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 lonely hour -- nikita

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MessageSujet: lonely hour -- nikita   09.09.18 17:11


lonely hour

La brise légère s’engouffre à travers la fenêtre à moitié ouverte,  elle s’enlise jusqu’à sa peau dénudée, les draps repoussés en direction de ses pieds depuis plusieurs minutes déjà. Candide frissonne. Il tend le bras, cherche une chaleur dans laquelle se réconforter, il ne retrouve pas les draps, les pensées encore floues. Un soupir s’échappe de ses lèvres, il n’ouvre toujours pas les yeux, il n’a pas besoin de le faire pour savoir qu’il faisait toujours nuit dehors. Il se tourne de l’autre côté et avance doucement jusqu’au corps de son amant à ses côtés, brûlant des ébats dans lesquels ils se sont enlisés une bonne partie de la soirée. Candide est toujours assoiffé de la passion de Nikita, il ne se lasse jamais de ses doigts qui glissent le long de son épiderme, transformant chaque parcelle de peau en un brasier. Il s’enflamme de son toucher et de ses baisers. Il déteste la salvation, quand le souffle lui manque, quand il est incapable d’aller plus loin. Ce soir avait été parfait. Pas la moindre dispute, juste eux deux et le grand appartement de Nikita accueillant leurs murmures d’amour et leurs soupirs. Nikita l’a étreint avec tendresse, quelque chose qu’ils n’ont plus eu depuis des semaines déjà. Quelque chose qui le fait l’aimer un peu plus à chaque fois.


Il ne cessera jamais de l’aimer.


Candide finit par ouvrir les yeux, résolu à voir que le sommeil ne veut plus lui revenir. Sa tête contre le torse de Nikita, il s’amuse à écouter les battements de son cœur. Lents, réguliers, paisibles. Pourtant, ils sonnent comme un tambour dans le silence qui les entoure. Les enfants ne sont pas là et ils sont dans une partie de la ville où les voix s’éteignent dehors une fois minuit passé. C’est un calme qui l’effraie autant qu’il ne le fascine. Il a l’impression qu’on le prépare au pire. Mais Candide ne veut penser à rien. Il veut continuer à se bercer de la respiration de Nikita, il pourrait rester ainsi toute la nuit, éveillé mais tranquille.

Le silence lui fait entendre le moindre grésillement. Alors la vibration du téléphone n’a aucun mal à parvenir jusqu’à son oreille. Ce n’est pas le sien. Il s’est éteint parce qu’il a oublié de le recharger, et n’y a plus pensé, tout son attention reporté vers le plus vieux. C’était celui de Nikita. Et même s’il n’avait pas pour habitude de fouiller dans le téléphone du brun, la curiosité s’infiltra rapidement dans son esprit, qui pouvait lui envoyer un message aussi tardivement ? Il n’hésite pas à faufiler sa main sous l’oreiller de Nikita et en ressortir le petit objet high-tech. Il le déverrouille rapidement et commence à se redresser à mesure que ses yeux furètent les nombreux messages reçus les uns après les autres. Des invitations sulfureuses, accompagnées de photos de corps féminins en lingerie. Toutes ses peurs lui reviennent en pleine gueule, elles font trembler chaque partie de lui. Il a toujours cauchemardé du jour où, Nikita le trompera de nouveau. L’angoisse toujours présente au fond de lui, lui rongeant les entrailles, malgré toutes les repentances du plus vieux. Et Candide voit rouge. Il ne se sent pas jeter le téléphone de toutes ses forces au visage de Nikita, son regard enragé le fixant. « Réveille-toi connard ! »





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Nikita dort. Et dans ses rêves, ils sont seuls, avec Candide. Dans un monde où il n’y a qu’eux deux. Dans son rêve, certes étrange, Nikita peur tomber enceinte. Et Candide et lui peuvent repeupler leur monde, à eux. Nikita sourit, dans son sommeil. Et il est pas très sûr de la raison. Est-ce qu’il sourit parce qu’il apprécie la vision ? Ou parce qu’il la trouve ridicule. Il sent pas l’agitation de Candide à côté de lui, plongé dans un sommeil presque plus proche du coma qu’autre chose. Nikita a toujours eu ce problème, lui comme ses enfants. De dormir, profondément. C’est à dire qu’à eux trois, si Sigan était parcouru d’un tremblement de terre assez fort pour que des immeubles entiers s'effondrent, ils pourraient ne pas être au courant. En pleine nuit, s’ils dormaient tous les trois. Nikita se réveille avec son réveil, le matin, et c’est un des seuls trucs qui peut le sortir de sa torpeur. Alors un corps qui bouge, près du sien, c’est rien. Peut-être juste une petite brise dans son rêve, un petit coup de froid au Nikita enceinte. C’est tout. Rien de grave, et encore moins d’inquiétant. Il sent la chaleur du corps de Candide contre lui, par contre. Mais la réalise pas, il est encore dans cet état de quasi mort cérébrale dont il fait preuve, lorsqu’il dort. Son corps réagit tout seul, comme un grand, parcouru d’un frisson. Il continue de dormir, il continue son rêve débile, où maintenant, des milliers de petits robots animaux sont venus les rejoindre. Et vraiment, manqueraient que des licornes pour que le monde qu’il a créé dans son esprit soit à vomir de romantisme. Et des roses. Il manquerait des roses. Il sent pas non plus le corps de Candide se relever, et se tendre. Ni la vibration du portable qui a engendré le mouvement. Dans son monde, y’a des nuages. Et le temps semble se tourner contre sa scène parfaite. Il pleut, il grêle, même. Et Candide est pâle, comme s’il était malade. Et Nikita craint qu’il se passe un truc, et il a peur. “Aïe putain.”
Il ouvre les yeux, doucement. Et la voix de Candide lui arrive aux oreilles. C’est agressif. C’est coléreux. Et vraiment, Nikita s’étonnait, aussi, qu’ils se soient pas disputés ce soir. Il attend que ses rétines se fassent à l’obscurité que lui offre les ténèbres de la pièce. Puis il se concentre sur Candide. Nikita sait pas ce qu’il se passe, peut jamais réellement savoir, avec Candide. Peut pas deviner. Et aimerait parfois, se trouver dans sa tête, pour comprendre ce qu’il pense. Bien que, pas trop souvent quand même, il risquerait de finir flippé pour le restant de sa vie. “Mon coeur, qu’est-ce qu’il se passe ?” Il se relève, s’assoit sur le lit. Le drap tombe au niveau de ses hanches, et ils sont tous les deux nus. Et vraiment, est-ce que c’est le meilleur moment pour se taper dessus, et déclencher une dispute ? Si ça tenait qu’à lui, ils referaient l’amour, une fois ou deux. Parce que Candide est magnifique. Et que Nikita doit bien s’avouer qu’il l’est d’autant plus lorsqu’il est en rogne. Nikita tourne son regard vers l’objet que Candide lui a, manifestement, balancé au visage, et le reconnaît sans aucun soucis. C’est son téléphone. Il le prend, et le débloque. Et la conversation texto sur laquelle il tombe est pour le moins surprenante. Nikita comprend, que Candide soit en rogne. Et pourtant, Nikita, actuellement, ne trouve rien de plus intelligent à faire que de rire. Juste. Rire. “T’es jaloux ? Enfin mon coeur. La dernière fois que j’ai touché une fille, c’était mon ex femme, et c’était pour la conception de Lidiya.” Il pose le téléphone à côté de lui, sur la table de nuit, et s’approche de Candide comme un dresseur le ferait d’un lion sauvage. Candide s’est mis en position grenade, lorsqu’il a vu les messages. Et Nikita doit faire attention. Parce qu’un mot de travers, un geste de travers, et leur nuit magique pourrait se transformer en cauchemar. Et il refuse de revivre même une seule fois le genre de trucs qu’ils ont vécu la dernière fois, au restaurant. “Mon coeur. Je t’aime. Toi, et personne d’autre. Et certainement pas une fille lambda. Je connais même pas ce numéro.” Et si il devrait s’inquiéter, probablement, parce qu’une fille a eu son numéro, et qu’elle lui envoie des propositions bizarres, il le fait pas. Pas pour le moment. Il y pensera plus tard. Pour le moment, il doit rassurer Candide. Il se doit de le rassurer, parce qu’il est vrai, qu’un jour, il a péché. Et que depuis, Candide a besoin de se sentir rassuré. Nikita est prêt à ça. Nikita est prêt à tout, pour que Candide comprenne. Dans sa vie, y’a que lui.

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lonely hour

Parce que ça ne peut jamais être totalement parfait entre eux, ce ne sont jamais plus que de pauvres instants de bonheur, éphémères, dérobés, soufflés dans leur quotidien de cris et de larmes. C’est épuisant d’aimer Nikita, quand les papillons de son estomac se transforment en serpent qui l’enveniment de l’intérieur. C’est épuisant de l’aimer aussi fort, plus qu’il ne chérit sa propre vie. Il l’aime tant, Candide, de tout son cœur, de tout son corps, de tout son être. Mais avec cet amour viennent les doutes et les peurs, les nombreuses questions qu’il ne cesse de se poser ; Nikita et lui sont si différents, ils ont tout pour les séparer, le gouffre de leur différence d’âge, la société qui ne les acceptera jamais. Et il y’a eux, leurs caractères aux antipodes qui suffisent à faire d’une étincelle un brasier. Seulement, quand tout va bien entre eux, c’est parfait et Candide est le plus heureux des hommes. Il aime se perdre dans le regard de Nikita, sentir ses mains empreintes d’une douce tendresse glisser le long de ses bras. Nikita avait tant de fois parcourut son corps qu’il le connaissait par cœur, il savait comment lui offrir un plaisir incommensurable et lui offrir les étoiles dans ses yeux. Tant de fois, Candide s’est retrouvé au ciel entre ses bras, le souffle erratique et le cœur tremblant, ce soir en faisait partie. Et il ne rêvait que d’une belle nuit pour flatter la quiétude de son être, sa main lové contre le ventre de Nikita et son front reposant sur son torse. Ce qu’il aurait donné pour que son sommeil ne soit pas aussi léger, il aurait désiré que ses sens s’assomment comme son amant dès qu’il fermait les yeux parce qu’alors il n’aurait jamais entendu les vibrations du téléphone. Il n’aurait jamais crié.

Candide ne saurait décrire le sentiment qui s’est emparé de lui à la vue des messages et des photos sur l’écran de l’objet high-tech ; la colère – oui, parce qu’il est toujours en colère, il est un volcan, la tristesse aussi de voir que leurs soirées ne seraient jamais paisibles, puis la déception (il ne suffisait plus au bonheur de Nikita) avant que le doute et la peur ne lui léthargisent les émotions. Il aime Nikita mais il ne sait surtout plus vivre sans lui. Il n’est pas aussi vieux, il n’a pas vécu aussi longtemps et les cinq ans de relation qu’ils avaient partagés jusque-là étaient suffisants pour conditionner toute son existence. C’est comme si à mesure que le temps passait, les souvenirs d’avant ses dix-sept ans s’estompaient lentement. Comme s’il n’y avait pas de vie avant Nikita.

De cette peur né alors le son empli de colère et de violence qui filtre de la barrière de ses lèvres. « Tu me demandes vraiment ? » Nikita veut savoir ce qu’il se passe, feignant une innocence qu’il était certain d’être fausse. Une innocence qui se transforme en rire ; Nikita ose rire de lui, tel un adulte confronté aux caprices d’un enfant. Candida a parfois l’impression de ne pas grandir dans les yeux du plus grand, comme s’il serait éternellement cet adolescent qui a joué de ses charmes pour l’attirer dans le jacuzzi. « Et alors quoi ? Tu vas essayer de me faire croire que cette fille envoie des messages au hasard et que c’est tombé sur toi ? » Nikita ne peut pas le croire aussi idiot. « C’est elle que tu vas voir quand tu dis avoir du travail le soir ? » Le ton monte crescendo et à ce rythme-là, les mots de Nikita ne parvenaient même plus à ses oreilles. Candide n’entend plus que ses propres cris, sa propre rage. « T’approches pas de moi, je veux pas sentir ton souffle. » Il est en colère et il tremble, sa voix aussi se brise graduellement. Elle était là sa plus grande faiblesse ; que Nikita le trompe une nouvelle fois. Il pouvait tout accepter, qu’ils se disputent pour des banalités, pour Nikita qui ne veut jamais assumer leur relation au-delà des murs de leur appartement ou de la famille…leurs ébats n’en étaient que plus intenses après. Mais il détestait la pensée d’une autre infidélité, que ce soit avec un homme ou une femme. Nikita lui appartenait, il avait promis d’être sien quand il le lui a demandé après leur première fois. Il devient fou en l’imaginant offrir son attention à quelqu’un d’autre.





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Nikita sent la merde arriver. Il sent la dispute. Sans que ça ait réellement une odeur, c’est le genre de truc qu’on peut savoir d’avance lorsqu’on est en couple avec quelqu’un depuis un bout de temps déjà. Et puis, il connaît Candide sur le bout des doigts. Et il sait que se prendre son portable en pleine tronche au beau milieu de la nuit, ce n’est pas positif. Il lui demande ce qu’il se passe, parce que, c’est probablement la réaction qu’aurait quiconque n’est pas dans la tête de Candide actuellement. Mais sa réponse le laisse penser que c’est possiblement quelque chose de grave. Le soucis, c’est qu’il sait pas quoi. La dernière grosse dispute qu’ils ont eu, et il préfèrerait oublier qu’elle ait un jour existé, il a compris, vraiment, ce qu’il se passait. Il savait pourquoi Candide était énervé. Et il a été à l’extrême pour essayer de se faire pardonner. Mais là ? Là c’est une toute autre histoire. Là, il a aucune espèce d’idée de pourquoi son amour est énervé, et lui en veut, à lui. Et manifestement à son téléphone. Téléphone qui est peut-être la cause de ce réveil violent. Il regarde, et rigole. Mais parce qu’il peut rien faire d’autre. Il a trompé Candide, un jour, avec un prostitué, et il s’en veut à mort. Et c’est d’ailleurs exactement la raison qui l’a poussé à lui donner presque tout son temps, la dernière fois, au restaurant. Parce qu’il s’en voulait à mort. Et c’est toujours le cas. Mais il rigole parce que, même ce jour là, il l’a trompé avec un homme. Alors, même si des centaines de femmes lui envoyaient des photos coquines comme celles-ci, Nikita n’aurait aucune réaction, que ce soit de désir ou d’amour envers elle. Juste ce qu’il a là. Du rire. Puis, les photos sont pas hyper alléchantes non plus. C’est à se demander si la personne qui les a pris sait y faire avec les photos coquines, ou si elle a juste voulu faire des selfies, mais qu’elle se trouvait malencontreusement déshabillée. Cependant, ce que lui répond Candide le calme un peu. Et rapidement. Parce que c’est pas faux. Cette fille son numéro, forcément. Elle a pas pu juste lui envoyer des photos au hasard. Est-ce que c’est lié à son travail ? Quelqu’un qui essaye de le faire marcher, peut-être ? Il voit pas un de ses proches, Ilya, Lidiya, Gali, ou même son ex femme, donner son numéro comme ça. Surtout qu’ils connaissent tous Candide. Et qu’ils savent que s’il voit des messages comme ça, comme c’est le cas actuellement, il peut vite tomber dans la crise extrême de jalousie, comme c’est le cas actuellement. Il y pense pas longtemps, pourtant, essayant juste de calmer l’homme qu’il aime avec des mots qu’il pense juste. Parce que Nikita, parfois, se comporte comme un gamin. Et que cette situation, lui, ça le fait rire. Un peu. Il en rirrait probablement encore plus si Candide n’avait pas cette réaction là. Sauf que Candide commence à parler de quand il rentre tard. Et lorsque Nikita lui dit qu’il a du travail. Et, oui, c’est faux. Non, Nikita ne bosse pas, de toute façon, donc il a pas de “travail”. Mais vu sa réaction au Wristle de la dernière fois, il préfère éviter le sujet des matchs clandestins, et du nombre de vie qu’il prend, le soir.
Nikita arrête de rire sérieusement lorsque Candide lui dit de pas s’approcher, le traitant comme un pestiféré. Et vraiment, à un moment, ça suffit les jalousies de gamins. “Ok, ça suffit.” Il s’approche de Candide, rapidement, et s’écrase de tout son long sur lui, l’obligeant à s’allonger. Il lui tient les poignets au dessus de la tête et le regarde dans les yeux. De très prêt. “Ecoute Candide. Ecoute bien ce que je vais te dire. Premièrement, le seul corps qui m’attire depuis des années maintenant, c’est le tien. Juste le tien. Pas celui d’une femme lambda. Deuxièmement, je sais pas comment elle a eu mon numéro, et crois moi, j’irais chercher. Mais demain. Pas en plein milieu de la nuit. Troisièmement, bordel Candide, quand est-ce que tu vas comprendre que je t’aime. Toi, personne d’autre. Y’a que toi dans ma vie. Et tu peux pas me tenir rigueur d’une erreur que j’ai commise au début de notre relation jusqu’à notre mort. Parce que crois moi, je compte bien rester avec toi jusqu’à notre mort.” Et il tient fermement -peut-être un peu trop- les poignets de Candide. Et il est assis sur lui, quasi-allongé, l’empêchant de bouger. Parce qu’il aime bien, le Candide jaloux. Il adore le Candide possessif. Mais le Candide méfiant qui le traite comme un enfoiré qu’est capable de le tromper avec tout ce qui bouge, il le supporte que très moyennement.

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Ce sont des peurs qui lui enchainent les chevilles, doigts invisibles, ongles crochus, qui lacèrent son esprit de doutes et de craintes. Il ne sait pas de quoi serait fait demain, mais ce qu’il sait, c’est qu’il n’aura aucune envie de témoigner d’un demain où Nikita ne serait pas présent dans sa vie. Il n’en voudrait pas. Sa réaction est normale, devant des photos et des messages qu’il ne pensait pas un jour découvrir sur le téléphone de son homme, la colère se manifeste rapidement, mais au fond, ce n’est qu’une tortueuse frayeur d’enfant, celle de l’abandon. Candide n’a plus personne, Nikita a ses enfants, sa famille, un entourage…Quand lui ne vit que de son travail et de son amour pour l’homme, sans réaliser à quel point il se referme au monde. Et les nombreuses bagarres de rues qu’il commence souvent ne sont rien de plus qu’un passe-temps, un exutoire à une trop grande vivacité en lui. Mais ce ne sont pas ces personnes à qui il enfonce quelques poings qui deviendront plus tard ses plus proches amis. Qu’importe si ce n’est pas l’impression qu’il donnait, mais, il déteste se disputer avec Nikita, il sent son cœur s’écorcher un peu plus à chaque fois que des mots qu’ils ne pensent pas, des mots trop grands, quittent leurs lèvres pour blesser l’autre, et des deux, il est surement celui qui avait le moins de limite. Nikita semble toujours le ménager malgré tout, mais c’est Candide qui laisse filtrer la première injure, qui fait vibrer le premier coup sur la peau écarlate de son amant. Comme s’il ne savait pas communiquer autrement, ce soir en est tout autant témoin. Il n’arrive pas à réveiller Nikita doucement et demander calmement des explications, comme l’adulte qu’il devrait être. Seulement, il n’a jamais grandi, le cerveau toujours claqué dans celui de l’adolescent blessé et perdu qui a un jour séduit Nikita. Il pense encore qu’il doit attaquer pour se défendre, crier pour se faire entendre. Ses soupirs demeureront ignorés. Il est incapable d’autre jour. Bon sang, ce qu’il aimerait pouvoir baisser la voix, délier le pli colérique de son front, Candide aime tant quand ils s’étreignent tendrement, loin du moindre tracas. Le rire de Nikita ne l’aide pas à se calmer les idées, au contraire, il ne fait que raviver son courroux. Il a toujours été jaloux et possessif, les années n’ont en rien atténué ces traits-là chez lui, il hait le moindre regard qui pourrait se poser sur son homme, il ne compte plus les doigts où il a serré la main si fort que ses ongles se sont enfoncés dans sa paume au sang simplement parce qu’un inconnu avait frôlé Nikita de trop près. S’il le pouvait, il l’enfermerait loin de tout, ou ils disparaitraient à deux dans un ailleurs où ils se sentiront seuls sur Sigan. Rien de cela n’était possible, mais rien ne pouvait taire ses pensées assassines. La voix de Nikita par résonner, sèche et stridente, elle lui dérobe un sursaut alors que ses yeux se reposent vers lui, pas assez rapidement puisqu’il se retrouve sous son emprise, le corps entier cloué au lit. Il aimerait se débattre et s’éloigner mais il sait d’avance que ce sera impossible, ils ne sont pas à force égales, même si ça lui coûte de l’avouer, Nikita est plus grand et plus fort. Il se retrouve obligé de capituler pour un moment. Il l’écoute parce qu’il n’a pas d’autre choix. Il l’écoute parce que Nikita arrive toujours à assurer l’ascendant sur lui quand il se décide réellement à le faire et c’est presque honteusement qu’il détourne le regard de lui, incapable de plus le soutenir. [color=crimson« J’ai peur. »[/color] finit-il par avouer, la voix tremblotante à chaque syllabe. « J’ai vraiment la trouille, que tu réalises un jour que j’suis pas assez bien pour toi. Parce que je le suis pas. Je doute pas de ton amour, je suis juste comme ça. » Il n’avait pas le droit d’en douter alors qu’il n’y a pas si longtemps que ça, Nikita lui avait offert toute sa vie simplement pour se faire pardonner. « J’arrive pas à faire autrement, j’ai peur…de tout, surtout de l’inconnu. » Et son regard vient lentement se glisser sur le torse de Nikita, là où le grand tatouage semble encore plus le narguer que d’habitude.




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Il a fait une bourde. Une fois. Au début de leur relation. Parce qu’il était encore dans ce feels de se sentir mal à l’aise, insécure, et en pleine culpabilité vis à vis de ses enfants. Ouais. Ouais, ce soir là, il a été voir un prostitué, et il l’a payé, et il a pris que très moyennement son pied, d’ailleurs, parce qu’à tous ses problèmes s’ajoutait la culpabilité envers Candide. Qu’était présente même pendant l’acte. Et comme si ça suffisait pas, il faut que Candide le lui rappelle, à chaque fois. Comme si, à chaque dispute un peu “importante” qu’il avait peur de perdre, Candide ramenait ça sur le plateau pour lui faire comprendre que, de toute façon, Nikita a tort. Juste parce qu’il a fait de la merde, une fois. Et Nikita a pas besoin de Candide pour le lui rappeler. Nikita a pas besoin d’un Candide méfiant, surtout pas en ce moment. Nikita a besoin du Candide qu’il aime de tout son corps, de tout son coeur, de tout son être. Parce qu’en ce moment, sa vie, c’est les montagnes russes. Entre Gali, Ajay, Opal, Ilya. C’est compliqué à gérer. Et voilà qu’une meuf qu’il connaît pas réussi à avoir son numéro pour une raison inconnue, et qu’elle essaye de le chauffer. En plus. En plus, quiconque le connaîtrait assez bien saurait que des meufs en culotte, c’est pas son truc, à lui. Son truc, c’est pas non plus les mecs. Son truc, c’est Candide, putain. Même le prostitué, et qu’il était beau, ce type, il a pas réussi à vraiment le faire prendre son pied. Parce que Candide est ancré quelque part dans son coeur, ou il sait pas où. Et qu’il y est présent tout le temps. C’est l’homme de sa vie, Candide. Et tout le monde le sait. Et tout le monde le croit. Le seul qui le pense capable de le tromper, ironiquement, c’est Candide lui-même. Et Nikita en a ras-le-bol. Il a envie que Candide arrête ses crises d’insécurité. Il a envie qu’il arrête de penser qu’un jour Nikita pourrait être attiré, ne serait-ce que désirer, quelqu’un d’autre que lui. Parce que ça n’arrivera pas. Et lorsque Candide finit par répondre, la tête tournée sur le côté, avec une voix tremblante que Nikita est surpris d’entendre, il a juste envie de l’embrasser. Ou de le secouer. Peut-être un peu des deux. Parce que Candide devrait savoir. Qu’il a aucune raison d’avoir peur. De rien, d’ailleurs. Pas que Nikita le quitte, parce que ça arrivera pas. Et pas qu’il lui arrive un malheur quelconque, parce que Nikita laissera pas ça se produire. Nikita prendrait une balle à sa place, s’il le devait. Laissant sans aucune hésitation Ilya, Lidiya et Gali derrière. Juste pour que Candide puisse survivre. Et c’est ce qu’il a plus ou moins fait, lorsqu’il lui a déverser tout le temps qu’il avait. Lorsqu’il lui a tout donner. Juste pour lui prouver à quel point il l’aime. Candide a aucune raison, aucun droit, d’avoir peur. Candide recommence à parler, et Nikita l’écoute. Pas sans avoir envie de le claquer sérieusement, parce que, vraiment, d’où ça sort, tout ça ? Mais il l’écoute. C’est probablement des choses que Candide a besoin de lui dire. Aussi ridicules soient-elles. Candide ? Pas assez bien pour lui ? Débilités, foutaises. Lui, pas assez bien pour Candide, ok, ça il comprendrait. Mais l’inverse ? Nikita a une chance dingue, de pouvoir être avec l’homme qu’il aime. Parce que l’homme qu’il aime serait assez génial pour avoir qui il veut. Et Candide termine finalement, son raisonnement. Et il parle de la soulmate. De cette personne qui fait souffrir Nikita plus que de raison. Cette personne qu’il connaît pas, qu’il a jamais rencontré. Mais qu’il est certain de jamais aimer. Parce qu’elle le blesse. Elle le blesse tellement. Puis même. Même si c’était pas le cas. Qu’importe qui se cache derrière la marque. Nikita n’aime que Candide, et c’est pas prêt de changer. Il lâche un des poignets de Candide pour aller poser sa main sur ses cheveux, et les caresser, doucement. “Faut sérieusement que t’apprennes à arrêter de dire des conneries toi. C’est urgent.” Il sourit, tendrement. Il est pas fâché, per se. Juste triste que Candide puisse penser des trucs comme ça. C’est tellement débile, tellement ridicule. “Je t’aime Candide. Je t’aime tellement. A un point, je pense, que tu peux même pas penser pouvoir imaginer. Si t’imagines l’amour que je te porte, dis toi que t’es même pas proche de la réalité.” Il arrête de caresser ses cheveux et se baisse pour poser ses lèvres sur celles de Candide, toujours couché sous lui. “Je sais pas qui est cette fille, ni celle du téléphone, ni celle de mon tatouage. Mais qui qu’elles soient, l’une et l’autre, elles t’arriveront jamais au premier millimètre de ta plante de pied. Elles sont pas importantes. Toi, si.” Il l’embrasse de nouveau, appuyant un peu plus, cette fois ci. Juste comme ci la pression qu’il mettait entre eux pouvait ancrer dans l’esprit du plus jeune les mots qu’il venait de lui dire. Pour qu’il puisse jamais les oublier.

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Sa colère n’était que l’enchainement naturel de sa peur qu’il ne savait extérioriser autrement. Il n’avait connu que Nikita et n’avait jamais désiré aucun autre, la crainte de ne jamais suffire à son tour s’enlisait néanmoins en lui comme le plus venimeux des poisons ; impossible de totalement l’oublier. Il avait pardonné à Nikita depuis bien longtemps l’unique dérive qu’il ait fait, mais c’est plus fort que lui, c’est quelque chose qu’il se sent obligé de rappeler comme si son homme finirait par rester avec lui simplement pour contenter sa culpabilité. Il sait que Nikita qu’il l’aime et qu’il se damne surement chaque jour pour avoir fauté cette unique fois, mais dans ce genre de moments, leur différence d’âge leur apparait de la plus flagrante des manières. Candide a toujours l’impatiente et les caprices d’un môme, il se défend par l’offensive, se braque quand rien ne semble aller comme il le veut et ne pense pas au mal que ses mots assassins peuvent bien causer aux autres. Pourtant, Nikita est la dernière personne à laquelle il voudrait faire du mal, et c’est sans doute celle à laquelle il cause le plus de peines. Les disputes aussi habituelles entre eux que les longs moments de tendresse, des nuits entières à s’aimer et des journées passées à s’attaquer l’un à l’autre, surtout qui Candide qui initie souvent les hostilités entre eux. Nikita représente le monde pour lui, il ne sait voir qu’à travers ses yeux, incapable même d’inhaler l’oxygène qui le maintien en vie sans sa présence. Il ne peut être sans lui et agi souvent sans réfléchir, mais ils ont tenu le coup pendant cinq ans, ils avaient encore l’énergie pour les autres années à venir. L’éternité, parce que c’est ce que son amour lui avait promis. Candide a la rage au ventre mais des insécurités plein la tête et il finit par les murmures à demi-mots, presque honteusement. Au final, ce n’est pas en Nikita qu’il n’a pas confiance, c’était en lui-même. Il n’avait pas tant besoin que l’homme prouve leur amour devant toute la société et s’affiche à ses bras à chaque seconde dehors – Candide était heureux dans le confort de leur bulle, c’était toujours ses peurs qui parlaient, ses doutes qui lui faisaient croire que Nikita n’exposait pas leur relation parce qu’il n’était pas méritant de lui. Il sait que c’est faux, tout comme il sait au fond que ces photos sur le téléphone ne sont qu’un mauvais numéro ou une farce, parce que Nikita ne détournera même pas la tête vers une fille, ni vers quiconque d’autres. Pas quand ils sont si heureux ensemble. Et ses peurs finissent par se transformer en réels mots, pas de cris et des reproches, simplement la vérité ; les yeux fuyards car bien trop honteux pour fixer Nikita. Ses poignets sont enfin libérés et ses paupières se closent doucement en sentant quelques caresses s’éparpiller sur ses cheveux, un geste qui ne faillait jamais à l’apaiser. Il devine le sourire de Nikita plus qu’il ne le voit réellement et ses mots d’amour l’enveloppe d’une douce chaleur. Il glisse ses bras et ses mains à présent libres tout au long des côtes du brun jusqu’à son dos qu’il caresse lentement puis son cou qu’il entoure pour l’approcher un peu plus de lui, perdu dans le baiser qu’il lui offre, leurs lèvres se retrouvent avec impatience comme si elles ne s’étaient pas découvertes à perte de souffle il y’avait quelques heures seulement. Aucune fille ne comptait, oui. Il était le plus important. « Mais elle te fait du mal. » souffle-t-il contre ses lèvres qu’il frôle avec ferveur, il use de tout son poids afin d’inverser leurs positions et surplomber Nikita, la paume de sa main ne tarde pas à trouver refuge à plat contre le torse là où se dessine les contours du couteau. « Je déteste l’idée qu’un autre que moi puisse te faire du mal, que quelqu’un ait ce pouvoir sur toi. » Il appuie un peu plus contre son épiderme de la pulpe de ses doigts, sa voix est aimante malgré ses gestes, son front repose sur celui de Nikita et leurs souffles s’emmêlent. « Tu continueras de m’aimer ? Même si je suis capricieux, colérique et…injuste envers toi ? Je suis rien sans toi. »




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Le principe même de soulmate est quelque chose qui l’énerve. Alors, manifestement, parfois, ça peut fonctionner. Manifestement, parfois, comme dans le cas de son fils et d’Ajay, ça peut être vraiment le bon. Mais. Nikita, par exemple. C’est une fille, sa soulmate. Rien que dans cette affirmation, y’a une couille. Ok, ça aurait été un mec, peut-être que Candide aurait eu des raisons d’être jaloux, peut-être que si ça avait été un homme, Nikita aurait au moins essayer de le trouver, pour voir ce que ça donnait, qui il était. Pour être certain que Candide serait toujours celui qu’il aimerait (même s’il a très peu de doutes là dessus). Mais une fille ? Est-ce que le destin aurait pu faire pire, vraiment ? Il aime pas ce principe de soulmate, parce qu’il supporte pas que quelque chose d’au dessus d’eux, qu’il s’appelle destin, ou autre chose d’ailleurs, puisse décider à sa place de ce qu’il veut, de qui il veut, quand, et pourquoi. Il refuse qu’une “force” supérieur lui dise qui il est censé aimer. Nikita sait qui il aime, bordel, et c’est certainement pas sa soulmate. Et encore moins n’importe quelle fille. Il aime pas quand Candide se met dans des états pareil, et pour cette raison, il compte retrouver cette fille, de ce téléphone. Et il compte bien lui faire comprendre sa façon de penser. Et s’il doit passer par lui enlever le temps qu’il lui reste à vivre pour ça, il le fera. C’est extrême ? Peut-être. Mais Nikita a toujours agi comme ça, à sa manière. Une manière qu’il considère comme efficace. Même si potentiellement meurtrière.
Ses mots, ils pourraient pas refléter plus ce qu’il pense qu’ils le font déjà. Il l’aime lui. Et il a cette impression qu’il sait réelle, qu’il aimera jamais personne comme il l’aime lui actuellement. Il veut pas faire le romantique à deux balles. T’façon le romantisme, ça l’a toujours un peu mis mal à l’aise. Il a oublié leur anniversaire, par exemple, et se serait tapé la honte si ses enfants lui avaient pas rappelé. Mais là, c’est pas du romantisme, c’est un sentiment, juste, un truc qu’il ressent comme ça. Il pourra pas, physiquement, aimer quelqu’un plus qu’il n’aime Candide. Parce que Candide est parfait, dans son genre. Il a pleins de défauts. Et genre. Vraiment, une multitude. Genre, vraiment beaucoup. Plus que la plupart des gens, d’ailleurs, s’il doit être tout à fait honnête. Mais il est parfait pour lui. Parce que Nikita est aussi pas du genre à être parfait, loin de là. Nikita est aussi du genre à être un connard. Et puis, Nikita, même s’il a tendance à pas se présenter de cette façon là, est un meurtrier. Et Candide le savait pas, avant l’autre soir. Ou s’il le savait, il avait jamais vu, compris, ce que Nikita ressentait, en ayant le pouvoir comme ça, sur la vie d’abrutis, de cette façon là. Ils sont loin d’être parfaits. L’un comme l’autre. Et c’est très bien comme ça. Parce que dans leurs imperfections, ils sont parfaits l’un pour l’autre.
Bien plus parfaits qu’aucun soulmate ne pourrait l’être.
Candide répond au baiser, sans trop de surprises. Parce qu’il y a un truc, lorsqu’ils s’embrassent. Un truc qui s’embrase, entre eux, toujours. Comme si le contact physique, une fois initié, pouvait pas s’interrompre. Candide lui caresse les hanche, le dos, la nuque. Et le colle à lui, encore un peu plus. Et Nikita se laisse faire. Parce qu’il va certainement pas l’empêcher de le rapprocher de lui. Parce que Nikita a qu’une envie, c’est de ne faire qu’un de nouveau avec lui, là, maintenant. Parce que même s’il aime pas qu’une stupide meuf fasse souffrir, et pire, douter, Candide, y’a rien de plus excitant qu’un Candide jaloux et possessif.
Lorsque Candide les renverse, Nikita sourit, un peu, les yeux voilés par un désir mal caché. Qu’il ne cherche d’ailleurs pas à cacher. Lorsqu’il parle, il l’écoute. Et ce qu’il dit semble être une pacotille. Oui, oui, elle lui fait du mal, mais qu’importe. C’est pas comme si Nikita s’y était pas habitué, de toute façon. Il garde le “quelqu’un d’autre que moi” quelque part dans son esprit perverti, et attend juste que Candide continue le fil de ses pensées. Et lorsqu’il finit, enfin, Nikita enroule ses bras autour de son torse, et le colle à lui, encore un peu plus. “Oh oui. Je t’aime capricieux. Je t’aime pas forcément injuste, mais je te comprends. Quand à tes colères. Hm, comment dire...” Il sourit, un peu plus. Un sourire des plus tordus. Ce genre de sourire qu’il donne à Candide, au lit, et aux hommes qu’il est sur le point de tuer, quand il Wristle. Un sourire de prédateur. Il lui mord violemment la lèvre, et en profite pour passer sa langue dans l’antre de sa bouche. Et il l’embrasse. L’embrasse. A en perdre le souffle. A lui en faire perdre la raison, il l’espère.

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Ses peurs se transforment en paroles, de réelles craintes qui ont toujours eu leur place dans ses pensées mais qu’il n’avait jamais réellement pu formuler. Parce qu’il est ainsi, à préférer se terrer dans les doutes et rappliquer par une attaque plutôt que de s’asseoir et tenter de tout résoudre par de simples discussions. Comme s’il ne savait pas parler. Il a toujours été ainsi, incapable de s’exprimer autrement que par les poings et les cris, même avant Nikita. Ses parents ne connaissaient pas le principe d’un échange juste et d’avis qui puissent diverger, tout devait aller en leur sens, rien n’était laissé au hasard et surtout ils n’offraient jamais d’explications à leurs faits et gestes. Il fallait simplement hocher de la tête, courber l’échine et murmurer un oui, tout ce que l’enfant rebelle qu’il était détestait. Il ne voulait plus être cette personne faible qui ne pouvait que se laisser faire, mais parfois, il haïssait celui qu’il devenait. Que ferait-il sans Nikita, si l’homme le quittait à jour ? Parce qu’il ne l’avait que trop poussé à bout, parce que les coups et les cris finissaient par dépasser la barre de tolérance, jusqu’à ce que l’amour ne puisse plus supporter les tourments physiques et émotionnels. Il savait qu’il usait et abusait de Nikita, de sa patience. Il est certain d’être celui qui a instauré toute cette violence dans leur relation, Nikita l’avait bien dit, il est souvent celui qui levait la main en premier, sourd et aveugle, la colère ne pouvait être tût qu’en assénant les coups et surtout en s’en prenant tout autant, les longues cicatrices de ses combats de rue sur son corps en étaient la plus grande preuve, profondes et nombreuses, tant en contraste avec l’innocence de ses traits.

Il ne veut plus être l’amant qui hurle et rabaisse l’autre au premier écart, souvent sans la moindre preuve d’existence de cet écart justement. Il aimerait s’en donner l’illusion, pour ce soir au moins, et c’est avec ferveur qu’il happe les lèvres de Nikita contre les siennes, les pensées se taisant machinalement à ce contact-là. Leur alchimie était souvent la plus forte après une dispute, ou même au cours de cette dernière. Attraction souveraine à la moindre colère. Ses doigts s’égarent sur ce corps qu’il chérit – qu’il ne cessera jamais de chérir. Leur pression s’accentue assez pour obliger Nikita à se rapprocher plus de lui afin de sentir davantage sa présence, humer son parfum particulier qui arrive à l’apaiser.

Il vient le surplomber, étirant félinement son corps contre le sien. Leurs regards se croisent, un sourire contre les lèvres de Nikita ainsi d’un désir réciproqué que Candide n’a aucun mal à distinguer dans les orbes qui lui font face. Les mots encore plus rassurants suivent et Candide faufilent ses mains jusqu’aux cheveux de Nikita en une caresse possessive. L’étreinte de son homme se renforce autour de sa taille, leurs visages à quelques millimètres seulement, distance minime que le plus vieux ne tarde pas à combler avant de lui malmener la lippe. « Tu m’as fait mal. » gémit-il, pourtant le rire étouffé par Nikita qui approfondit leur échange. Il n’a besoin que de quelques instants pour que les battements de son cœur s’accélèrent, soulevant son torse et rendant sa respiration plus erratique contre la sienne. Ses mains glissent jusqu’au cou de Nikita, choyant toujours le bas de ses cheveux du bout des doigts de l’une, tandis que les ongles de l’autre se plantaient tendrement à la base de la nuque. Il n’arrive pas à quitter ses lèvres, pas même quand ses poumons le supplient de leur offrir un oxygène qu’ils convoitent douloureusement, il finit par reculer, de courtes secondes avant de reprendre l’assaut avec fougue. Jusqu’à ce que les lèvres de Nikita soient rougies et certainement douloureuses, il s’échoue le long de son corps et niche sa tête au creux de son cou qu’il ne tarde pas à marquer de ses canines. « Je vais encore en avoir envie si on continue. » souffle-t-il. Il traine ses mains vers celles de son amant et les remonte le long de sa peau pour qu’il le serre plus fort.







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