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 (nikili#5) sad trash

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MessageSujet: (nikili#5) sad trash    30.09.18 16:40

La situation lui semble étrangement familière, si bien que la chose pourrait lui arracher un rire amer. Mais Gali n'a pas le moral à rire. Comme cette fois, au début de l'été, lorsqu'il s'est rendu au bateau de Bobby, Opal contre la taille, des larmes dans les yeux et un noeud dans la gorge, Gali n'as pas envie de rire. La situation est identique. La même tension habite son corps, la même fatigue plane dans ses veines et pressée contre sa taille, tenant par ses bras, Opal chouine depuis qu'ils ont quitté Cosmopolis, marmonnant quelque chose qui, certainement, se trouve à être le prénom du King. Et le simple fait de l'entendre lui donne envie de couiner aussi fort qu'elle, certainement. Il se garde pourtant de presser une main contre le minois de la petite pour la faire taire ; il la déteste plus autant que les premiers temps. Il a accepté sa présence, son existence. Mais cela ne veut pas dire que Gali est fait pour être père, et qu'il désire l'être. L'idée lui donne toujours autant des envies meurtrières et le simple fait de voir Ajay en compagnie d'Opal, si différent de lui-même, lui donne l'impression d'assister à une pièce de théâtre. Le jeu est peut-être bon mais le tout reste une illusion. Certes, peut-être abusé de sa part de quitter la demeure de la sorte, la petite dans les bras, après une pluie d'hurlements et avoir enfin trouver le courage de lui dévoiler ce qui n'allait pas, dernièrement. Une grande partie de lui même a envie de retourner dans les bras de son fiancé et de discuter calmement, mais Gali n'est pas raisonnable, et il ne peut s'empêcher de craindre. C'est une chose qui ne le quitte jamais, cette crainte. Celle d'être abandonné, qu'importe leur lien. L'existence d'Aquila n'a jamais arrangé la chose, encore moins les souvenirs de Nahema. Les dernières semaines ont été difficiles et, apprendre si soudainement que le King a coupé les ponts avec Max, son ami - certes pas de sang, mais tout de même - ne fait qu'accentuer ses craintes. Ajay aurait beau lui expliquer qu'ils ne sont liés que par un lien cosmique d'un défunt jumeau, l'ancien prostitué n'accepterait pas une pareille explication. Après tout, ne sont-ils pas liés que par un lien cosmique quelconque, eux aussi, au final ? Et les mensonges de Max ? Quelles importances peuvent-ils avoir. Gali est persuadé, sans le moindre doute, que ses mensonges sont plus nombreux. Autant ceux du passé que ceux de l'heure. Plusieurs choses restent encore sous silence, malgré les hurlements, malgré ce qu'il a pu lui dévoiler, sous la peur et la colère.
Alors oui, certes ; peut-être aurait-il du rester dans leur grande et horrible demeure à Cosmopolis, respirer et se calmer, pour ensuite parler. Peut-être aurait-il du agir en adulte sensé. En père, même, pour Opal. Mais Galileo a accepté depuis fort longtemps qu'il ne sera jamais une personne totalement respectable, et il sait qu'il ne possède pas le meilleur des caractères, et surtout, qu'il ne sera jamais un bon père.
Alors il a fui ; il a fui les cris, les mensonges, les illusions et surtout, la possibilité possible que Ajay ne le désire plus, ne veuille plus de lui. Peut-être est inévitable. Peut-être est des mots qui seront prononcés. Il ne fait que retarder la chose. Mais à sa manière, qu'importe si son compagnon ne peut comprendre à l'heure actuelle, Gali essaie de les aider.
Gali désire plus que tout qu'ils soient eux-même, et non ce qu'ils devraient être. Car il n'en a rien à faire de ce qu'ils devraient être, des désirs de la société, ou des pré-requis pour vivre un conte de fée. Il n'en veut pas, de toute manière. Il ne veut que le King. Il ne veut que son roi.
Il ferme les yeux une brève seconde, le coeur toujours en folie, les doigts gardant tendrement Opal contre son corps. Cette fois-ci, les pleurs se calment. Peut-être est-ce grâce à la douceur de ses gestes ; les dogits caressent la crinière blonde de la gamine, et les lèvres, brièvement, posent un baiser contre sa tempe. Gali se surprend à fredonner une quelconque mélodie lui venant certainement d'Ajay.
Contrairement à la dernière fois, ce n'est pas l'odeur de poisson lourde des ports de Central City qui l'accueille, lorsqu'il arrive à destination. C'est la lourdeur de l'humidité de New Brasilia, ses hauts bâtiments et ses publicités et néons par miliers. L'endroit peut sembler agressant pour toute personne n'ayant pas connu un pareil lieu toute sa vie, mais Gali y ressent un certain réconfort. Le sentiment, malgré tout, lui vient peut-être de l'homme qu'il rejoint, qu'importe si l'ancien prostitué peine encore à accepter la chose. Il reste tout au moins sur la bonne voie, pour cela.
Certains regards se posent sur lui, vu l'état de sa tenue. Si les habitants de Cosmopolis étaient scandalisé par un homme en peignoir et en pantie rose, ceux de New Bralisia sont plus charmés qu'autre chose. Heureusement, la gamine lui sert de bouclier et les pervers ne s'approchent qu'à demi pas.
Opal chouine plus doucement, contre lui. Calme toi, chou. On va voir, Niki, hm ? tu l'aimes, non ? Il faut quelques secondes pour que, au travers des petits sanglots, la petite tête blonde s'agite de haut en bas. Gali la tient un peu plus contre lui et pénètre dans l'immeuble pour rejoindre l'ascenseur. Les dernières secondes lui semblent plus longues que le trajet déjà exécuté. Tandis que son regard reste accroché au compteur affichant les étages, Gali a le sentiment profond que le compte est lié à ses émotions. Lorsque la porte s'ouvre, il est certainement celui des deux, entre Opal et lui, dont les joues sont le plus inondés par les larmes. Il lui faut se faire violence pour ne pas rebrousser chemin et rejoindre le King, et cogner fortement à la porte de l'appartement de son père.




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La vie a repris un cours plus ou moins normal, depuis sa dernière pseudo-dispute avec Candide. Et même si Nikita a toujours peur qu’une de ses exs se ramène avec l’annonce d’un nouvel enfant, il reste posé. Parce qu’un truc comme n’arrive qu’une fois dans une vie, pas vrai ? Avec Gali, ça a été compliqué. Et Nikita doute pas une seule seconde que ça le soit encore pour son fils, de l’accepter comme père, vraiment. Et il lui arrive encore, parfois, de regretter le fait qu’il l’ait pas su plus tôt. Il regrette de pas avoir pu être là pour son éducation comme il l’a été pour Ilya. Il regrette tout ce passé qu’il a eu, sans son fils à ses côtés. Mais souvent, lorsqu’il y pense, il finit par se dire qu’il faut qu’il arrête d’y penser. Il faut qu’il arrête de regretter un passé qu’il ne peut de toute façon pas changer. Puis, en plus, c’est débile, de culpabiliser pour ça. C’est pas comme s’il avait choisi de pas être là pour son fils. On lui a pas laissé la possibilité de l’être. Ou pas comme un père, en tout cas. Et c’est peut-être ça, le pire. De l’avoir regardé être là, aux côtés de Gali, comme un grand frère de coeur le serait à côté du fils d’une amie. Sans jamais avoir eu le courage, ou juste le bon sens de lui avouer la vérité. Tout aurait été si différent. Et mieux. Enfin peut-être. Ou peut-être pas. Nikita aurait peut-être pas rencontré Candide, et Gali n’aurait probablement pas rencontré Ajay. Alors peut-être que non, ça n’aurait pas été mieux. Juste différent. Une autre vie toute à fait. Une vie dans laquelle Gali l’aurait accepté comme son père, puisqu’encore jeune. Une vie où Nikita aurait pu le prendre chez lui, et former une vraie famille avec lui, plutôt que cette bande de bras cassés recomposés. Candide est parti pour un show télévisé depuis quelques heures. Et il lui manque. Ilya et Lidiya sont pas là. Ilya est probablement quelque part de safe, faisant quelque chose d’intelligent, parce qu’après tout, c’est Ilya. Et Lidiya est avec Jillian, en train de s’amuser à probablement faire pousser des cheveux gris sur le crâne des managers de la chanteuse. Il pense rapidement au fait qu’il devrait avoir une sérieuse discussion avec elle, d’ailleurs. Parce que, lui envoyer des photos quasi nue d’elle, c’est pas quelque chose qu’elle devrait faire. Il pourrait utiliser l’excuse qu’elle est trop jeune, mais elle est plus âgée que Candide, en réalité. Mais c’est une femme. Et rien que pour ça. Enfin. Ouais, il lui parlera un jour, sérieusement. Si Candide ne l’a pas assassinée d’ici là. Du coup, il est seul. Seul dans cet énorme appartement qu’est clairement pour accueillir une grande famille. Il regarde avec attention les jouets roses qui sont bien rangés dans une boîte neutre, qui se fond dans le décors, mais dont les faces transparentes laissent apercevoir l’intérieur. Il a été étonné, lorsqu’il a vu Opal avec Gali, pour la première fois. Parce qu’il connaît Opal depuis longtemps, Nikita, il l’a vu grandir. Puis, il a arrêté d’aller voir les Brunis, après l’histoire avec Gali. Et voilà qu’Opal est éloignée des Brunis aussi, et mis sous la garde de son fils. Nikita dit rien, mais il trouve pas que ce soit la meilleure des idées. Parce que Gali sait pas ce que c’est, d’être père. Il l’a jamais été, et n’en a jamais eu, non plus. Gali a aucune idée de comment éduquer un enfant. Et Ajay. Et bien, Ajay, peu importe si Nikita trouve qu’il a une bonne influence sur son fils, ou que Gali, sans lui, serait probablement bien moins heureux qu’il ne l’est aujourd’hui. Rien ne change au fait qu’Ajay travaille avec des prostitués, s’il a bien compris. Et laisser une gamine grandir dans un environnement comme le leur… Mais Nikita garde ça pour lui. Et accepte de garder la gamine lorsque Gali le lui demande.
La sonnette retentit dans l’appartement vide, et Nikita passe en revue toutes les personnes que ça pourrait être. Rien ne lui semble logique. Alors il s’approche, et ouvre d’abord quelques centimètres de la porte, juste pour apercevoir qui est derrière. Et lorsqu’il reconnaît son fils et la petite Opal, il se dépêche d’ouvrir la porte en grand. Les yeux écarquillés devant la scène qui se tient devant lui, l’incapacité totale à savoir comme réagir. Ilya n’a jamais pleuré, pas devant lui, en tout cas. “Quoi ? Qu’est-ce que… Entrez tous les deux, vous allez attraper froid.” Parce qu’il voit la tenue de Gali, et que si ça lui donne un peu envie de sourire, en lui rappelant qu’il était plus ou moins comme ça, avec des paillettes en plus, la première fois qu’il l’a revu après sa disparition de Sigan, c’est pas drôle, aujourd’hui. Parce que son fils pleure. Et que la petite Opal a pas l’air particulièrement bien non plus. Il s’approche d’elle, doucement, lui caresser ses cheveux blonds. “Va jouer avec tes jouets, ma puce, je dois parler à Gali.” Et la gamine y va. Et elle pleure, encore un peu, mais c’est rien comparé à la peine et à la tristesse que Nikita lit sur le visage de Gali. Et c’est si dur à vivre, pour lui. Même s’il se sait son père que depuis récemment, c’est son fils. Et lui, au contraire de Gali, il l’a complètement accepté. Avec les inconvénients comme ceux-là, que ça engendre. “Tu veux boire quelque chose ? J’ai du thé, du café, et de la bière.” Il a aussi de l’alcool plus fort. Mais il reste son père. Il lui proposera peut-être plus tard, si jamais ça s’impose au vu de ce que lui dira Gali. “Qu’est-ce qu’il s’est passé ?” Qu’il demande enfin, planté devant son fils. Il lève la main pour la poser sur son épaule, et tant pis si Gali la retire, violemment, ou pas. Il se souvient que la toute première fois où Gali a semblé l’accepter, c’était grâce à un contact physique, aussi.


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Il n'aurait jamais imaginé, plusieurs mois plus tôt, trouvé la présence de l'homme aussi réconfortante. Aussi rassurante. Mais Galileo dévisage son père, au travers des nombreuses larmes qui coulent de ses iris à ses joues, et une part de lui, qu'importe la grande agitation qui l'envahit, se calme. C'est peut-être pour cette raison que les larmes coulent si forts, bien que la tristesse est plus que grande. L'ancien prostitué ouvre la bouche pour répondre aux premières questions ou du moins, expliquer quoique ce soit, mais les mots ne sortent pas et les sanglots se font plus fort, étouffés et cassés, dans sa gorge. La petite glisse de ses bras, toujours accrochée à sa main pourtant, tandis qu'ils pénètrent dans l'appartement. Gali en profite pour resserrer son peignoir autour de lui. Ses pieds lui font mal, un peu. Il remarque enfin la sensation qui traverse son corps maintenant qu'il est parvenu à destination. Il a mal aux pieds, il a froid au corps, qu'importe l'humidité de Sigan. Il ne dit rien, pourtant, car les mots ne voudraient pas se faire entendre, de toute manière. Gali essaie seulement de renifler le plus qu'il peut sans se moucher - il ne va quand même pas utiliser son peignoir en soie rose, vu le prix - et hoquette doucement tandis que Nikita convainque la gamine d'aller jouer un peu plus loin. L'ancien prostitué la suit des yeux, une seconde, comme pour s'assurer qu'elle fait ce qu'il faut, mais la chose est peu utile. Elle connait mieux la demeure que lui, après tout. Elle connait peut-être mieux Nikita que Gali peut connaître son père. Ce qui est sur, dans tous les cas, c'est qu'elle a certainement plus confiance en l'homme qu'en le fils. Gali n'est pas scandalisé par la chose. Elle le connait depuis sa naissance, après tout.
Il renifle encore, lorsque Nikita lui parle de breuvage. Gali laisse ses yeux couler sur l'homme et ne pipe mot, car sa gorge est douloureuse, que les sanglots sont encore forts, que son coeur bat trop vite. Il porte sa main à son visage pour cacher l'horreur que sont ses traits, tandis qu'il sanglote comme une salope, et une main se pose sur son épaule. L'ancien prostitué envisage de la chasser, brusquement. Le contact est doux, pourtant. Gali a besoin de douceur. Les pleures se sont plus fort, dans sa gorge, et s'il se déteste pour se dévoiler aussi faible et pathétique, fragile, Gali fond pourtant dans les bras de son père et passe ses bras autour de sa taille, pour se presser contre lui et, certainement, pleurer encore plus fort.
Il regrette seulement que le corps contre lequel il se presse n'est pas celui d'Ajay. Une grande part de lui aurait aimé que l'homme le rattrape et le console, qu'ils parlent et qu'ils se couchent pour se réveiller sur un jour meilleur. Gali ne croit pas en les contes de fées mais Ajay l'a habitué à certains rêves. Il se demande combien de temps il va rester ici. Il se demande combien de nuits sans sommeil il devra affronter. Il ose, avec peur, se demander si quelqu'un a déjà loué son ancien loft, si le pire devait arriver.
Les yeux se ferment plus fort et Gali sanglote encore. Cette fois-ci, le ton est plus calme mais régulier. Les larmes coulent toujours et les hoquets sont moins forts. Il parvient à soupirer, éloigne un brin son visage du cou dans lequel il s'est caché et inspirant un grand coup, nettoie son visage des larmes d'un mouvement précieux, impérieux, avant de soupirer doucement. Le souffle est tremblant, les larmes coulent toujours un peu, mais Gali retrouve sa prestance. je prendrais bien un martini qu'il dit d'un ton de reine, la voix encore cassée, avant de se déloger des bras de son père. Il lui arrive un faible sourire, comme un merci, avant de se laisser tomber contre la canapé au milieu des divers oreillers décoratifs. Il en prend un contre son torse et le serre contre lui, tel un enfant. Il y a eu une dispute entre - Son regard dévie vers la gamine. Il n'a pas envie qu'elle entende. Qu'elle sache.  entre nous. De la manière qu'il est assis, il peut sentir l'une des poches de son peignoir sous ses fesses. Sa bague de fiançailles s'y trouve encore. Sa bouche se tord en une nouvelle grimace, annonçant un nouveau sanglot. Gali le contient difficilement par fierté.




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Il le connaît pas comme fils depuis longtemps. Mais Nikita a jamais aimé voir les gens qu’il appréciait malheureux. Autant, pour les autres, y’a aucun problème, et parfois même, c’est lui qui provoque le malheur. Autant pour les gens qu’il considère comme proches, c’est vite de la torture, de les voir mal. Alors Gali, c’est encore pire. Parce qu’il s’est toujours senti proche de lui. Beaucoup lorsqu’il était enfant, puis moins, lorsqu’il a disparu. Puis il l’a retrouvé, un peu avant même, de découvrir leur réel lien de parenté. Et s’il l’avait su mal avant, il se serait déjà pas senti bien. Parce que Gali a toujours été important. Fils ou pas. Il le considérait comme un frère, à une époque. Déjà donc, comme un membre de sa famille. Mais aujourd’hui, à bien y réfléchir, c’est encore pire. Aujourd’hui, Nikita sait, connaît la vérité. Et la vérité, c’est que Gali est directement lié à lui. Gali a son sang, son ADN, Gali est la chair de sa chair. Et si, manifestement, pour certaines personnes, ça compte pas, pour lui, c’est une des choses les plus importantes au monde. La famille. Et voir Gali comme ça, dans cet état… Peut-être même que ça le met plus mal que si Ilya était en face de lui, dans cet état. Parce que Nikita connaît bien Ilya. Il a vécu avec lui, toute son enfance, son adolescence, et ses débuts en tant que jeunes adultes, qu’il vit avec lui encore aujourd’hui. Il sait exactement quels mots lui dire, et comment l’approcher, comment le conseiller, le rassurer, et l’aider. Pas qu’Ilya soit non plus le fils qui demande le plus de conseils du monde. Il est plutôt indépendant. Lidiya, en revanche, il est tout le temps à lui parler, et à la rassurer. Sur elle-même, et sur ses relations amicales, et sur son futur. Qu’elle le choisisse dans le sport ou non, il la soutiendra. Et il sait comment faire pour la soutenir sans faire de gaffes. Avec Gali, c’est différent. Si différent. Parce qu’il sait pas. Gali, il savait comment se comporter avec lui en tant que grand frère. Puis ils ont perdu ça. Puis il a apprit, rapidement, à se comporter avec lui en tant qu’”aide”, quand il lui a proposé de l’aider à retrouver l’androïde qu’il a créé, et qui ressemble à sa soeur. Puis, ils ont perdu ça quand il a apprit pour sa paternité. Et maintenant, il doit apprendre à se comporter en tant que père. Parce qu’il sait être père, avec des gamins qu’il connaît depuis l’enfance, et qu’il éduque depuis l’enfance. Mais Gali, c’est pas ça. Et il le connaît moins bien qu’Ilya, et que Lidiya. Il le connaît si peu qu’il a aucune idée de comment réagir face à ses pleurs. Lui qui ne l’a vu que très rarement pleurer. Puis, il veut pas non plus qu’Opal voit ça. Opal… C’est aussi un sujet délicat pour Nikita, la petite Opal. Pas vraiment sa petite fille, puisque pas du sang de Gali, donc pas du sien. Et pourtant, il se sent aussi proche d’Opal qu’il l’était de Gali quand il avait son âge. Et aujourd’hui, il se considère comme son grand père, malgré tout. Bien plus qu’il ne considère le reste de la famille Bruni comme parents ou grands-parents de la petite blonde.
Lorsque son fils fond en pleure dans ses bras, Nikita résiste à verser une petite larme, de son côté. Il peut pas se permettre de faire dans l’émotivité, pas alors que Gali a besoin qu’il reste fort, et protecteur, peut-être, comme un père devrait l’être. Alors il tapote juste, doucement, le dos de son fils. Et le caresse, aussi, tendrement. Parce que c’est la seule chose qu’il trouve à faire. C’est la seule chose qu’il sait faire, vraiment, et dont il est sûr que ça marchera, peut-être. Et lorsque Gali, finalement, se recule, il pleure moins. Il essuie ses larmes, et Nikita sourit, parce que le geste est typiquement Gali. Ce Gali qu’il a retrouvé pour la première fois depuis qu’il avait disparu, et qu’a débarqué chez lui pour lui dire comment éduquer, ou ne pas éduquer, ses enfants. S’ils avaient su, à l’époque, la conversation n’aurait pas été sur comment les éduquer, mais sur les éduquer tout cours. Un martini, qu’il demande, et Nikita, bien que pas forcément d’accord avec les habitudes de boisson de son fils, hoche la tête. Parce que l’heure n’est certainement pas à l’éducation, et aux changements d’habitudes. Nikita a fait une croix là dessus, déjà depuis un bout de temps. Il se dépêche d’aller dans la cuisine, et sert un verre à son fils, se contente, lui, d’un jus de fruit. Il revient rapidement, assez pour entendre Gali, assis sur le canapé, parler de ce qu’il s’est passé. Il s’assoit à ses côté, et lui tend le verre d’alcool. Il s’est disputé avec Ajay. Et Nikita pourrait pas être moins heureux de cette nouvelle. On pourrait penser le contraire, que Nikita serait pas forcément content, de voir son fils avec quelqu’un de plus âgé que lui. Mais après tout, son couple avec Candide l’empêche clairement de dire quoique ce soit. Et puis, Nikita n’est pas aveugle, non plus. Il a rarement vu Gali aussi rayonnant et aussi lui-même qu’aux côtés de l’altéen. Comme tout père qu’il se respecte, il se dit que c’est forcément de la faute de l’autre, évidemment. Il se dit que ça peut pas être la faute de Gali. Qu’Ajay est forcément en faux. Et c’est peut-être ça, qui le dérange le plus. Parce que pour qu’il ait mis son fils dans cet état là de tristesse, Nikita préfère éviter d’imaginer ce qu’il a bien pu lui faire. Pourtant. Il demande. “Tu veux en parler ? Qu’est-ce qui s’est passé ?” Il aurait pu dire : qu’est-ce qu’il a fait ? Mais il tait cette question. Se dit qu’après tout, ce serait la meilleure façon de braquer son fils, et qu’il arrête de lui parler. Si leur relation s’est amélioré depuis le début, ils sont clairement pas encore à un niveau de relation normale entre père et fils. Et il veut pas mettre ça en péril, Nikita. “Si tu as besoin d’un endroit où rester, Ilya est pas là en ce moment, tu peux prendre sa chambre.” Ilya dort chez un ami, depuis quelques jours. Il sait pas ce qu’il a, veut pas savoir. Peut-être qu’il a rien du tout, et qu’il veut juste prendre l’air. Il comprendrait ça, Nikita. Après tout, lui aussi, jeune, il avait grandement besoin de prendre l’air, de s’éloigner de ses parents.


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Fermer les yeux ne suffira plus à faire disparaître le cauchemar. C'est la réalité dans laquelle il est, Gali n'a nul autre choix que de l'accepter. Il a brisé le rêve. Il a cassé l'illusion. Fermer les yeux ce soir ne lui apportera aucun rêve, car Ajay ne sera pas à ses côtés pour s'endormir, comme la nuit dernière. Il a dit adieu au rêve, il a dit adieu au cauchemar. Ce qui l'attend est pire ; il s'agit de la réalité. La vérité. Il ne peut détourner les yeux, maintenant. Des mots ont été dits. La vérité a éclaté. Certaines peurs restent présentes dans ses veines, certains espoirs restent existants dans son coeur. Les larmes menacent de tomber et Gali n'a pas la force, au final, de les contrôler. Il ne peut jamais réellement le faire, de toute manière. Elles coulent le long de ses joues d'un geste délicat, bien que la chose est violente, à l'intérieur de lui. Du revers de la main, à l'occasion, il les essuie d'un geste simple, reniflant doucement, tentant de faire le moindre bruit possible. Il n'a pas envie, après tout, d'être une tempête. Il n'a pas envie de paraître lamentable, bien qu'il le soit énormément. Tout ce qui lui reste, après tout, c'est l'apparence. Ses yeux sont rougis certes, et ses joues baignés de larmes, mais il reste encore sublime dans son peignoir rose. Il garde encore cette prestance, dans la position qu'il aborde, et s'il paraît fragile, l'ancien prostitué tente de ne pas totalement l'être. Il garde cet aura de classe. Cette manière d'être qui donne l'impression, parfois, qu'il est prétentieux. Et il l'est, certainement. Gali n'en doute pas. Gali ne le cache pas. Même dans l'appartement de son père alors qu'il pourrait se montrer fragile et dévoilé ses chagrins, Gali contient ses sanglots et n'ose être une véritable madeleine. Il possède, après tout, sa fierté. Sa force se trouve dans ce bouclier, dans ce masque, cette forteresse qu'il s'est construit, avec les années. Il ne laisse pas toutes les briques tombées en même temps. Certaines failles se créent, et si l'intérieur est inondé tout entier, les autres n'ont pas besoin de le savoir. Nikita n'a pas besoin de le savoir. Il peut, certes, être au courant de ses chagrins, de ses pleurs, des faits. Mais il ne peut voir à quel point il peut être si fragile, à l'intérieur. C'est pour cela, alors, le martini. C'est pour cela, alors, cette manière dont il croise les jambes, et qu'il lève un peu plus le menton, et qu'il renifle doucement, pour contenir ses pleurs. Qu'il essaie ses joues et souffle doucement, entre ses lippes, lorsque son corps est secoué par un sanglot plus fort, pour essayer de se contenir. L'ancien prostitué se refuse à être entièrement pathétique face aux événements, face aux autres, qu'importe à quel point il peut être brisé.
Il s'empare du verre d'un geste délicat avant de le porter à ses lèvres. La gorgée qu'il prend est minime, si ce n'est inexistante. Mais Gali ferme les yeux et savoure l'alcool contre sa langue un moment, avant d'ouvrir les yeux pour observer Nikita. Un élan de larmes le prend, plus calme, et il parvient à le contrôler. Gali renifle discrètement et soupire de ses lèvres entreouvertes, tournant ses yeux vers une fenêtre quelconque. On n'y voit rien, si ce n'est qu'un autre immeuble. Mais il préfère ne pas regarder son père. Ne pas voir la tristesse dans ses yeux qui ne peut qu'accentuer la sienne, déjà si grande. Il essaie de reprendre pieds. Il essaie d'oublier ce qui est impossible à oublier. Il essaie de taire ses doutes, ses peurs, et de ne pas angoisser.
Il reste silencieux, lorsque la question tombe. Gali attend la suite des paroles en espérant qu'elle existe, car sinon, le silence perdura. Heureusement, Nikita lui offre un lit où dormir. Gali sourit faiblement, sachant parfaitement qu'il ne pourra pas dormir, et qu'il devra certainement aller à la pharmacie se chercher de nouveaux cachets pour le sommeil, pour la nourriture, et pour d'autres choses, également. Il garde la chose pour lui. L'ancien prostitué se contente de sourire à son père faiblement. C'est parfait, merci. qu'il dit, comme acceptation de l'offre. Ilya passera, tu crois ? Une part de lui a envie de voir son petit frère, juste pour avoir accès à son épaule, ou simplement l'entendre lui parler de n'importe quoi. Ilya possède une délicatesse non intentionnelle qui lui rappelle Scar, parfois. Il l'aime aussi fort que lui, peut-être.
il ne demande pas pour sa soeur. Il espère, dans un sens, qu'il la croisera pas plus qu'il le faut. Elle a un don pour poser des questions qu'il ne faut pas, chose qu'il partage peut-être, curiosité mal placée. Gali ne sait pas si, face à ses questions, il aura envie de pleurer ou alors, de hurler. Un soupir quitte ses lèvres et il vide le martini d'une longue gorgée, brusque. L'alcool lui brûle la gorge et il grimace, à peine. Les choses sont différentes depuis quelques mois. J'ai pris ça sur moi, en espérant que ça se place, mais - quelque chose est survenu. Et mes doutes ont éclatés. Il dépose le verre contre la table basse et croise ses bras, contre son torse. Il ne m'a pas trompé, ne va pas penser cela. Mais il a rayé une personne importante de sa vie pour une chose futile et - Il hésite, sur ses mots. Il hésite à mettre les mots sur la vérité. Gali pince ses lèvres, jette un regard furtif à son père, puis dit. Ça n'a fait qu'accentuer mes craintes d'être le prochain. Car Ajay n'est plus Ajay. Que Gali doute d'être Gali, dans cette demeure. Et surtout, car ils ne sont pas eux, depuis un certain temps.




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Nikita sait pas ce qu’il s’est passé entre son fils et son âme-soeur. Il sait pas. Et en tant que père, il est partagé entre l’envie de savoir pour pouvoir le réconforter, et l’envie de surtout rien savoir pour pas trop en savoir et pouvoir rien faire malgré tout. Gali aurait choisi de faire sa vie avec un petit con d’un mètre cinquante, Nikita aurait eu aucun problème. Il serait allé le voir, deux trois claques, cinq six coups, et basta, fils vengé, sans problème. Mais là. Ajay est plus âgé, et il dégage une aura qui donne surtout pas envie de lui chercher des noises. Nikita pensait, peut-être injustement, que ce serait exactement une des raisons pour lesquelles Gali serait bien avec lui. Protégé, vraiment. Puis, c’est pas comme si Ajay était un mec lambda avec qui Nikita a aucune affinité. Déjà, ils ont le même âge, à peu près. Ce qui pourrait passer pour quelque chose de dérangeant vu la relation qui les unis, mais qui en soi, aide à créer des liens. Puis, même. Justement, ce qui les unis. Gali est une énigme pour Nikita. Il le connaissait enfant, puis après, plus, puis de nouveau. Il l’a retrouvé fils, anciennement prostitué, et en couple avec son ancien boss/soulmate. Et Nikita a pas eu de mal à accepter ça. Parce qu’il peut bien se dire cinquante fois que ça aurait été différent s’il avait été là, le fait est qu’il l’a pas été. Et il a pas besoin d’accepter la différence d’âge entre Ajay et Gali, puisqu’il a le même genre de relations avec Candide. Il a pas eu besoin de passer par toutes ses étapes de dégoût, surprise, de nouveau dégoût, et acceptation, par lesquelles il est sûr que son père à lui devrait passer s’il lui présentait Candide. Au contraire. Il a revu plusieurs fois Ajay, après cette rencontre. Et il lui est apparu comme quelqu’un à qui il pouvait faire confiance. Pas avec son argent, pas avec sa santé, pas avec sa vie à lui. Mais avec Gali, sans aucun doute. Il avait pas besoin de parler pour que Nikita s’en rendre compte. Il aimait Gali, peut-être possiblement même plus que Nikita aimait Candide. Et c’est pour dire. Alors non, il a pas envie d’aller venger son fils en envoyant son poing dans la tête d’un Ajay qui, sans nul doute de la part de Niki (ou en tout cas il l’espère) est probablement dans le même état que son fils actuellement. Puis même. Est-ce qu’il a vraiment le droit de s’en mêler, lui qu’a été absent ces dernières années ? Est-ce qu’il a vraiment le droit de dire oui, non, merde, peut-être, pourquoi, ta gueule, à un Ajay qu’a fait partie de la vie de Gali plus longtemps que lui, quasiment. Il a envie que son fils aille mieux. Mais Nikita, même si ses mains veulent taper un truc, de le voir pleurer comme ça, a aucune raison de s’en prendre à Ajay. Le sourire que lui offre Gali est un réconfort faible, mais présent. Il arrive à sourire. Ce qui, probablement, devrait l’effrayer, Gali ne sourit pas souvent, et certainement pas à lui. Mais c’est pas grave. Il prend. Parce qu’il prendrait bien toute forme de quoique ce soit se rapprochant de l’affection de la part de son fils. A sa question, Nikita réfléchit rapidement. Oui. Nikita pense que dès le moment où Ilya entendra que son grand frère est chez son père, dans un état proche de pitoyable, il rappliquera. Qu’importe où qu’il soit.
Gali avale le verre d’une gorgée, et Nikita est pas surpris. Ni choqué, ni rien. Il laisse juste faire. Il peut pas faire grand chose d’autre, à part de laisser faire. Et il se remet à parler, Gali, et Nikita l’écoute. Il parle des choses qui ont changé. Nikita comprend pas vraiment tout. Comprend pas ce qui peut avoir tant changé dans leur vie que ça se termine avec un Gali en pleure et une Opal qui ait à rester avec lui. Il parle d’un évènement, et Nikita sait pas quoi dire. Il aimerait presque avoir développé un tout petit peu plus son lien avec Ajay, pouvoir lui en parler directement, sans lui demander des comptes, juste. Pour comprendre. Gali continue et Nikita est même pas surpris. Ou s’il l’est, c’est par le fait que Gali puisse réellement penser que Nikita puisse penser ça. Ce serait comme supposer que Nikita est capable de tromper Candide. Et si, ok, il l’a fait, une fois, personne à part Candide lui en tient plus rigueur. C’était y’a longtemps. Il était bourré. Et l’autre était vraiment, vraiment beau. Nikita hoche la tête, doucement. Il comprend pas. C’est pas grave, il acquiesce juste. Et lorsque Gali termine la fin de sa phrase suivante, Nikita acquiesce plus. Il comprend où est le problème. Et il déteste dire que le problème vient pas complètement d’Ajay. Le problème vient des Brunis. Et de la façon dont cette famille néfaste traite ses enfants. Comme un nombre incalculable de prénoms qu’ils peuvent oublier si ça les arrange. Gali, Gali, Nikita pense que peut-être, Gali est insécure, parfois. Et qu’il fait tout pour montrer le contraire. Et il déteste ça. Parce que Gali est magnifique. Gali est splendide. Et que quelqu’un comme lui devrait jamais avoir peur que quelqu’un d’autre le rejette. C’est pas dans l’ordre des choses. Alors il sourit tendrement, mais tristement, à son fils, et passe son bras sur son épaule, le rapprochant un peu de lui. “J’vais appeler Ilya. Il saura probablement mieux que moi comment, comment. Tu sais. T’écouter, et tout ça.” Ilya a toujours été meilleur que son père, dans tout ça. Et pourtant, Nikita sent qu’il doit pas le laisser là dessus. Alors il ajoute, pas trop sûr du chemin sur lequel il s’aventure. “Tu sais fils, j'dis pas ça juste comme ça : quiconque aurait volontairement envie de te rayer de sa vie serait un abruti.” Volontairement. Il l’a rayé de sa vie, lui aussi, plusieurs années auparavant. Mais ça a jamais, jamais, été volontaire.


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Gali n'a pas de souvenirs particulièrement doux, en compagnie de Monica. Il a cru, plus jeune, en posséder certains. Il a cru, comme ses frères et soeurs ont cru ou croivent encore, qu'ils avaient droit à de la tendresse venant de la femme. Et peut-être l'a-t-elle fait. Peut-être en a-t-elle aimé plus que d'autres. Gali ne sait pas. Gali ne la connait pas, au final, Monica. Elle n'est qu'un visage dans la demeure, d'un visage plus vieux que les autres, mais à peine, qui lui a fermé la porte au nez, un jour, et qui n'a jamais cherché à le retrouver. Même Jeanne, qu'il a détesté une grande partie de son enfance, a voulu le revoir. Elle ne cesse de lui envoyer des commentaires sur son instagram, d'essayer de se faire une place dans sa vie d'une manière un peu folle et maladroite, et Gali se garde de lui répondre. Jeanne n'a jamais su être une mère ou une soeur, mais elle ne s'est jamais cachée de la chose. Elle a essayé, essaie encore. Les Bruni ne savent pas correctement aimer. Autant les autres qu'eux-même, certainement. L'ancien prostitué, après tout, possède des moments où il n'apprécie pas la personne qu'il voit, dans le miroir. Des moments de silence, après ses propres mots, où il se juge honteusement, avec mépris, dégoûté par sa propre présence. Gali le garde pour lui. Jules le dit à haute voix, à l'occasion, de manière presque surprenante, avec un rire méprisant dans la gorge et quelque chose, dans les yeux. C'est peut-être pour cela, les premiers temps, que Gali l'a vu de nouveau comme un frère. Pour sa manière de lui ressembler, sans être totalement lui. Pour posséder les mêmes blessures mais différentes cicatrices. Personne ne cicatrise de la même manière, après tout. Gali a effacé les marques contre sa chair mais ceux de l'intérieur sont toujours présentes. Plusieurs ont été pansé par le même de son cluster ou alors, par Ajay, mais certaines datent de l'enfance, de l'adolescence. Elles restent encore ouvertes, toujours un peu à vif. Il s'est habitué à la douleur, au manque, au vide. Il suffit d'un petit courant d'air surprenant, pourtant, pour qu'il se rappelle de leur existence.
Il en ressent un, à l'instant, tandis que Nikita passe un bras contre ses épaules avec une tendresse étrangère pour le presser contre lui. Le corps se tend malgré lui, un instant, et si Gali garde un visage froid, fermé, il finit par laisser un soupir tremblant quitté ses lèvres. Il finit par avoir la lèvre qui tremblotte doucement, et le coeur un peu plus sensible, et le corps qui, à peine, prend appui contre celui de son père. Il n'est pas totalement dans une position confortable. Il n'est, après tout, plus un petit enfant. Mais la proximité l'apaise un peu, tout en lui donnant envie de pleurer toutes les larmes de son coeur. Il ne pourrait décrire ce que c'est, comme sentiment.
Il retient les sanglots, pour le moment. Un fin sourire prend plutôt place à la confirmation que son père va appeler son frère, et Gali renifle. merci qu'il souffle, la gorge encore un peu serrée. Il aimerait lui donner un millier d'explication, tout lui dire, mais l'histoire est longue et les mots s'emmèlent, dans son esprit, déjà. En parler lui donnerait encore plus peur, également. Gali ne sait pas, au final, s'il a envie de dire les choses. Une grande part de lui a envie de les ignorer, comme si demain, il allait se réveiller dans les bras d'Ajay, ses cris oubliés, le pardon déjà fait. Mais l'esprit est épuisé, le corps aussi, et au final, il ne sait pas s'il a réellement envie d'oublier. Ses doutes sont trop grands. Ses peurs aussi. Gali est parti, persuadé que le King allait le faire. Persuadé à moitié de l'avoir déjà perdu. Les gens partent, de toute manière.
Les lèvres se pincent, fort, lorsque les derniers mots de Nikita tombent. Ils surprennent. Ils noient ses yeux sous les larmes, et ses joues également. Cette fois-ci, le sanglot n'est pas retenu, tandis que l'ancien prositué tourne ses yeux vers Bae. Il le dévisage, incertain et choqué, la gorge un instant nouée puis l'autre, libérée, et les sanglots, fort, le traversant. Ses épaules tressautent. Le corps tremble. Il pousse Nikita d'un mouvement brusque, bien qu'il ne soit pas méchant. Ne dis pas des choses comme ça qu'il peste, à essuyer ses joues et son nez, aussi, et à renifler et sangloter, encore. Mon cache-cerne. qu'il couine à défaut de parler des sentiments envahissants son coeur, face à cela. je vais être horrible. Un rire le prend, car Gali préfère encore rire de lui-même que de pleurer plus fort. C'est vraiment une phrase stéréotypée, ce que tu as dit. Un peu trop à l'eau de rose. Il cache à l'aide des mots que les siens l'ont touché. Le coeur est blessé et tendre, à l'instant. Il est doux par les mots dits, douloureux par ceux hurlés, et serrés par ceux qu'il n'a pas entendu. Tu devrais avoir honte de toi, papa.




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(nikili#5) sad trash
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