peut-être cliff ne sache vraiment pas y faire.

il a la tête entre ses mains à chercher pourquoi et surtout comment, comment ils en sont arrivés à se fuir dans l’espoir de se trouver. la fatigue tape contre son crâne et ses yeux ne suivent plus bien, y a que le son de la pluie contre les vitres et le toit qui résonne jusqu’à lui et puis son nom. son nom prononcé dans le vide et le silence qu’ils ont planté. scar pense avoir halluciné, il a pas vaiment entendu, sûrement à cause du sommeil qui ne demande qu’à être attrapé. pourtant scar doute mais scar ne fait rien, ne dit rien, ne bouge même plus de peur que cliff ne soit plus là quand il se retournera. et maintenant, il sait plus s’il l’a vraiment entendu ou s’il l’a seulement imaginé. mais quand il entend les pas de cliff s’éloigner de la vitre puis suivre le chemin de l’entrée, y a sa poitrine qui se soulève et le regret déjà de ne rien faire pour le rattraper. il sait pas s’il doit, s’il peut. et la porte claque derrière le passage du poète. il sait pas s’il doit, s’il peut. et ses poings se serrent, scar rage tout seul, se lève et frappe sur la table. et si jad était là, elle lui dirait qu’il est con et qu’il devrait lui courir après. et si ameera était là –

« fuck. » ses muscles se crispent et se relâchent d’un coup, scar se précipite jusqu’à la porte et cherche la silhouette de cliff dans la rue. il pleut tellement que sa vision se brouille dans la nuit mais un peu au loin, il le voit et scar peste, peste fortement à la sensation de l’eau froide sur son corps quand il décide de se mettre à courir. il lui suffit de peu avant de rattraper la silhouette de cliff, de peu pour lui attraper le bras et le forcer à rebrousser chemin. « retourne dans le bar, cliff, tu peux pas rentrer sous cette pluie. il gêle putain. » et si cliff se défend, scar resserre son emprise sur son poignet jusqu’à ce qu’il le pousse sous une enseigne de magasin, là où la pluie ne peut plus les atteindre. « fais pas l’enfant et rentre dans ce putain de bar sinon je le fais de force. » l’autorité a remplacé la teinte de ses yeux et a serré sa mâchoire si fort que scar en a mal aux dents. son cœur pense crever sous le froid et la rage de perdre le contrôle. le contrôle de tout; de lui-même comme celui de cette situation qui tourne au ridicule. et sans même s’en rendre compte, scar a toujours le poignet de cliff entre ses doigts qu’il a desserrés pour le laisser respirer. « s’il-te-plaît. » qu’il finit par ponctuer dans l’espoir que ça change quelque chose.
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il ne fuit pas ; il quitte les lieux. il y a une différence dans la chose, qu'il se dit. il n'a aucune raison d'être encore sur les lieux, aucune raison de rester, de ne pas partir. il n'a pas peur de la pluie, encore moins des orages. les excuses n'existent pas. alors le poète pousse la porte et quitte les lieux car c'est la seule chose à faire, et non pas car il est lâche, lâche et pitoyable et qu'il préfère fuir scar que de trouver les mots à dire et peut-être parvenir à quelque chose avec quelqu'un pour une fois, dans sa vie. il suffit d'à peine un pas pour que la pluie s'abat de nouveau sur sa tête et contre ses vêtements déjà humides. cliff laisse brièvement les yeux au ciel, laisse les gouttes tomber contre ses traits, essuie son visage d'une main puis, une bonne inspiration dans les poumons, se met à courir en direction de son appartement en faisant attention à l'endroit où il pose ses baskets. les rues sont déjà plus ou moins envahies par des flasques d'eau et il n'a pas envie de noyer encore plus ses chaussettes. il n'a pas l'argent, non plus, de s'acheter une autre paire de chaussure de sport et espère parvenir à les sécher convenablement une fois rendu chez lui. il se concentre malgré lui sur la chose, sur ce qu'il fera pour les sécher chez lui, pour ne pas penser à scar. pour ne pas penser aux messages, aux silences, aux regards et surtout, au bordel dans ses tripes et dans sa tête. il y parvient, cliff, car il a des années de pratique. des mois de pratique en ce qui concerne scar. il aime son visage mais de loin. il aime ce qu'il y a à l'intérieur mais qu'à travers le papier ou son portable. le reste, il fuit.
il fuit et détourne les yeux, détourne son coeur, sa tête, tout, pour ne pas creuser, pour ne pas découvrir plus de la chose. il étouffe les élans d'émotion qui le traversent et les empêchent de grandir car il ne cesse de se sentir plus petit à chaque fois, plus fragile à chaque fois que la chose croît dans ses tripes.
il n'aime pas ça.
il déteste ça.
et pourtant.
pourtant, il ne court pas aussi vite qu'il le pourrait. il ne court pas vite, cliff, si bien que scar le rejoint rapidement, s'empare de son poignet et le force à cesser sa course. le coeur est en bordel. le coeur est en bordel et il ne pourrait pas dire si c'est sous la colère d'être arrêter ou car scar est là, qu'il l'a suivi et qu'il le retient. pourquoi le retient-il ? pourquoi quelqu'un essaie de le retenir ? il a l'impression qu'on lui coupe les ailes. et en même temps, lorsqu'il inspire, ses poumons se remplacent d'un air presque trop pur, trop frais.
cliff fronce des sourcils et agite son bras, fort, pour essayer de se dégager. les sourcils sont froncés et l'esprit en bordel, les émotions se confondent et le mécanisme de défense éclate, fort. t'es con ? j'rentre chez moi merde. j'compte pas rester sous la pluie. lâche moi. c'est toi qui m'force à rester là. le regard est noir. s'il est à l'abri de la pluie, sous l'enseigne, quelques gouttes lui tombent toujours devant les yeux, venant de ses cheveux. cliff serre les dents et inspire du nez, en colère, tellement en colère, incapable de se calmer et de réfléchir. son corps est froid sauf son poignet ; son poignet lui brûle comme il lui arrive de brûler le monde, sous la colère, sous l'émotion trop forte. mais heureusement, aucune flamme ne brûle et la pluie pourrait tout éteindre. heureusement, il ne peut créer la chose. le démon qu'il est contrôle ce qui existe et ne peut créer.
le poing se serre. il s'apprête, dans un dernier élan de colère, à dégager son bras vivement pour reprendre sa route.
mais
s'il te plait.
mais s'il te plait.
les dents se serrent et les iris se font plus noirs, si possibles. à peine une seconde, avant qu'il ne baisse les yeux et gronde quelque chose entre ses lippes, soupire et jure. c'est bon lâche moi, j'te suis. il marmonne bas, résigné, le coeur qui bat fort, dans sa poitrine. les lippes ne savent pas si elles veulent se tordre pour un sourire ou une grimace. cliff ne sait pas non plus. il décide simplement de ne pas vouloir savoir. de rentrer avec lui, à l'abris, le temps que la pluie se calme. ensuite, il partira. ensuite, demain sera et aujourd'hui ne sera plus. tout simplement. il ne cède pas. il ne rêve pas. il ne se fait pas d'idées. il a froid aux pieds, simplement, et sait qu'un rhume le ralentirait et l'empêcherait peut-être de travailler. il n'a pas les moyens de manquer une journée.
il n'a pas les moyens de laisser son coeur se noyer sous les sentiments.
il ne sait pas, entre scar et la pluie, lequel est plus susceptible de le noyer.
son regard coule vers le brun, presque furtif, presque ailleurs. cliff est incapable de le regarder réellement. le regarder serait ne plus être capable de détourner les yeux, ensuite. il y a un piège. il le sait. il y a un piège. et cliff n'a pas envie de se retrouver enfermé quelque part de nouveau. sa vie est une suite sans fin de prison et de cage. même son coeur n'en est plus capable ; il essaie de sortir de sa cage thoracicle.
scar le regarde. cliff n'aime pas quand scar le regarde. il n'aime pas ce qu'il y voit. il en a peur. quoi ? qu'il aboie presque, avant de le contourner un peu trop vite et de retourner vers le bar sans lui. la porte n'est pas verrouillée. il la pousse et s'empare de la serviette laissée sur une table tout proche, essuie encore son visage et laisse un frisson se glisser contre sa peau, lourd, à cause du froid. la pluie était chaude, elle, au moins. on gèle encore plus dans ton bar que dehors. il tire une chaise et se laisse tomber, passe une main dans ses cheveux qui dégoulinent encore et, forcément, ne le regarde pas.
son corps tremble.
ça ne vient pas du froid.
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Scar Kolisnychenko
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scar a pas besoin de courir après les gens, s’ils veulent partir ; qu’ils partent. scar a l’esprit trop rempli, bien trop rempli, de tout et beaucoup de rien, son cerveau est en perpétuel ébulition. il n’a jamais vraiment pris l’habitude de croire que c’était nécessaire de rattraper ceux qui se barraient. reste si tu le veux. alors il court pas après les gens, s’accroche parfois pour finir par être déçu mais se relève souvent vite, pense rapidement à autre chose – parce que y a trop de trucs auxquels il faut penser. dans son monde, y a jamais assez de temps pour tout ce qu’il a à faire, à dire, à montrer, à penser. y a jamais assez de temps pour en perdre. encore moins pour ceux qui ne veulent juste pas rester. ça finit souvent par des regrets quand il y pense, y a beaucoup de « et si » dans son esprit mais souvent pas longtemps parce que y a toujours sami à aider, une pièce à démonter, un truc à bricoler, un vlog à tourner, de la guitare à jouer, une voiture à voler et plein de trucs avec lesquels scar est doué – et il ne l’est pas quand il s’agit de croire que les gens partent pour qu’on leur demande de rester.

pendant un instant, il a hésité mais est parvenu rapidement à la solution qu’il fallait courir après cliff. il sait pas bien pourquoi il se retrouve tremper à lui demander de rentrer, à lui demander silencieusement de rester un peu plus avec lui – pas à travers le noir sur le papier qui se faisait pourtant rare, pas à travers un écran sur lequel scar bute à chaque mot pour trouver le bon orthographe ou la bonne grammaire. il sait pas bien pourquoi c’est si important de le revoir enfin – l’histoire n’a pas eu de fin. une histoire que peut-être seul scar s’est cru conter qu’il tente de continuer ou de finir comme elle le devrait. il pensait pas que ce serait si important, que de simples morceaux de papiers, avec des mots assemblés par si hasardement que ça, occuperaient autant son esprit déjà trop encombré. il avait pas besoin de tout ça; ou peut-être que, justement, c’était la seule chose dont il avait besoin à ce moment-là. gamin égoïste qui veut le poète pour lui tout seul ce soir, qu’il veut voir, regarder, dont il veut capter le regard. cliff est si distant, fuyant, qu’il hésite encore sur la réelle couleur de ses yeux. est-ce qu’ils sont noirs ? bruns ? noisettes ? peut-être même qu’il a les yeux bleus. il sait plus vraiment. les souvenirs de jad, cliff et de scar sont lointains, ceux du client silencieux, presque fantôme, aux regards timides ne l’aideront pas non plus et s’il pouvait ôter ce doute avec l’une des (nombreuses) photos qu’il garde dans son téléphone, il préfèrerait s’en assurer avec le vrai.
il le tient entre ses doigts, peut-être un peu trop fort, ou pas assez, il le tient et ne voudra pas le lâcher. seulement s’assurer que, cette fois, la couleur de son regard ne lui échappera pas. pourtant, il les voit pas assez ses yeux sous la lumière des lampadaires. cliff a les sourcils froncés, par la pluie ou par l’agacement. mais scar continue de chercher jusqu’à ne plus réellement sentir le froid engouffré contre ses os par la pluie qui a eu le temps de coller ses cheveux contre son front. peut-être que scar a juste oublié d’y penser, à ce froid qui le fait frissoner.

et s’il n’a pas senti la prise se relâcher sur le poignet de cliff, scar le voit partir, s’échapper pour rejoindre le bar comme demandé. son regard fixe a du le faire flipper et scar soupire, essuie son visage et râle, grogne entre ses deux et peste contre lui-même à mi-voix. et finalement, il rebrousse chemin à son tour, plus lentement cette fois et tant pis si la pluie le trempe un peu plus; cliff est rentré.

tant pis s’il est malade demain, tant pis s’il doit renifler ou si ses vêtements ne sont pas secs – il sait de toute manière qu’aucun de ses vêtements ne doit réellement être propre de toute façon. il laisse un peu tout traîner pour retrouver plus tard. il emprunte un peu trop les machines à laver des autres comme leurs canapés et scar n’a jamais vraiment aimé ça mais si c’est en quelque sorte son choix. dépendre des autres pour vivre, il préfère finalement abuser du déo ou des remarques abusives de jad sur l’odeur qui empeste le bar. tant pis, au final.
sauf que cliff a raison, il fait presque plus froid dans le bar et il lui a donné la seule serviette qui traînait dans le linge que jad a lavé pour lui. « les chauffages doivent être hs à cause de la panne de courant. » la voix toujours agacée pourtant bien plus posée, le sharks finit par soupirer et se diriger vers l’arrière du bar, là où il pourra régler le problème.
trempé, il retire son t-shirt d’un geste pour s’essuyer le visage comme il peut puis les mains (vainement) et foutre ses mains dans le compteur électrique. quelques clics et les néons claquent pour se rallumer, probablement les chauffages avec. et lorsque scar retourne du côté du bar, il attrape à la hâte un t-shirt sec pour l’enfiler et passer juste derrière en chevauchant le comptoir. « du coup, tu veux quelque chose maintenant? un café, une bière, un cocktail? » la voix est froide mais moins que tout à l’heure, réchauffée par les lumières et surtout, la présence de cliff. « j’ai des fringues sèches que jad a lavées si tu veux aussi. » et il lance ça là, sans réellement attendre de réponse. parce que, de toute façon, scar sait très bien ce que cliff prendra. il a eu l’habitude pendant longtemps mais sûrement pas assez. alors il prépare deux cafés en silence, remettant ses cheveux, devenus trop longs, en arrière lorsqu’ils viennent chatouiller son nez. et finalement, il dépose une tasse devant cliff et s’assoit devant la pièce de voiture démontée dont il était en train de s’occuper. « my tongue is weak right now. don’t really know what language to speak in. » il sait pas comment lui parler, quoi lui dire. il sait pas ce qu'il a le droit de dire, ce qui pourrait le faire fuir. et si ses nerfs sont à vif, scar soupire. après quelques instants de silence, il a fui le regard pour chercher ses mots, pour trouver le courage (peut-être) de ressortir un poème dont clint aura l’écho. un poème dont les mots ont été douce et muette litanie dans son esprit. et cette fois, son regard s’est levé pour chercher celui de l’autre et trouver la paix.
ses yeux sont bruns mais peut-être trop bruns, trop sombres jusqu’à être noirs.
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il s'est décidé à détourner le regard vers un ailleurs absent et compte bien y rester. cliff ne veut pas l'observer. il n'a pas envie de le regarder, de voir quelque chose ou encore pire, de penser voir quelque chose qui n'est pas présent. cliff n'aime pas se faire des idées, des espoirs sur des choses qui n'existent pas. il n'aime pas ce que les gens peuvent lui faire ressentir, surtout. le vertige qui le prend par les tripes, face à scar, depuis quelques années déjà. il ne saurait dire combien de temps. juste un simple crush un peu idiot qui lui gruge les entrailles depuis un bon moment, déjà. l'oeil qui vagabonde sans cesser vers le brun sans qu'il ne le veuille. son corps qui se tend, sans cesse, et la frustration qui se glisse dans son coeur face aux sentiments qui le prennent. aux sentiments qu'il ne peut étouffer. ce ne sont que des échos, des minimes sentiments qui ne veulent pas dire grand chose, car le coeur ne peut s'éprendre d'une personne qu'il ne connait pas et cliff nie l'envie de le connaître réellement et étouffer l'élan d'émotions qui le prend depuis un long moment, déjà. il n'a pas envie de s'attacher. il n'en a assez des gens, au final, et se porte bien seul. il n'a pas de place pour une autre personne dans sa vie, pour changer son horaire et surtout, vivre pour un autre, faire des compromis et - et penser à ces choses ne sert à rien, car ces choses n'arriveront pas, qu'importe ce qu'il fait. il ne veut pas de lui. il ne veut pas d'eux. il ne veut de personne, sauf lui-même, et peut-être un peu plus de confort. cliff ne cherche pas l'appui des autres ou encore leur amour ; il est capable de vivre par lui-même. il ne veut pas de l'amour. il ne veut pas de la tendresse ; de toute manière. il ne saurait pas quoi en faire. azalea lui a souvent dit, lors de leur dispute, qu'il n'était pas capable de tendresse ou d'amour. et il le sait. il le sait qu'il a un problème, avec ça, et cliff ne fera rien, surement, pour changer cela. parce que de toute manière, il n'a besoin de personne. il est bien seul, avec lui-même.
il est bien,  à ne pas regarder scar, assis dans le bar, à dévisager les gouttes de pluie qui tombent contre les fenêtres et à entendre le bruit qu'elles font, toutes, à faire cette danse commune. il essaie de ne pas penser au fait qu'il se trouve en ces lieux car il n'a pas été capable de refuser à scar de revenir. il essaie de ne pas penser à ce noeud dans ses tripes, à cette brulure qu'il sent, contre son visage, sa joue peut-être, là où le regard du brun se pose. il essaie de garder son regard fixe sur la pluie et non ailleurs, car son esprit est concentré ailleurs, précisément, et qu'il ne veut pas lui accordé raison ou satisfaction. il ne veut pas plonger son regard au creux de celui de scar, et surtout, il essaie de ne pas penser aux messages envoyés plus tôt dans la journée, dont les derniers surtout, qui étaient emplis d'un espoir pathétique qu'il déteste, juste pour exister. parler avec une personne via des messages lui retire sa méfiance et lui donne de l'espoir qu'il déteste, qu'il méprise si fort, et il oublie. il a oublié, comme un idiot, pris dans l'échange des mots, un sourire un peu bête sur les lippes. il préfère encore les lettres. au moins, il avait le temps de retrouver sa raison, avant de les envoyer. au moins, il avait droit à un temps de réflexion, avant d'envoyer quoique ce soit. des pas à faire, un timbre à mettre, un prix à payer. avec les sms, c'est différent. il suffit d'un clic et le message est envoyé. il s'est fait prendre au jeu. il s'est rendu compte trop tard de sa connerie, de la vérité de la chose, du fait que les messages étaient tellement envoyés et que la conversation avait réellement lieu.
il laisse scar croire que le tremblement de son corps vient du froid. mais cliff sait ; c'est l'énervement. la colère contre le shark, mais surtout contre lui-même. sa tête est prise dans une tempête de rage et d'insultes, mais surtout de tension et de peur, bien que cliff nie la chose avec force et ne porte pas attention à la peur qui l'habite. les sentiments n'ont jamais été une chose qui l'enchantent. il les a toujours détesté. ils le rendent faibles.  
il tend un regard vers l'intérieur du bar, furtif, après quelques bruits de pas. scar a disparu de sa vie. cliff est seul. les lèvres se pincent et, un long moment, il laisse son regard plané vers la porte puis l'intérieur du bar, sans savoir quoi faire. une part de lui a envie de rentrer et d'oublier la soirée. de supprimer les messages envoyés et peut-être de bloquer scar sur snap. il envisage, brièvement, de lui faire croire que son téléphone est hs si le brun lui envoie des messages, mais il doute que jad appuie son mensonge. les lèvres se pincent un peu plus fort et il soupire, appuyant son visage entre ses mains un moment, ses épaules presque douloureuses par la tension qui les habite. le noir est remplacé par un élan de rouge, derrière ses paupières fermées, et le joueur d'exy ouvre les yeux pour s'apercevoir que l'électricité est revenu. il dévisage les lieux une seconde, assez pour capter scar qui revient et apercevoir, du coin de l'oeil, un bout de son torse. son cou hurle presque de douleur face au mouvement brusque de tête qu'il fait, pour se détourner de lui, machoire serrée et le souffle coupé, le corps tendu. les yeux ont voulus d'attarder, mais cliff leur a refusé. les dents serrées, il inspire doucement face aux propositions presque tentantes. mais pourtant. j'ai besoin de rien, ça va.   le corps tremble d'autre chose, certes, mais le froid reste présent. il n'a pas d'argent, s'il tombe malade, pour payer des médicaments. tomber malade et manquer quelques jours de travail serait horrible. et certes, oui, un café lui fait envie. terriblement envie. mais cliff est têtu, beaucoup trop. quand la pluie arrête, je pars - le regard coule vers scar, derrière le comptoir, et si cliff dévisage attentivement une certaine mèche de cheveux, il garde la chose pour lui - voire l'ignore royalement et fait mine que son geste n'a pas eu lieu  - et détourne le regard vers la fenêtre une nouvelle fois, lorsque l'autre bouge.
les sourcils se froncent, lorsque la tasse se pose devant lui. il pourrait se berner et croire qu'elle est pour scar, mais le brun a une seconde tasse, pour lui. il inspire un peu brusquement par les narines, cliff, et ouvre la bouche. j'ai dit que - la voix de scar tombe, pour laisser s'enfuir quelques mots. cliff ferme sa bouche, et le dévisage. cette fois-ci, il ne détourne pas les yeux. il en est incapable. dehors, la pluie tombe toujours à peine puissance, mais il ne l'entend plus tellement ; le bruit de son coeur est aussi étouffant. le silence plane, un moment. son regard lui brule, à être plongé au fond du sien. il pourrait dire certains mots. il n'en trouve pas. au final, cliff détourne les yeux et prend son café, ce café dont il ne voulait pas, et en prend une légère gorgée. le liquide, chaud, se fraie un chemin dans sa gorge et le calme, un instant. les lèvres s'ouvrent à peine, soufflent. merci et il renifle, à cause du froid, et soupire. un souffle tremblant, presque brisé, qui tremble aussi fort que son corps. le coeur palpite toujours fort. il est amer, ton café. il goute la merde, surtout. cliff en a connu des meilleurs, énormément. mais le café est chaud, et cliff a froid, alors il lui adresse un simple sourire, presque trop léger, et prend une autre gorgée, à tenir la tasse à deux mains, pour les réchauffer eux aussi. il était pas à propos de toi, hein. c'est juste un nouveau poème. et il grimace, à peine les mots dits, car le mensonge est confortable mais qu'il est honteux de s'en servir mais qu'il - cliff ne détourne pas ses mots et ne recule pas. de toute manière, il est mieux seul. il n'a besoin de personne. il n'a pas besoin de scar.
dans l'air, entre l'humidité de la pluie, l'amertume du café, autre chose. l'odeur de scar. cliff la reconnait. my favorite thing about you is your smell.
you smell like -
earth
herbs
gardens.

mais cliff garde cela pour lui. il l'a écrit sur des milliers de recueil, des milliers de gens l'ont lu, mais il ne le dit pas, pas à haute voix. cliff se cache dans sa forteresse et insulte; shit qu'importe si dans sa tête, en fermant les yeux, il revoit les mots exacts, la pensée exacte.
a little more humain than the rest of us.
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Cliff a ce regard que Scar voudrait toiser durant des heures, aussi froid soit-il. Fascinant, ce regard qu’il tentait de capter avec des sourires aussi joueurs qu’accrocheurs qui finit par fuir encore. Ca le fait presque sourire, Scar, presque, juste un rictus qui déforme le coin de ses lèvres au goût amer d’un souvenir qu’il s’est souvent trop rappelé pendant l’absence du poète. Scar aimerait ne pas comprendre ce qui est en train de se passer, ce qui a commencé avant même que Cliff mette un pied dans le bar ce soir. Cette chaleur qui l’envahit tout en sachant que ça n’a rien à voir avec les radiateurs à peine mis en route. Cette chaleur qui se faufile et attrape ses tripes et son cœur pour lui faire croire qu’à présent, tout va mieux. Ce n’est pas si faux, dans le fond, tout va mieux depuis que Cliff est devant lui. Tout va mieux même s’il remarque rapidement qu’il n’a pas perdu cette habitude à envoyer des signaux au paradoxe qui n’ont jamais cessé de le troubler. Pourtant, Cliff a su répondre quelques fois, Cliff est encore là. Alors Scar cherche ce regard sans même s’en rendre compte, le fixe peut-être un peu trop alors que le café réchauffe ses mains, elles, froides. Il cherche peut-être à savoir ce qu’il se passe dans la tête de celui dont il découvre les traits – le shark n’a jamais eu l’occasion de laisser glisser son regard de cette façon sur le visage de Cliff et ce soir, alors que l’ancien prisonier regarde ailleurs, Scar s’autorise à prendre en compte les détails qu’il n’a jamais pu voir avant. Il y avait toujours Jad autour ou la pénombre du bar quand il s’asseyait encore à la même place. Ce soir, ils ne sont que tous les deux à attendre que la pluie ne cesse ou peut-être qu’ils attendent autre chose. Un autre chose qui leur tomberait dessus sans q’ils s’y attendent, qui pourrait faire tout changer, tout chambouler mais Scar n’y croit pas, n’a jamais vraiment cru à cet autre chose qui empêcherait peut-être Cliff de partir ou le pousserait à rester, juste un peu plus.
Alors son regard se détourne enfin et la tasse trouve les lèvres du brun. « I’ve never liked coffee here. » mais probablement que Cliff le sait déjà. Il a encore l’espoir de croire qu’il a lu toutes les lettres qu’il a envoyées ou peut-être qu’il aimerait qu’il les ait jetées. Il aimerait que Jad lui ait dit que Cliff les lisait et qu’il pouvait continuer seulement dans le but de l’aider à se livrer. Un truc stupide que Jad serait capable de faire sans pour autant vraiment comprendre les raisons qui la poussent à faire tout ça. Mais peut-être que pour une fois, il aimerait que ce soit ça, que Cliff n’ait jamais reçu les lettres et que les trois qu’il a pris la peine de lui envoyer n’ont été qu’une coïncidence. Il se demande s’il les a toutes lues, s’il les a lues plusieurs fois ou si, au final, Cliff en a ri. Scar a peut-être peur d’entrevoir ce que le poète pense réellement. Pour une fois depuis bien trop longtemps, le shark se soucie de ce qu’on pense de lui alors qu’il s’est mis à nu sans réellement savoir pourquoi. Il se le demande encore, Scar, pourquoi il a fait ça, pourquoi a-t-il écrit tout ça, à quelqu’un qu’il ne connaissait pratiquement pas. Et Scar se sent stupide à peine quelques secondes, à penser que tout ça est ridicule, que rien de tout ça ne lui ressemble mais qu’il continue vainement à plonger la tête dedans.
Il finit seulement par être honnête mais les mots lui manquent, Scar n’a jamais su mettre les bons mots sur ce qui se passe à l’intérieur alors il a été plus simple d’utiliser ceux de Cliff car, sûrement, il les comprendra mieux. « It’s maybe not ‘bout me but it’s pretty accurate right now. » Scar parle vite, mange les mots et les déforme pourtant, il fait un effort cette fois avant de finir son café rapidement et faire claquer la tasse contre la table. « I didn’t answer you earlier but I like it too. » Sa voix s’est posée entre le bruit de la pluie qui frappe les vitres et le toit, sa voix est plus douce bien qu’elle n’a jamais vraiment été, seulement un peu plus que plus tôt, lorsque la tension était encore palpable. Là, l’atmosphère semble différente, plus maladroite et plus nerveuse jusqu’à ce que les mots de Cliff tombent.
Les sourcils se froncent un peu et le soupire se mélange au rire confus. « [/color=darkslategray]I smell like shit ? Okay.[/color] » un rire, une nouvelle fois et la tête se penche sur le côté. Scar se lève et attrape sa tasse vide pour se détourner de Cliff, se retrouve au niveau du bar à nouveau et s’empêche presque de sentir son t-shirt. La tasse trouve une place près du petit évier et Scar s’appuie sur le bar, le regard rivé sur Cliff un peu plus loin. « Yeah sorry, maybe I should have a shower right now. » y a encore un rire qui traverse ses lèvres alors qu’il ne sait plus vraiment comment réagir, ne sait plus trop quoi dire. Si ce n’était pas Cliff, possible qu’il aurait levé les yeux au ciel et répondu de manière salée en finissant par indiquer la porte. Mais Scar est surpris sans laisser la chance de comprendre la frustration qui les entoure.
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